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La vie explosive de Fine Lame

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The Electric Soft Parade

Idiots

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En 2002, la bande aux frères White pondait « Holes in the wall », un album unanimement salué par la critique. Une œuvre qui aurait dû leur ouvrir les portes du succès planétaire. Ce qui ne s’est finalement pas produit, malgré la publication de deux autres albums (« The American Adventure » en 2003 et « No need to be downhearted en 2007) ainsi que d’un mini elpee (« The Human Body » en 2005) de bonne facture, mais pas aussi remarquable que le premier opus.

« Idiots » constitue donc leur quatrième long playing. Les compos ont conservé ce sens mélodique aussi raffiné, ces harmonies vocales ensoleillées et ces arrangements soignés. On pense bien sûr aux Beatles et tout particulièrement à McCartney (le ludique « Mr Mitchell » ainsi que « Never again », une ballade veloutée, uniquement soulignée d’accords de piano), donc au new Mersey sound (Lightning Seeds, Pale Fountains, Boo Radleys), mais aussi et surtout au mouvement postcard (Aztec Camera, Go Betweens) et puis aux formations qui ont été marquées par cette scène, comme Belle & Sebastian, à l’instar du swinguant « One of those days » ; une forme légèrement jazz voire bossa nova qui contamine le lyrique « Brother you must walk you path alone », malgré sa ligne de guitare country. Tout en réalisant une synthèse parfaite de la pop insulaire (NDR : vous pouvez ajouter dans leur solution sonore un zeste de Squeeze et un chouia de Lilac Time), TESP lorgne épisodiquement de l’autre côté de l’Atlantique. Manifestement sur le titre qui ouvre l’LP, « The sun never sets around here », réminiscent de Fountains of Wayne et tout au long de « Lily », abordé dans l’esprit de Weezer. Quant à « Welcome to the weirdness », il nous replonge au cœur des seventies, en adressant un clin d’œil à Electric Light Orchestra. Un album de pure pop, qui risque malheureusement de passer une nouvelle fois inaperçu. 

 

The Electric Soft Parade

Un peu trop soft…

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Les frères White avaient surtout privilégié, au cours des dernières années, leur side project, The Brakes. Ces Britanniques (Brighton) viennent de réactiver leur véritable groupe : The Electric Soft Parade. En concoctant tour d’abord un troisième album, "No need to be Downhearted", paru en avril dernier. Et puis en partant en tournée. Leur périple passait par le Botanique de Bruxelles. Malheureusement, c'est dans les caves du Bota que leur set s’est déroulé. Le climat intimiste de leur musique aurait mérité la belle Rotonde, mais cette dernière était déjà occupée par nos compatriotes du collectif ‘Massacrés belge’. Aussi, c'est balayé par les courants d'air venant du bar et parmi les fauteuils rouge et feutrés et que le spectacle s’est déroulé.

La première partie est assurée par un étrange bonhomme. Son look androgyne me fait penser au chanteur de Simply Red, Mick Hucknall. Encore qu’il porte un chignon pas possible. Sa voix est puissante et surprenante. Il est accompagné par une bande son produite par un laptop. Son ami, à l’allure tout aussi équivoque, le rejoint un peu plus tard pour rendre un hommage à James Bond en interprétant le célèbre « Gold Finger »…

Paru en 2003, le deuxième opus d’Electric Soft Parade (« The American Adventure ») n'avait pas confirmé le succès du premier (« Holes in the wall »), un elpee sorti en 2002. De bonne facture, le troisième baigne dans une sorte de psychédélisme soft. Il était donc intéressant de voir et surtout d’entendre le résultat de la transposition live. Alternant climats empreints de quiétude et compos plus enlevées, le groupe accomplit une prestation sans faille, mais également sans éclat. Ni fièvre, d’ailleurs. Et le public plutôt cool semble écouter la prestation d’une oreille distraite. Certains n’écoutent même parfois plus rien du tout, préférant tailler une bavette avec le voisin. Faut dire que côté communication le groupe se montre très réservé. Très poli, également. A l’instar de la musique. Petits mouvements de têtes repérés dans le public lors de "Start Again" ou "Silent to the Dark" ; mais manifestement les spectateurs auraient espéré davantage de punch de la part de la formation. Et la formation aurait sans doute souhaité davantage de réaction de la part du public. Bref, l’un ne va pas sans l’autre. Mais manifestement, ça ne bouge pas autant que chez le projet alternatif de Thomas et Alex White…

(Organisation Botanique) 

 

 

 

The Electric Soft Parade

No need to be downhearted

Écrit par

En 2003, suite au flop enregistré par leur album « An American adventure », la formation de Brighton décide de mettre son aventure entre parenthèses. Faut dire que la déception était énorme. D’abord beaucoup d’argent avait été investi pour promotionner cet opus. Et puis paru en 2002, « Hole in the wall » avait décroché le prix Mercury. Un succès qui en appelait un autre… Ce qui explique sans doute pourquoi, déçus par la tournure des événements, les frères White ont alors choisi de monter un projet parallèle : The Brakes. Mais il faut croire que l’E.S.P. leur tient particulièrement à cœur ; car en 2005, le groupe s’est reformé et a concocté un Ep : The Human body ». Puis a recruté un bassiste, Matt Taites et un drummer, Matt Priest, avant d’enregistrer son quatrième album, « No need to be downhearted », un disque manifestement destiné à séduire le public américain. Et pour cause, à l’instar de leur EP, il y sera distribué.

Maintenant, ce n’est pas une raison suffisante pour que les Yankees se jettent sur cette plaque. D’autant plus que la solution sonore d’E.S.P. demeure fondamentalement britpop. La production hyperléchée constitue davantage un argument de poids. Le soin apporté aux harmonies vocales, aussi (et pas seulement à cause des remarquables 20 secondes chantées a cappella du morceau caché). Beatlenesques (dans l’esprit du pot-pourri occupant toute la seconde face de l’elpee « Abbey Road ») ou réminiscentes de Simon & Gardfunkel. Faut dire que les voix d’Alex et Tom White se conjuguent en parfaite harmonie. Et puis, une présence plus marquée de synthés. Comme chez le défunt Grandaddy. Ces lignes directrices sont bien sûr chargées de nuances. « Shore song » nous plonge ainsi dans le psychédélisme ‘sydbarretien’. Elégamment orchestré, « Life in the backseat » évoque The Divine Comedy ; même la voix emprunte les inflexions de Neil Hannon. Noisy pop, « Woken by a kiss » est hanté par les shoegazers Ride. « Have you ever felt like it’s too late ? » et « Appropiate ending » auraient pu figurer au répertoire de Teenage Fan Club. Légèrement funkysant, le contagieux et excellent « If that’s the case, then I don’t know » mériterait une gravure en single. Propulsé par les accords d’un piano vivifiant, « Cold world » lorgne aussi bien vers l’univers de Paul Mc Cartney que de Ben Folds Five. C’est également la seule compo récupérée de l’Ep. Délicieusement suranné, « Come back inside » aurait pu figurer dans le répertoire des Fab Four à leurs débuts (cette mélodie !), s’il n’y avait ces nappes de claviers synthétiques (Llama Farmers ?) Et l’album se termine comme il a commencé : par le titre maître. Une compo intimiste, ténébreuse, dominée par le piano, portant le même titre. Encore que la seconde version s’achève par le silence de la nature, un silence uniquement troublé par le chant d’un merle siffleur…

The Electric Soft Parade

Holes in the wall

Écrit par

J'ignore où la presse spécialisée ( ?!?!?) a pu comptabiliser cinq albums au crédit de ce tout jeune groupe de Brighton (NDR : le plus âgé doit aujourd'hui avoir 21 ans !) ; car ce " Holes in the wall " constitue son premier opus. A ce jour, la formation a donc commis trois doubles singles, deux singles et un elpee. Point. Drivé par les frères White (Tom, le drummer responsable de la composition de la plupart des chansons et Alex, le guitariste/chanteur), The Electric Soft Parade a bénéficié de la collaboration de Chris Hughes et de Mark Frith (Gay Dad, Tom Mc Ray), à la coproduction de cet opus. Un disque dont les chansons trempent dans la britpop. Et le plus souvent dans l'esprit des Boo Radleys ou d'Ash. Douze fragments qui oscillent du plus pétillant, juvénile, électrique, au plus tendre, mélancolique. Le tout subrepticement teinté d'un léger voile de psychédélisme. Le seul hic, c'est que parfois on a l'impression que les mélodies sont calquées dans le même moule. Il y a bien quelques exceptions. Et en particulier le fulgurant " Start again ", célébrant une hypothétique rencontre entre Air et Weezer, le récréatif " Empty at the end " (Supergrass ?), l'énergique " There's a silent ", sorte de Blur ayant opté pur un tempo new wave, le vindicatif, rageur, " Why do you try so hard to hate me " et le final 'lennonesque' " Red balloon for me ". Sans quoi, ce morceau de plastique devrait plaire à celles et ceux qui attendent impatiemment le retour de Marion, Mansun, Geneva et consorts…

 

Soft Parade

Get Well Soon

En 1992, cet ensemble batave avait bénéficié du concours de Dave Stewart pour enregistrer "Puur", son premier album. Production, studio et même label (Anxious). Un très chouette disque qui n'avait cependant pas récolté le succès escompté. Quatre années plus tard, Soft Parade revient avec un deuxième opus. Mais réalisé dans des conditions plus modestes. D'abord, les sessions d'enregistrement se sont déroulées à Tilburg, leur ville natale. Par souci d'économie, seules les bandes ont transité par Londres au Livingstone Studio. Pour y être remixées par John Mallison. Enfin, "Get well soon" est tout simplement autoproduit. Si le line up du quintette n'a pas changé, il faut reconnaître que le rôle du claviériste a été réduit à sa portion congrue. Il brille même par son absence sur les sept premiers titres. La texture épouse soit les caprices semi-acoustiques, ‘sydbarettiens’, de Robyn Hitchcock ; ou nous plonge dans l'univers velvetien, indolent, arty de Mojave ou de Tarnation. A partir du huitième morceau, Dirk Brouwers entre dans la danse, et infiltre progressivement ses sonorités fiévreuses dans la mélodie. Son phrasé ‘manzarekien’ refait naturellement surface. Et nonobstant le vocal hymnique, curieusement inspiré par Bono (pas le Band!), les portes (!) du psychédélisme s'ouvrent à nouveau pour célébrer une folle et douce Soft Parade...