La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Steve Winwood

Greatest Hits Live

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Steve Winwood fêtera ses 70 balais en mai prochain. Un chanteur/compositeur/guitariste/claviériste/producteur qui a été intronisé dans le ‘Walk of Fame’, à Nashville, le 5 juin 2014. Et ce n’est qu’une juste récompense pour ce natif de Birmingham dont la carrière dépasse les 5 décennies, au cours desquelles il a notamment milité chez les mythiques Traffic, Blind Faith et le Spencer Davis Group ; sans oublier sa carrière en solo. Il a également accompagné des légendes du blues comme B. B. King, Bo Diddley, Chuck Berry, Eddie Boyd, Howlin' Wolf, John Lee Hooker, Muddy Waters, Otis Spann, Sonny Boy Williamson II ou T-Bone Walker. Il a également côtoyé des artistes majeurs comme Christine McVie, Dave Mason, David Gilmour, George Harrison, Jimi Hendrix, Lou Reed, Mariane Faithfull, Paul Weller, et la liste est loin d’être exhaustive.

Depuis la sortie de « Nine lives » en 2008, il a tourné en compagnie de différents ‘backing groups’. Et  les 23 pistes de ce double album immortalisent ce parcours ‘live’, au cours duquel le mélomane est plongé tour à tour dans le r&b, le jazz, le funk, le folk, le rock, la pop, le blues et la musique afro-caribbéenne, ou dans une fusion de tout ces styles, à travers une expression sonore singulière et cohérente. Le disque démontre également la maîtrise de Steve à l’orgue Hammond (NDR : et ce son vintage tellement délicieux !), mais également son talent et sa technique à la guitare. On n’en oubliera cependant pas sa voix si caractéristique, et puis ce sens du groove qui permet a ses musicos de se mettre en exergue en solo.

Sur ce double LP, on retrouve des titres comme “Gimme Some Lovin'”, “Back In The High Life Again”, “Can’t Find My Way Home”, “Arc Of A Diver”, “Higher Love”, “Roll With It”, “While You See A Chance”, “Dear Mr. Fantasy”, “The Low Spark Of High Heeled Boys”, la cover du “Them Changes” de Buddy Miles ainsi que le “Why can’t we live together” de Timmy Thomas.

 

Eric Clapton and Steve Winwood

Live from Madison Square Garden

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Ces deux musiciens peuvent se targuer d’avoir vécu une carrière extraordinaire. Et pour cause, il y a 45 ans qu’ils roulent leur bosse dans l’univers de la pop, du rock et du blues.

Dès ses débuts, Clapton est déjà surnommé le ‘God’ de la guitare. Il a transité par les Yardbirds, les Bluesbreakers de John Mayall avant de fonder le trio Cream. En 66. Trois ans plus tard, il monte Blind Faith, le premier super-groupe dont l’existence sera cependant éphémère. Steve Winwood participe cependant à cette aventure. Clapton embraie ensuite par les projets Delanay & Bonnie, Derek & the Dominoes, avant de finalement se lancer dans une carrière en solitaire. Et avec succès.

Winwood a fait ses premiers pas dans l’univers de la musique, alors qu’il avait à peine 15 ans. Au sein du Spencer Davis Group. Il fonde ensuite Traffic avant de rejoindre Clapton, Ginger Baker et Rick Grech au sein de Blind Faith. A plusieurs reprises, il va tenter de relancer Traffic ; même si sa carrière personnelle peut être considérée comme fructueuse.

Lors d’une des dernières tournées d’Eric et de son band, Winwood est invité à monter sur les planches. Nous sommes alors en février 2008. Une collaboration qu’il va apporter trois soirées consécutives, au Madison Square Garden de New York. Comme les vibrations sont excellentes, les deux musiciens décident de partir ensemble pour un nouveau périple. En 2009. Une aventure qui vient de s’achever en juin dernier. Et d’être immortalisée sur un double compact-disc d’une durée de deux heures. De quoi ravir les aficionados des deux sexagénaires.

Pour la circonstance, Eric et Steve sont épaulés par le bassite Willie Weeks, le claviériste Chris Stainton et le drummer Ian Thomas. Le tracklisting réunit des titres issus du répertoire de Blind Faith, de Traffic ainsi que quelques compos signées JJ Cale et Jimi Hendrix. Les deux stars se sont bien partagé l'affiche! Si fin 69, l’histoire de Blind Faith s’est conclue par un échec, Eric et Steve n'ont pas oublié ce bref épisode. D’ailleurs, ils interprètent quatre des six plages issues du seul et unique album, dont en ouverture, une excellente version de "Had to cry today". Winwood est aux vocaux, alors que Clapton se réserve un premier envol tout en concédant au passage un duel aux cordes en compagnie de son partenaire. Le tandem chante en chœur le "Low down" de JJ Cale. Steve chante vigoureusement le solide "Them changes". Issue de la plume de Buddy Miles, cette plage figurait sur l'elpee du Band of Gypsies de Jimi Hendrix. Clapton est euphorique. Il injecte une certaine agressivité dans sa voix pour attaquer "Forever man", un morceau extrait de son opus "Behind the sun", paru en 1985. "Sleeping in the ground" est un blues concocté par le regretté Sam Myers. Ce fragment figurait au répertoire de Blind Faith. Un titre que le combo avait d’ailleurs joué lors de leur tout premier concert, accordé au London Hyde Park. C’était en juin 1969, devant plus de cent mille personnes. La paire chante le superbe "Presence of the Lord", une compo caractérisée par ses changements de rythmes. Sans doute la meilleure chanson de Blind Faith. Et on a encore droit au "Well all right" de Buddy Holly ainsi qu’à "Can't find my way home".

Winwood a retenu quelques morceaux du répertoire de Traffic, dont l'intéressant instrumental "Glad". Ses accords de piano jazzyfiants pétillent face à l'orgue de Stainton (NDR : un ex-membre du Grease Band de Joe Cocker). Le subtil "Pearly Queen", ensuite. Et enfin, le doux et lent "No face, no name, no number", une chanson qu’il interprète en injectant une fameuse dose d'émotion.

De son côté, Clapton se fend d’une reprise du célèbre slow blues "Double trouble" d'Otis Rush. Son envolée aux cordes est magique. Puis embraie par son succès acquis chez Derek and the Dominoes, "Tell the truth".

Le second cd s’ouvre et se referme par des compositions de JJ Cale : "After midnight" et "Cocaine". Clapton est à la fête! Les deux têtes d'affiche se réservent quelques instants en solitaire. Eric Clapton lors du "Rambling on my mind" de Robert Johnson, qu’il exécute en acoustique. Et Stevie Winwood pour s’attaquer à l'orgue au "Georgia on my mind" de Ray Charles. Le duo n’a pas oublié leur ami disparu, Jimi Hendrix ; et lui rendent un hommage. Tout d’abord à travers une cover très réussie de "Little wing" et puis une version de plus de 16 minutes de "Voodoo Chile". Enfin, Winwood se réserve une de ses meilleures compos, "Dear Mr Fantasy", un morceau au cours duquel il se montre fin gratteur. Ce double album est excellent ; et il démontre toute l’étendue du talent de ces deux artistes qui sont parvenus à traverser plusieurs générations, tout en suscitant le respect…

 

Steve Winwood

Nine lives

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Découvert en 1963, ce prodige est promis à un avenir billant. Il n’est alors âgé que de 15 ans. Pourtant, qui aurait pu prévoir une carrière d’une telle longévité ? Imaginez donc : il compte aujourd’hui plus de 45 ans de carrière. Steve vient juste de fêter ses 60 balais ; et ma foi, il peut être fier de son parcours. Un parcours jalonné de hits intemporels, commis en compagnie du Spencer Davis Group ("I'm a man", "Gimme some loving’",… ) ; mais surtout illustré par deux aventures capitales. Tout d’abord, celle de Traffic, qu’il a créé. Un des premiers supergroupes responsable de l’évolution de la musique rock. Et puis Blind Faith. En compagnie d’Eric Clapton, même si le projet a été éphémère. Sans oublier son parcours solo, au cours duquel il a aligné un nombre impressionnant d’elpees.

"I'm not drowning" augure un opus fort agréable à écouter. Les cordes acoustiques et les percussions discrètes précèdent cette voix unique, pure, si proche du regretté Ray Charles. Steve est seul. Il chante et se réserve l’instrumentation dans un style réminiscent du Delta. Manifestement, il n'a pas oublié ses racines blues! Le saxophone soprano délicat de Paul Booth ouvre "Fly". Mais cette plage démontre une nouvelle fois que Traffic, c'était avant tout Winwood, même lorsque ses partenaires jouissaient d’une notoriété certaine. Cette compo aux accents champêtres baigne dans la douceur. Mélodieuse, très légère, elle est empreinte d’une grande tendresse et nous transporte dans l’éther atmosphérique. Le backing group de Steve est solide. On y retrouve Richard Bailey aux drums, Karl Vanden Bossche aux percus ainsi que José Pires de Almeida Neto aux cordes essentiellement acoustiques. Le tout est nappé par les interventions à l’orgue Hammond de notre leader. Et la conjugaison de toutes ces individualités conduit à un style cohérent mais original. Les plages défilent comme les scènes d'un bon film. Les vagues de la mer se fracassent sur "Raging sea". Les percussions prodiguées tout au long de "Hungry man" trahissent la passion de l’artiste pour la musique africaine. Paul Booth se charge des parties de flûte et de cuivres sur "Secrets" et "Other shore", deux morceaux qui sentent bon le parfum du Traffic de jadis. Puissant, "Dirty city" dépeint admirablement la difficulté de vivre au sein des métropoles, quand on n'a pas un rond devant soi. Pour la circonstance, Winwood bénéficie de la participation de son partenaire d'autrefois : Eric Clapton. Une star, quand même ! Rageur, épais, le son de l'orgue nous rappelle le Steve au sommet de son art. Le célèbre "Gimme some loving" hante à nouveau nos esprits ; et puis les cordes magiques de ‘Slowhand’ Clapton ponctuent la fin de parcours de ce fragment. L'ombre du génie Ray Charles plane à nouveau sur l’excellent "We're all looking", fruit d’un mélange subtil de jazz et de rhythm & blues. « Nine lives » constitue le neuvième elpee solo de Steve. Il nous parle ses "9 vies", y communique ses émotions et dévoile ses expériences personnelles… en 9 épisodes!