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The Gravity Slaves

The Vertigo Chronicles

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Envoyer ses pucelles bouter l’Anglais hors de France, ce n’est plus trop à la mode. Et surtout, c’est un peu anti-européen. La ville d’Orléans a donc dû se résigner à trouver d’autres occupations à ses jeunes concitoyens. Et, si l’on ne peut plus désormais guerroyer avec l’Anglois, on peut toujours essayer de le battre sur des terrains où il excelle : le Punk et le Hardcore. On le sait déjà, les keupons orléanais de Burning Heads s’y emploient depuis 1988. Ils ont même créé leur propre label (NDR : Opposite Prod.) afin de recruter d’autres guerriers iroquois (ou pas) pour mener à bien leur croisade. 

En 1995, les Gravity Slaves, quatre énervés originaires, eux aussi, de la région d’Orléans  répondent à l’appel. Le punk n’est plus désormais une spécialité outre-Manche, ni même outre-Atlantique. Le keupon, c’est français Monsieur ! En quinze ans d’existence, les Gravity Slaves multiplient les attaques. Quelques démos en forme de pétard mouillé permettent quand même au combo d’affiner sa technique. En 2000, le premier pain de plastique s’appelle « Choice ». La déflagration s’entend sur plus de 150 dates de concerts. Rien de tel que l’expérience du combat. C’est sur le front que le groupe prend de la bouteille : « Come Down », sa bombe ‘emo’ explose en 2004. Elle est suivie d’un missile punk rock appelé « Dust » en 2006. Celui-ci détruit tout sur son passage. Depuis, plus de nouvelles. Le groupe était il perdu ? Disparu au combat ? Prisonnier derrière les lignes ennemies ? Que nenni ! Il préparait tout simplement sa bombe atomique.

« The Vertigo Chronicles » est le disque qui va bouter le sourire hors de la face de certains prétentieux punks anglais et américains. Et oui les mecs, il y a moyen de faire du punk sans pour autant pomper la recette éculée que nous resservent depuis des lustres tous les Green Day, Good Charlotte et autres Blink 182. Cette fois-ci, Messieurs les Anglais, ce sont des bouffeurs de grenouilles qui tirent les premiers. Armés de quatorze ogives stockées dans les soutes de son ‘Vertigo Chronicles’, Gravity Slaves ne craint personne.

Au diable l’association contre nature entre la pop et le punk ! Il n’y a pas ici de refrains accrocheurs pour adolescentes pré-pubères en mal de rock’n’roll. Parfois à la limite du hardcore sur « Mosey », « Rocky TV Show » ou « Homeless » par exemple, le punk des Gravity Slaves fricote souvent avec le rock alternatif (« Toxic », « Vertigo »). Le riff de  « Bloodywood », quant à lui, aurait pu sortir de la guitare de Tom Morello à la grande époque de Rage Against The Machine. Tout en restant punk dans l’âme, Gravity Slaves varie les styles et les ambiances. Une seule chose semble être constante : le son, énorme de la basse de Dude.

Jeanne d’Arc is Not Dead !

 

The Gravity Slaves

Choice

Du hardcore pur jus, tendance EMO, qui vous pète à la gueule avant que vous ayez eu le temps de dire " Ouf ! " : voilà de quoi il retourne chez ces Gravity Slaves, cinq jeunes Français en colère contre le système, qui refusent tout compromis et balancent la sauce sans demander leur reste. Et elle prend, même si c'est très méchant : on sent que ces mecs ont beaucoup appris à l'école Dischord et Alternative Tentacles, et chez leurs amis de la République, Portobello Bones et Burning Heads (avec lesquels ils ont d'ailleurs collaboré). Ca gueule, c'est violent : les guitares saturent, les voix s'époumonent, la batterie s'affole. Pour prouver leur éclectisme, les Gravity Slaves tâtent aussi du didjeridoo (" Electric & Static "), et s'emballent même, sur " Have A Key ", un orchestre classique. Mais c'est quand nos nerfs sont au bord de la crise qu'on prend le plus notre pied, et eux aussi : " Close To Me ", " Change " (avec une fille), " Golden ",… Rappelant Fugazi, Black Flag voire Amen, le hardcore incendiaire des Gravity Slaves nous terrasse avec panache. Et si c'était ça, la loi de la gravité ?