Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Tangled Thoughts of Leaving

Yield to Despair

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Fondé en 2008, ce quatuor nous vient de Perth en Australie. Et ce « Tangled Thoughts of Leaving » constitue son second LP. Dès l’entrée en matière, on peut affirmer qu’il ne fait pas dans la dentelle. Les accès de guitare assénés tout au long de « The Albanian Sleepover-Part One » évoquent d’ailleurs immédiatement Neurosis voire Isis. Puis, progressivement, le climat s’apaise. Les compos sont davantage structurées et se déclinent en longs crescendos. Et manifestement le band aussie maîtrise parfaitement son sujet. Il faut dire que la formation a eu l’occasion de partager l’affiche de pointures du genre comme Russian Circles, Deafheaven, Grails ou encore This Will Destroy You (le haut du panier donc…) Mais Tangled Thoughts of Leaving ne s’arrête pas en si bon chemin. En analysant minutieusement les cinq longues pistes de « Yield to Despair », on découvre moult nuances et subtilités. Dont des accords singuliers de piano. Des accents jazz aussi. Et puis une capacité à glisser de la puissance à la douceur en passant par la noise. Le tout en conservant une certaine homogénéité.

Tangled Thoughts of Leaving va bien au-delà des formations de post post-rock ou de post-métal…

 

Tangtype

Trajet

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Tangtype est un duo réunissant la chanteuse Julie Cambier et le compositeur Jean-François Brohée. Ce « Trajet » a été composé entre Bruxelles et Vienne, où ils vivent respectivement… Responsables d’un premier album (NDR : intitulé « Flake Out », il est paru en 2008) de musique dite ‘concrète’ (c’est-à-dire lorsque le compositeur de musique travaille directement avec les sons eux-mêmes, enregistrés et fabriqués le plus souvent par ses soins –merci Wiki– alors que la musique dite ‘abstraite’ nécessite l’écriture sur partition), les deux artistes ont donc décidé de poursuivre l’aventure sonore ensemble… et manifestement, ce périple évolue hors des sentiers battus ! Leur expression sonore s’avère en effet exigeante, avant-gardiste et expérimentale et peut d’ailleurs dérouter à la première écoute malgré la volonté de Tangtype de se faire plus accessible possible. Jean-François Brohée mixe des loops en se servant de bruitages en tous genres sur lesquels Julie Cambier pose sa voix profonde et éthérée… De cet opus, on épinglera le titre maître, caractérisé par son atmosphère intrigante, le jazzy (ou pas?) « East Morning Drive », « Drifting Cycle » parcouru de rythmes légèrement tribaux ainsi que la cover –très– originale du « In My Time of Dying » de Blind Willie Johnson (déjà repris par Bob Dylan et Led Zeppelin). Difficile cependant de coller des mots sur ces ambiances oniriques. Le mélomane estimera ce « Trajet » soit passionnant et unique ou carrément assommant. Selon que l’on soit ou pas ouvert à ce type d’expérimentations. Certains apprécient davantage les longues routes que d’autres ! Perso ça dépend de mon humeur…

 

Too Tangled

Stay Restless

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La formule du duo mixte et sexy réveille immédiatement en nous les célèbres paires de ces dernières années : The Raveonettes, The Kills ou les White Stripes… Malheureusement les Belges de Too Tangled ne possèdent pas le romantisme noir des premiers, le charme vénéneux des seconds ni la force mélodique et tellurique des derniers. Les Gantois Eva Buytaert et Roeland Vandemoortele –dont c’est le second album– possèdent toutefois de beaux atouts dans leur jeu, mais leurs morceaux sont trop souvent amplement référencés et irrémédiablement datés. Dommage, car quelques années plus tôt, ce type d’uppercut nous auraient mis carrément KO ! « All Sad Clowns » lorgne vers les Dandy Warhols tandis que « I Found a Way » n’aurait pas dépareillé dans le répertoire de The Kills, surtout quand Eva Buytaert calque sa voix sur celle d’Allison Mosshart. Perso, j’ai surtout flashé sur « Firecrackers », une plage qui bénéficie de la participation d’une chorale d’enfants…

Sceptiques ? Vous pourrez vous en faire votre propre idée cet été, puisque Too Tangled y squattera de nombreuses scènes du royaume… Le 7 juillet au Café Café (Hasselt), le 18 juillet au Vrijstraat (Ostende), le 19 juillet au Rock Herk (Herk-De-Stad), le 21 juillet au Caharlatan, dans le cadre des Gentse Feesten à Gand, le 23 juillet au Parkrock (Temse) et le 14 août au Joc’n’Roll (Dadizele).

 

Tang

Dynamite Drug Diamond

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Six ans après avoir publié son dernier opus, on se demandait si la formation lilloise était encore dans le circuit ; et dans l’affirmative, si elle n’était pas sur le déclin. Et bien soyez rassurés, Tang a toujours bon pied bon œil (NDR : bonne oreille ?) et il n’a pas encore envisagé d’abandonner le format électrique pour embrasser un style plus acoustique, résolution un peu trop systématique, chez de nombreux artistes ou groupes, incapables de se renouveler…

Enfin, on ne peut pas, non plus, parler de renouvellement chez Tang. Sur leur troisième elpee, il y a bien quelques traces de violoncelle ou de trompette ; mais dans l’ensemble, le band reprend la même recette utilisée sur les deux précédents. Et puis, on s’en contrefout, puisque la formule fonctionne. Leur mélange d’emocore et de noise est toujours aussi savoureux. Onze brulots qui ne sont pas atteints par la rouille. Des morceaux efficaces, bourrés de contrastes, déchirés entre riffs destructeur et transitions paisibles, le tout tramé sur des crescendos parfaitement maîtrisés. Des contrastes accentués par les parties vocales qui oscillent du cri au chant, en passant par la déclamation. Sous cet aspect, « Run and Run and Die » constitue certainement la plus belle illustration.

« Dynamite Drug Diamond » n’est pas un album novateur, mais il demeure d’excellente facture. Les fans apprécieront, c’est une certitude. En outre, il est habillé d’un superbe digipack.

 

Too Tangled

The Magic Got Killed

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Issu de la scène gantoise, Too Tangled se forme déjà dans les années 80s et continue de créer sa musique en parallèle aux aléas de la relation particulière que le duo entretient. Roeland Vandemoortele et sa ‘partenaire de crime’ Eva Buytaert se racontent, se confrontent dans une confession musicale dont les paroles figurent dans les lettres qu’ils se seraient écrites. Leurs deux voix entremêlées se diapasonnent entre chuchotements, mélodies et chœurs, toujours empreintes de sentiments vécus. Le duo fille-garçon et leur son rock garage énervé nous fera retomber sur The Kills et, une demi-génération en moins, les Blood Red Shoes, également pour leurs dialogues vocaux astucieusement ficelés.

Certaines plages de leur premier elpee offrent certainement un potentiel radiographique, telles que « On the Edge of a Scene » et « F.R.A.N.T.I.C », qui ouvrent l’album, ainsi que « Get On The Rush » et « Give It Back ». A cause de leurs couplets aux riffs accrocheurs et leurs refrains plus harmoniques. D’autres pistes présentent une dimension dramatique (« Meet Me On The Corner »), plus d’insouciance aussi (« Heaven Is Hell ») ou encore des touches bluesy à la Dandy Warhols (« Big Band »). La plage titulaire qui clôture l’album suggère une fin amère et désabusée sur fond acoustique plus lent que le reste.

Entre amour et haine, scènes de ménage et provocation sexuelle, « The Magic Got Killed » présente un son acéré et gentiment déjanté teinté d’une certaine noirceur analogique aux méandres de la relation compliquée des protagonistes, incarnations des deux pôles négatifs et positifs qui s’attirent et se repoussent pour produire un son galvanisant.

Wu-Tang Clan

Return Of The Wu and friends

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Le « Return of The Wu and friends » constitue probablement une excellente nouvelle pour les fans du collectif new-yorkais. Enfin, en lisant le titre de l’elpee. Mais si vous vous attendiez à du neuf, de la part de cette bande de rappers, vous risquez fort d’être déçus. Pas question donc d’une nouvelle production de la part des adeptes de hip-hop version Shaolin ; car ce disque se résume à une compile de remixes et flip sides, mise en scène par le très doué DJ Mathematics. Method Man, RZA, GZA, Raekwon, U-God, Masta Killa et Inspecta Deck ne sont pas encore prêts à retourner en studio ensemble. Et de donner une suite au faible « 8 Diagrams », publié en 2007. L’aspect lucratif explique sans doute ce faux retour ; mais, surprise, cette peu glorieuse motivation n’enlève rien à la qualité du produit…

Dès les premiers vers prononcés, le flow des rappeurs yankees est toujours aussi cinglant. DJ Mathematics, producteur légendaire du mythique crew et auteur du non moins célèbre logo du groupe est aux commandes. En outre, les membres participent, chacun leur tour, à cette collection de titres composés entre 2000 et 2008 (NDR : un tracklisting épinglant de nouvelles versions d’anciens morceaux comme « Clap » ou « Respect », rebaptisés de manière très judicieuse « Clap 2010 » et « Respect 2010 »). Certains titres comme « It’s What It Is » de Masta Killa, « Treez » de Raekwon ou « Early Grave » de feu ODB & Bad Luck, vous plongent immédiatement 10 ans en arrière. A une époque où le hip-hop du Wu-Tang incarnait le mix parfait entre la rugosité du flow East-Coast et l’imagerie Kung-Fu chère à Bruce Lee ! Le flow énergique de Method Man est une fois encore inégalable sur « John 3 :16 » ; et, de façon surprenante, Masta Killa, le MC le moins médiatique du collectif, se taille ici la part du lion, en manifestant beaucoup de talent.

Ce come-back labélisé East-Coast ne s’adresse donc pas seulement aux nostalgiques. Et pour cause, il accouche d’un excellent elpee. Le mélomane a parfois l’impression de découvrir un mix-tape assez génial d’un obscur petit collectif produit par un DJ inconnu promis à un grand avenir. Les coffres du Wu-Tang regorgent probablement d’une multitude de trésors du même acabit, des pépites susceptibles de produire d’autres compilations du même genre, totalement inutiles, mais jubilatoires de bout en bout…

 

Tangent

The world that we drive through

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Initialement envisagé comme une association éphémère, Tangent avait fortement impressionné lors de la sortie de son premier CD, en 2003. Du coup, Andy Tillison, initiateur du projet et compositeur quasi-exclusif, récidive. L'équipe gagnante est reconduite, à l'exception notoire de David Jackson, indisponible pour cause de reformation du Vandergraaf Generator. Il cède sa place à Théo Travis, au saxophone plus classique, mais fort bon flûtiste. Les super groupes parviennent rarement à faire encore mieux sur leur deuxième album. C'est pourtant bien ce qui arrive à Tangent. On retrouve ici toutes les qualités appréciées sur 'The Music …', avec peut-être un peu moins de folie, mais un propos plus riche, plus mélodique et mieux canalisé. Seul petit regret: Roine Stolt se fait plus rare au chant, alors que sa voix est plus agréable que celle de Tillison. Sinon, rien à redire. Les cinq premières plages naviguent au cœur de cette synthèse magnifique de prog pur jus, de psychédélisme moderne et de jazz-rock accessible. 'The winning Game', qui ouvre l'album, est chantée par un Roine Stolt inspiré et son final très émotionnel nous ramène un instant chez Flower Kings. Le second titre est plus délibérément jazz-rock, très entraînant et rehaussé par une flûte tour à tour classique et espiègle, qui vient se fondre dans des voix féminines après avoir livré une joute au piano. La plage titulaire commence en douceur, avant de s'emballer souplement sur un terrain sinueux ; mais sans jamais se perdre très longtemps hors de ses lignes mélodiques. Plus libre, plus erratique, 'A Gap in the Night' mêle ambiances oppressantes, digressions ambitieuses et pauses planantes. Une fois n'est pas coutume, la dernière plage mérite son appellation 'bonus-track'. Sans être quantité négligeable, elle rompt en effet avec tout ce qui précède. Intégralement électronique, très expérimentale, 'Exponenzgesetz' est un hommage appuyé à Tangerine Dream. Ajoutons que la production est excellente, conférant profondeur aux arrangements complexes et truffant l'ensemble de petits détails sonores toujours judicieux. Chaudement recommandé, vraiment!

Tangent

The Music that died alone

Écrit par

Aux commandes: Andy Tillison et sa compagne Samantha Baine, du toujours intéressant et parfois carrément génial Parallel or 90°. Le premier est le compositeur de ce qui, à l'origine, devait être un album solo. Et ensemble, ils inondent l'album de claviers divers. A la rythmique, le fantastique couple Csorsz (batterie)/Reingold (basse) et à la guitare, Roine Stolt. Tous les trois issus de Flower Kings, faut-il le préciser. Pour compléter le line-up, rien moins que David Jackson (Van der Graaf Generator) au saxophone et à la flûte et Guy Manning pour la guitare acoustique, la mandoline et le chant. Le résultat final est-il à la hauteur de l'affiche? Oui. Cent fois oui! D'abord parce qu'aucun musicien ne tente de tirer la couverture à lui. Réunis pour la première fois, nos gaillards se mettent tous au service du collectif et atteignent d'emblée un niveau de cohésion et de complicité époustouflant. Ensuite, ils laissent au vestiaire leur appartenance à tel ou tel groupe, et avec elle leurs tics et manies les plus typées. Le tout donne un progressif vitaminé très orienté jazz et à dominance instrumentale, malgré l'intervention de trois excellents chanteurs. Les nombreux dialogues entre guitares, claviers, sax ou flûte sont truculents. Les quatre plages se moquent de tout formatage et laissent bien de l'espace aux longs développements. Les dix premières minutes séduisent par leur punch décoiffant, ensuite ponctué d'un break apaisé. Et ce n'est que le début… La plage finale, notamment avec son chant à trois voix et les sonorités papillonnantes de saxophone et de flûte, est une clôture magnifique. Il n'y a aucun temps faible; aucun musicien n'est jamais pris en défaut. Bref: un des incontournables de l'année!

Duotang

The cons & the pros

Comme son nom l’indique, Duotang c’est avant tout un duo. Une section rythmique, même. Constituée de Sean Allum aux drums et de Rod Slaughter à la basse. Ce dernier se réservant, en outre, les parties de claviers et le chant. Un duo canadien, de Winnipeg très exactement, dont le line up s’est enrichi de l’un ou l’autre musicien de studio, lors de l’enregistrement de leur deuxième album ; et notamment de cuivres. Normal, puisque tout comme le Jam, Duotang reconnaît pour influence majeure le rythm’n blues des sixties. Mais aussi le garage pop de la même époque. Un peu comme Inspiral Carpets ; la voix de Rod campant d’ailleurs des inflexions forts proches de celle de Tom Hingley. La rencontre de Jam et d’Inspiral Carpets est d’ailleurs une bonne métaphore pour illustrer le style musical de ce " The cons & the pros " dont les douze fragments sont sculptés dans la pop délicieuse, contagieuse et énergétique…

 

Mustang Lightning

Mustang Lightning

Pour un premier opus, ce trio louisianais (New Orleans), vient de réaliser un coup de maître. Douze compositions échevelées, hypnotiques, fiévreuses déferlent sur ce morceau de plastique. Douze fragments de psychobilly digne des Cramps, Fleshtones et autre Gun Club qui dévorent l'espace sonore en un peu moins de trente-deux minutes. Douze titres imprimés sur un tempo tribal, fouettés de cordes de guitares cinglantes, bourdonnantes, crépitantes qui renouent avec le fun et l'excitation du garage mid sixties des Sonics. Une fameuse bouffée d'air frais!...