La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Tangent

The world that we drive through

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Initialement envisagé comme une association éphémère, Tangent avait fortement impressionné lors de la sortie de son premier CD, en 2003. Du coup, Andy Tillison, initiateur du projet et compositeur quasi-exclusif, récidive. L'équipe gagnante est reconduite, à l'exception notoire de David Jackson, indisponible pour cause de reformation du Vandergraaf Generator. Il cède sa place à Théo Travis, au saxophone plus classique, mais fort bon flûtiste. Les super groupes parviennent rarement à faire encore mieux sur leur deuxième album. C'est pourtant bien ce qui arrive à Tangent. On retrouve ici toutes les qualités appréciées sur 'The Music …', avec peut-être un peu moins de folie, mais un propos plus riche, plus mélodique et mieux canalisé. Seul petit regret: Roine Stolt se fait plus rare au chant, alors que sa voix est plus agréable que celle de Tillison. Sinon, rien à redire. Les cinq premières plages naviguent au cœur de cette synthèse magnifique de prog pur jus, de psychédélisme moderne et de jazz-rock accessible. 'The winning Game', qui ouvre l'album, est chantée par un Roine Stolt inspiré et son final très émotionnel nous ramène un instant chez Flower Kings. Le second titre est plus délibérément jazz-rock, très entraînant et rehaussé par une flûte tour à tour classique et espiègle, qui vient se fondre dans des voix féminines après avoir livré une joute au piano. La plage titulaire commence en douceur, avant de s'emballer souplement sur un terrain sinueux ; mais sans jamais se perdre très longtemps hors de ses lignes mélodiques. Plus libre, plus erratique, 'A Gap in the Night' mêle ambiances oppressantes, digressions ambitieuses et pauses planantes. Une fois n'est pas coutume, la dernière plage mérite son appellation 'bonus-track'. Sans être quantité négligeable, elle rompt en effet avec tout ce qui précède. Intégralement électronique, très expérimentale, 'Exponenzgesetz' est un hommage appuyé à Tangerine Dream. Ajoutons que la production est excellente, conférant profondeur aux arrangements complexes et truffant l'ensemble de petits détails sonores toujours judicieux. Chaudement recommandé, vraiment!

Tangent

The Music that died alone

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Aux commandes: Andy Tillison et sa compagne Samantha Baine, du toujours intéressant et parfois carrément génial Parallel or 90°. Le premier est le compositeur de ce qui, à l'origine, devait être un album solo. Et ensemble, ils inondent l'album de claviers divers. A la rythmique, le fantastique couple Csorsz (batterie)/Reingold (basse) et à la guitare, Roine Stolt. Tous les trois issus de Flower Kings, faut-il le préciser. Pour compléter le line-up, rien moins que David Jackson (Van der Graaf Generator) au saxophone et à la flûte et Guy Manning pour la guitare acoustique, la mandoline et le chant. Le résultat final est-il à la hauteur de l'affiche? Oui. Cent fois oui! D'abord parce qu'aucun musicien ne tente de tirer la couverture à lui. Réunis pour la première fois, nos gaillards se mettent tous au service du collectif et atteignent d'emblée un niveau de cohésion et de complicité époustouflant. Ensuite, ils laissent au vestiaire leur appartenance à tel ou tel groupe, et avec elle leurs tics et manies les plus typées. Le tout donne un progressif vitaminé très orienté jazz et à dominance instrumentale, malgré l'intervention de trois excellents chanteurs. Les nombreux dialogues entre guitares, claviers, sax ou flûte sont truculents. Les quatre plages se moquent de tout formatage et laissent bien de l'espace aux longs développements. Les dix premières minutes séduisent par leur punch décoiffant, ensuite ponctué d'un break apaisé. Et ce n'est que le début… La plage finale, notamment avec son chant à trois voix et les sonorités papillonnantes de saxophone et de flûte, est une clôture magnifique. Il n'y a aucun temps faible; aucun musicien n'est jamais pris en défaut. Bref: un des incontournables de l'année!