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The Antlers

Si c’est ça la mélancolie ou avoir le blues, j’approuve et signe à deux mains !

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Mercredi 1er octobre, l'Ancienne Belgique accueille en son antre The Antlers, un groupe basé à Brooklyn. Depuis plus de cinq années, soit à l’issue de la remasterisation de "Hospice", le trio fait l'unanimité auprès de la critique internationale. Faut dire que leur style écorché est vraiment très spécifique. Il y a quelques mois, le band a publié un nouvel elpee, intitulé "Familiars", un disque toujours aussi émouvant, mais davantage atmosphérique. Mais également d’une grande subtilité. On était donc impatient de voir et d’écouter la transposition en ‘live’ de ces nouveaux morceaux. Et pour bien mettre en valeur le raffinement du son, rien de tel que l’acoustique de l’AB.

Pour la première partie, le trio a confié la mission à une Anglaise qui répond au nom de Marika Hackman. Elle assure le supporting act de toute leur tournée européenne. Pendant une demi-heure, la jeune femme va nous proposer ses chansons sculptées dans le folk. Des ballades sympathiques mais, il faut bien le reconnaître, sans réel intérêt.

C'est un peu avant 21h (en avance sur l'horaire donc!) que Peter Silberman (guitare, voix), Darby Cicci (claviers, trompette) et Michael Lerner (drums) montent sur les planches. Le trio originel est accompagné d'un quatrième comparse. Un multi-instrumentiste aussi à l’aise aux claviers, à la trompette qu'à la flûte traversière. Dès les premières notes, l’auditoire est plongé dans une forme de brume sonore empreinte de mélancolie. « Palace » et « Doppelgänger », morceaux d’ouverture, y contribuent largement. Les compos transpirent des accès de jazz lancinants. Les nappes de claviers planent dans l’atmosphère, les notes de guitares sont en apesanteur, alors que la voix de Silberman nous communique son lot de frissons. Le silence entre les différents morceaux témoigne de l’état de fascination au sein duquel les spectateurs sont plongés face à la maîtrise des musicos. On est même proche de l’hypnose collective. La setlist épingle la quasi-totalité des morceaux de leur dernier opus ; et lorsque le concert perd un peu de sa superbe, The Antlers va piocher ses titres dans les précédents long playings, afin de le redynamiser, voir même de l’électrifier. Ainsi, on aura droit, entre autres, à « I don’t want love », « Putting the dog to sleep » et « Bear », ces deux dernières chansons, à la fin du show. Mais le sommet du spectacle a été atteint par « Revisited », une composition qui a permis à Silberman de démontrer toute l’amplitude de sa voix. A vous retourner les tripes !

Après une heure et demie de prestation, ébranlé par un tel flux émotionnel, le public s’en est retourné dans ses pénates, et loin d’être déprimé, il a emporté des mélodies plein la tête. Si c’est ça la mélancolie ou avoir le blues, j’approuve et signe à deux mains !

(Organisation AB + Live Nation)

 

 

The Antlers

Digne de Jeff Buckley !

Écrit par

Ce mardi, The Antlers se produisait à l’Orangerie du Botanique de Bruxelles, pour nous servir ses complaintes romantiques et tourmentées, issues de leurs deux magnifiques derniers albums, « Hospice » et « Burst Apart ».

Mais, avant de savourer la voix d’ange déchu de Peter Silberman, le public est invité à découvrir un supporting act. Dry The River. Une formation insulaire. Arrivé en retard, je n’ai pu profiter que des deux derniers morceaux de leur prestation. Deux compos issues de leur dernier Ep. A mon grand regret d’ailleurs ; car la musique de ces Londoniens est tout bonnement irrésistible. Elle est même inspirée par les Fleet Foxes, mais en plus rock. La salle est déjà comble quand le groupe, pourtant relativement peu notoire, défend son répertoire sur les planches. Et elle ne désemplira d’ailleurs jamais, de toute la soirée…

En live, le line up de The Antlers est élargi à quatuor. Une configuration, ma foi fort classique, puisqu’elle implique guitares, basse, batterie et claviers. Le son est particulièrement bon ce soir, à l’Orangerie. Et dès le début du set, la gratte de Timothy Mislock (c’est le musicien qui accompagne le combo, en tournée) et le falsetto de Peter Silberman impressionnent. La voix de ce dernier est proche de celle de Jeff Buckley. Les accords de six cordes dispensés par Mislock sont tour à tour saturés ou épiques. Le tracklisting puise parmi les pépites des deux derniers opus du band (« French Exit », « Sylvia », « No Widows »). Mais bien que toujours empreintes de mélancolie, les compos sont proposées sous une forme plus énergique et en même temps, magnifiées par les superbes interventions de Darby Cicci aux claviers. En extrapolant, on a parfois l’impression de se replonger dans l’univers de feu Buckley…

Le public est conquis et a droit à un rappel, au cours duquel, des titres comme « Two » et « Bear » vont nous flanquer des frissons partout. The Antlers est entré dans la cour des grands. Et ce n’est pas vraiment une surprise.

(Organisation Botanique)

 

The Antlers

Hospice

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Ce disque n’aurait probablement jamais dû arriver sur ma platine. Le folk, pop, indie, atmosphérique, très peu pour moi. Pourtant la presse est plutôt dithyrambique au sujet de cette formation originaire de Brooklyn. Sa musique est comparée à celle d’Arcade Fire, de Sigur Ros, de Radiohead voire de Mogwai. Son vocaliste à Jeff Buckley et Antony Hegarty. Les lyrics de « Hospice » parlent de la mort, des derniers instants d’un patient en phase terminale et de la douleur face à la perte d’un être cher. C’est probablement beau et émouvant, mais c’est surtout déprimant. Si les artistes cités plus haut vous font vibrer, il vous est fortement conseillé de jeter une oreille sur « Hospice ». Si, comme votre serviteur, vous êtes amateurs de riffs musclés et de joie de vivre, passez votre chemin.