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Sterling Koch

Let it slide

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Sterling Koch est un excellent joueur de ‘lap steel’ guitare, une guitare posée sur un support horizontal que l’on frotte à l’aide d’une barre en acier. Comme c’est un adepte du Chicago blues, il fait sonner sa lap steel comme une guitare slide. Une technique qu’il utilise lors de l’enregistrement de ses disques. Et tout particulièrement sur ses quatre derniers elpees. En l’occurrence, " Steel guitar blues", "Steelin' home", "How I spent my summer vacation" et "The slide ruler", en compagnie de Tommy Shannon à la basse (ex Double Trouble) et Chet McCracken (Doobie Brothers) à la batterie. Les spécialistes qui se servent de cet instrument l’apprécient beaucoup. Que ce soit Darick Campbell (des Campbell Brothers) ou Freddie Roulette.

Ce "Let it slide" a été réalisé sous un format trio. Koch est donc ici soutenu par le bassiste Gene Babula et le drummer John Goba. L’opus s’ouvre par le "Shape I'm in" de Marc Benno et des Doyle Bramhall, père et fils, tout d’abord sous une version paisible et acoustique d’un peu moins d’une minute, avant de glisser vers un boogie amplifié. Et la nouvelle mouture est excellente. L’artiste maîtrise parfaitement son instrument. Très rock, le style me rappelle même George Thorogood et ses Destroyers, au sommet de leur art! Koch conserve un tempo remuant pour attaquer "Wrong side of the blues", un blues au cours duquel on prend un plaisir évident à l’écouter décoller sur sa lap steel au son si métallique. Il n’est donc pas surprenant qu’il ose défier un monument du style, en l’occurrence le "Mercury Blues" de KC Douglas. Imprimée sur un mid tempo, la cover est superbe. Sa steel gémit saigne, bref elle est merveilleuse… Il nous réserve deux plages composées en compagnie de Miss Freida Gantt. Tout d’abord "Blow my mind". En torturant ses cordes, dans le style de Chicago, il y injecte une intensité dramatique. Et enfin, en finale, "Working man's blues" une piste qui rocke et boogie. Il devient plus Elmore James que nature sur l’indolent "It hurts me too". Du travail de maître! Et il nous plonge dans un texas rockin’blues digne de ZZ Top sur le "Too sorry" de Doyle Bramhall. Rick Vito a milité chez le Fleetwood Mac, une formation qui, au cours des premières années d’existence, privilégiait la guitare slide. Il reprend son "My baby's hot". Rien n'est à jeter sur ce long playing. Une véritable leçon d'efficacité dans la simplicité. Excellent!