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Supersystem

A Million Microphones

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L’année dernière, Supersystem publiait son premier album : « Always Never Again ». La démarche consistait à croiser beats et hymnes punk, rock et dance. Programme pour le moins putassier. Et, de fait, cette vulgarité affirmée engendra un oubli spontané de cet essai loupé. Allez hop, deuxième tentative : « A Million Microphones ». Placée en ouverture du disque, « Not The Concept » ne change pas forcément la donne. Prenez la choucroute d’hier, tapez-là au micro-onde, appréciez : c’est réchauffé...

Mais ne jetons pas trop vite la pierre au cul de Supersystem. Leur tambouille semble en effet se diversifier. Parti d’un bordel sonore uniforme et inconsistant, le groupe met les gaz, passe la quatrième et accélère dans les montées. Du coup, on se surprend à remuer du popotin (« prophets »), secouer le bas des reins (« Revolution Summer ») et faire coin coin. Super chouette mais pas extra fou, ce nouvel album replace Supersystem sur la carte bâtarde de l’electro-clash. Quelques morceaux laissent encore à désirer. « The Only Way It Ever Been Done » et son beat boosté aux pouets pouets d’un klaxon digne du plus fidèle supporter de Manchester United ou le triste « Joy ». Inodore, indolore.

Pour le reste, c’est plaisant : cycliques, les lignes de basse subissent les attaques répétées de riffs nerveux. Ces vrais instruments enfantent ainsi une musique festive, proche des déflagrations produites du côté de chez DFA. On pense évidemment à LCD Soundsystem mais aussi à The Rapture. Par modestie, on rapprochera davantage le concept de Hot Chip ou d’Out Hud. Bref, le system n’est pas encore super. Mais le processeur semble avoir trouvé sa vitesse de croisière...

 

 

Supersystem

Always Never Again

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Quant à savoir quel est le groupe qui le premier a introduit des éléments disco/électro dans son rock, on laissera le débat aux velléitaires spécialistes. Certains s’y adonnent sans guère de subtilité mais avec de belles retombées sur les dancefloors (Radio 4, LCD Soundsystem), d’autres allient plus finement les beats syncopés et les riffs acérés (Hot Hot Heat, Q and not U). Supersystem s’inscrit dans les suiveurs du genre (cf. The Fever) pour un résultat mitigé. Le 1er opus de ce quatuor (en fait le trio El Guapo rencontré chez Dischord plus un batteur!) propose de fait de l’electro-funk-rock à la (grosse) louche sans pour autant nous mettre hors d’haleine (le comble!) Les beats électroniques et les nappes synthétiques de rigueur sont omniprésents, les mélodies emballent nettement moins. Et il faut attendre la seconde moitié d’album pour y trouver moins d’uniformité et plus d’excentricité, le groupe se rappelant son passé aventureux (voir El Guapo). De quoi leur accorder une deuxième chance?