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Terry Allen

Smokin the dummy

Écrit par

Terry Allen & Panhandle Mystery Band

Terry Allen fêtera ses 80 balais en mai de l’an prochain. Ce chanteur, compositeur, peintre, sculpteur et artiste conceptuel est considéré comme une référence dans l’univers de l’alt-country. Surtout à travers ses deux premiers elpees, « Juarez » (1975) et « Lubbock (On Everything » (1979). De nombreux artistes ou groupes ont interprété ses chansons, et notamment David Byrne, Lucinda Williams, Ricky Nelson ou encore Little Feat.

Enregistré à Lubbock, sa ville natale, « Smokin the dummy » est paru en 1980. Pour la circonstance, Terry avait reçu le concours d’un backing group baptisé Panhandle Mystery Band, au sein duquel figuraient, notamment, l’harmoniciste Joe Ely et les frères Maines.

L’elpee s’ouvre par « The heart of California », une compo qui rend hommage à feu Lowell George, décédé en 1979, le leader de Little Feat, formation dont le spectre plane sur la plupart des morceaux.

Fondamentalement country, la musique de Terry Allen se teinte, suivant les pistes, de folk, cajun, tex-mex, blues, boogie, rock, jazz, funk et on en passe. Outre la guitare, le piano et l’harmo, l’instrumentation se nourrit également de violon, de mandoline, de violoncelle, de pedal steel, de dobro, de banjo, d’accordéon, de percus, de cuivres (dont du tuba sur « Cocaine cowboy » et « Red bird ») et la liste est loin d‘être exhaustive.

De l’album on épinglera encore « Whatever happened to Jesus (and Maybeline) ? », qui se mue en reprise de Chuck Berry à mi-parcours. « The night cafe » et ses changements de rythme, voguant entre blues et ballade country. L’exubérant « Roll truck roll » et enfin « The Lubbock tornado (I don’t know) » au cours duquel Terry se transforme en prédicateur, dans un climat de gospel gothique.

Terry Allen

Lubbock (on everything)

Écrit par

Terry Allen est issu de Lubbock, au Texas. Agé de 74 ans, il vit désormais à Santa Fé. Non seulement, il s’est forgé une belle notoriété comme sculpteur, peintre, dessinateur et vidéaste, mais il est également chanteur/compositeur de country. En outre, il a influencé des grosses pointures comme Jeff Tweedy et Lucinda Williams. Entre 1975 et 20014, il a gravé 8 albums. Et "Lubbock (on everything)", constitue son deuxième. Il était paru en 1979, sous la forme d’un double 33 tours! Terry célèbre donc ses 50 ans de carrière en rééditant cette œuvre, sans doute la plus représentative de son univers sonore, mais sous la forme d’un cd. Et les morceaux ont été remasterisés. Le disque est enrichi d’un fort intéressant livret de 50 pages, rédigé par David Byrne. Terry signe donc toutes les plages. Il se consacre au piano et au micro. Il est soutenu par une belle brochette de musiciens, dont Lloyd Maines qui se consacre à la pedal steel, au dobro, au banjo, à la mandoline ainsi qu’aux grattes acoustique et électrique.

L'ouverture "Amarillo Highway" plante déjà fort bien le décor. Une plage purement country, tout au long de laquelle piano, pedal steel et violon (NDR : celui de Richard Bowden) sont bien mis en exergue. "Highplains Jamboree" est une très jolie ballade véhiculant un maximum de douceur. Allen nous parle du Panhandle, une région, sise au Nord du Texas, non loin du Nouveau Mexique et de l'Oklahoma. A l’époque, il la sillonnait en empruntant les autoroutes qui relient Amarillo et Lubbock. Il tente même de chanter en français sur "Oui (A french song)" et "RendezVous USA", un morceau qui, bercé par l’accordéon de Ponty Bone, baigne au sein d’un climat ‘Vieille France’…

Le second volume semble plus intéressant. A cause de la diversité des styles et d’une instrumentation plus recherchée. Exotique et chaleureux, "Cocktails for three" est entretenu par la guitare fluide et jazzyfiante de Luis Martinez et les cuivres aux colorations latines ! Dixieland, "High horse Momma" s’enfièvre aux sons du banjo, du tuba, de la trompette et du trombone. Joe Ely se réserve l’harmo sur le très rythmé "New Delhi Freight Train", une invitation à accomplir un périple par la voie du chemin de fer. Très en verve, Terry se consacre au piano sur cette plage hantée par JJ Cale. Jesse Taylor brille aux cordes tout au long de "Flatland Farmer", un country blues enlevé. Enfin, l’accordéon balaie la ballade tex mex "My Amigo"…