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TG & The Swampbusters

Swamp Tooth Comb

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Ce trio nous vient d'Hamilton, dans l'Ontario, au Canada. Fin des sixties, T.G, Tim Gibbons, le guitariste, et Swampy Joe Klinefelter, le bassiste, se rencontrent. A l’origine, TG était batteur. Il revend son instrument à Patch, un gars qui travaillait à la station-service du coin. Patch rejoint les deux autres. The Swampbusters est né! Ce bref historique ne fait que résumer leur longue carrière, car il s'est écoulé pas mal de temps depuis leur première entrevue. Il n’existe cependant pas de biographie précise ni d’état des lieux d’une éventuelle discographie existante (peut-être huit productions déjà sous différents patronymes), si ce n'est que TG jouit d’un solide réputation de banjoïste ; et qu'il a milité chez les Shakers, Driftin' Drawers et Trouble Boys. Il semblerait toutefois que TG, sous le couvert de Coots Leland, ait publié un elpee baptisé "Trail of smoke", en 2012 ; un disque qui baignait déjà dans le roots rock!

Titre d’ouverture, "Bayou preacher" trempe dans le swamp rock. Très relax, Tim chante à la manière de Tony Joe White, mais d’une voix plus nasillarde. Quoique toujours dans un climat laidback, "Who wants to dance with an old ding dong" élève le tempo. Soutenue par les cordes et les interventions d’un harmonica, la voix ne fait guère d'éclats. A l’écoute de "Hey poor boy hey", on a l’impression que TG gratte sa six cordes devant vous. "The brooder" est une piste qui nous mène à un certain Lou Reed. Même la voix adopte les mêmes inflexions. Curieux, car nous sommes bien loin de New York! Des cordes de guitares acoustiques amorcent "Country side of town". La basse de Swampy Joe balise bien le rythme de cette plage qui baigne dans une ambiance country, mais dans l’esprit de feu JJ Cale, c’est-à-dire, rencontré à Tulsa, dans l’Oklahoma. Harmonica et guitare resonator alimentent "Compone", un titre franchement country. Tim maîtrise parfaitement sa ‘coolitude’ tout au long de "Hot money", un titre rock mais tendre. "Play me some blues & keep it country" nous réserve plus de 4 minutes de downhome blues prosaïque. Le temps s’écoule en douceur. La gratte prend des couleurs au contact de la voix. (Trop) court, cet LP s’achève par une plage de folk/rock intimiste, "The bone of contention"…