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Sleepingdog

Polar life

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Sleeping Dog, c’est le projet solo de Chantal Acda, une chanteuse/compositrice/multi-instrumentiste néerlandaise, établie en Belgique. « Polar life » constitue le deuxième opus de Sleeping Dog, un disque qui fait suite à « Naked in a Clean Bed », paru en 2006. Pour la circonstance, elle a de nouveau travaillé en compagnie d’Adam Wiltzie (Stars of the Lid), un personnage qui a aussi et surtout forgé sa carte de visite en bossant pour Mercury Rev et les Flaming Lips. Il s’est chargé des arrangements et des orchestrations de cordes ainsi que joué des claviers, dont le mellotron. Daniel Johnston, le chanteur/compositeur de Centro-Matic, est également de la partie, même si sa collaboration n’est pas créditée sur la pochette.

Chantal possède une superbe voix, pure, cristalline, rappelant parfois le timbre de Liz Fraser (Cocteau Twins), sans jamais en épouser les inflexions. Elle joue du piano (surtout), mais aussi de la guitare sèche, un mini vibraphone, du glockenspiel, des percussions, du banjo, du melodica et bien sûr divers claviers. Au sein de l’univers visionnaire de Sleeping Dog, Chantal parle de chiens (of course !), de chats, de chevaux, de sa maternité récente (son interprétation a cappella de « Letter one »). Elle dépeint également des paysages énigmatiques, brumeux, automnaux (« Ardennes ») mais aussi chargés de contrastes comme sur « The sun sinks in the sea », une chanson inspirée du poète islandais, Sigurbjörn Einarsson. Sa musique est minimaliste, intimiste. On a parfois l’impression qu’au sein de son cocon, tout tourne au ralenti. Mais son univers sonore ne manque pas de charme et s’achève même par une version très réussie du « If only » de Sophia…

Sleepingdog

Naked in a Clean Bed

« Nue dans un lit propre » : rien qu’à lire ce titre sur la pochette de ce joli album, on en a les mains moites. Chantal Acda n’est pas une inconnue : singer-songwriter hollandaise émigrée à Bruxelles depuis quelques années, elle a déjà sorti deux disques en compagnie de son groupe Chacda, et participé au « Skyline Society » des sémillants Major Deluxe. « Naked in a Clean Bed » est son premier effort solo, et c’est une belle réussite : sa voix caressante ondule doucement sur un matelas d’harmonies acoustiques, et l’on se prend à rêver avec elle, sous les draps, en position fœtale. Mixé à la maison avec l’aide d’Adam Wiltzie (Stars of the Lid, The Dead Texan), « Naked in a Clean Bed » dévoile ses charmes sibyllins sur le mode du strip-tease langoureux. Au plus est lent le dévoilement, au mieux est palpable le plaisir des sens… Tout est question de suggestion ! D’où l’emploi minutieux de la guitare sèche, du piano et du mélodica, qui donnent à ces chansons l’attrait singulier d’un dépucelage fécond. A fleur de peau, sans cesse au bord de la rupture intime, les dix comptines de Sleepingdog réveillent notre libido de la plus pure des façons. A l’instar d’Annelies Monseré et de Valérie Leclercq (Half Asleep), Chantal Acda chante la mise à nu sans être dépressive ni vulgaire. Forcément très touchant, et c’est déjà beaucoup.