La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

The BellRays

Une voix d'exception...

Écrit par

The Craftmen Club remplaçait donc, au pied levé, Cowboy From Outerspace, pour ouvrir cette 'Wild & vintage rock'n roll party'. Plutôt que de pied levé, il aurait été plus judicieux de parler de pied au plancher, tant la musique de ce trio breton (Guingamp) évolue sur un tempo rapide. Du rock nerveux, carré, furieux, aride, basique, épicé de quelques samples discrets, et écorché par la voix un peu rauque de Steeve, qui n'hésite pas à rapper comme Beck, ou à trafiquer sa voix, à la manière de Mark E Smith. Steeve est également le guitariste du groupe. Il martyrise son manche et lui arrache les notes de ses cordes. A un tel point qu'il finit par nous plonger dans un univers aussi déstructuré que psychédélique. Le tout sur fond de jeu de scène déjanté… Mais si on retrouve ici toute la folie, la même urgence rock'n roll et des guitares aussi énergiques et brutes que chez le Jon Spencer Blues Explosion, il faut reconnaître que le ton est un peu trop linéaire à mon goût. Ce n'est bien sûr qu'une question de goût…

Considéré comme le meilleur groupe belge sur les planches, Millionaire jouit d'une grosse popularité en Flandre. Normal, puisqu'ils sont du nord de la Belgique. Pourtant, j'avais hâte de découvrir (NDR : j'avais manqué leur set au Pukkelpop, par la faute d'un embouteillage) une formation qui a régulièrement fait les premières parties de Muse et de Queens Of The Stone Age (NDR : ils entretiennent d'excellentes relations avec ces derniers, par ailleurs). Drivé par le chanteur/guitariste Tim Vanhamel (NDR : il a notamment joué en compagnie de Mauro Pawlowski chez Evil Superstars et participé, comme musicien de tournée, au périple de dEUS dans le cadre de l''Ideal Crash tour', en 1999), Millionaire pratique un métal/pop/rock à la fois solide et mélodique, à la croisée des chemins de Captain Beefheart, de Lenny Kravitz et de Q.O.T.S.A. (NDR : of course !). Petite particularité, mais gros avantage, les harmonies vocales (NDR : falsetto !) conjuguées par le second guitariste, le bassiste et le claviériste sont impeccables. Ce qui arrondit les angles de leurs compositions plutôt musclées. Sans oublier le drumming souple, tribal et efficace de Dave, nonobstant le kit qui avait la mauvaise tendance à se déplacer vers l'avant (NDR : la prochaine fois, Dave, faudra la clouer ta batterie !) Vêtu d'un tee-shirt bleu ciel, frappé d'un numéro deux, Tim est une véritable bête de scène. Il l'arpente d'un côté à l'autre, comme s'il était en cage. Lorsqu'il ne joue pas de la gratte, il la trimballe en bandoulière. Mais il prend un soin tout particulier à en changer, après chaque morceau, histoire de soigner la forme. Sa voix, il la triture à travers une sorte de pupitre électronique, la rendant même parfois démoniaque. Seul petit couac, la présentation d'un nouveau titre, abandonné après quelques mesures. (NDR : Tim m'avouera ensuite dans la loge, qu'ils n'avaient plus répété depuis un bon mois). N'empêche Millionaire a encore réussi à mettre le public dans sa poche…

Les Bellrays nous viennent de Californie. Trois musiciens blancs et une chanteuse noire. Et quelle chanteuse ! Elle possède une voix exceptionnelle. Son nom ? Lisa Kekaula. En l'écoutant, je ne pouvais m'empêcher de penser à Janis Joplin, à Aretha Franklin ou à Tina Turner. Oui, parce qu'en plus de chanter, elle bouge. Comme une panthère. Bon c'est vrai qu'elle est un peu enveloppée. Certains diront musclée… Mais elle est très sexy. Et sa mini robe ainsi que ses bottes de couleur noire lui donnent un peu une allure de vamp ! Derrière le trio guitare/basse/batterie joue du rock pur et dur dans la lignée de MC5. Et l'urgence ainsi que la fulgurance de leur musique mêlée à la soul du vocal se solde par un cocktail aussi étonnant que détonant. Franchement, s'ils reviennent, ne les manquez sous aucun prétexte. Dommage qu'ils soient aussi peu soutenus par leur label…

 

 

The BellRays

Black Lightning

Écrit par

Les fans des BellRays ne diront certainement pas le contraire : Lisa Kekaula est la quintessence même de la ‘Rock Chick’. Débauchée à quelques reprises par des Basement Jaxx et autre Bloody Beetroots, la voluptueuse chanteuse du quatuor, en est toujours revenue à son premier amour : un rock à la fois brut et teinté de soul. « Black Lightning », le 7e LP des Californiens et le premier publié chez Fargo, ne déroge pas à la règle. La voix rauque et puissante de Kekaula évoque une Tina qui aurait bouffé de l’Aretha et du Betty Davis en accompagnant son repas de toute la discographie des MC5 et des Stooges. Car les riffs dispensés par Tony Fate tracent encore et toujours cette surprenante ligne fine entre rock, punk et soul. Un équilibre que le guitariste parvient à maintenir sans jamais se tromper depuis les balbutiements de la formation. « Black Lightning », un titre qui colle à Lisa Kekaula comme une seconde peau, ne dépasse pas la demi-heure mais il s’agit là de près de 30 minutes électrifiantes qui réveillent l’envie de se secouer le scalp et taper du pied jusqu’à en traverser le plancher. Préparez-vous à être foudroyés !

 

The BellRays

Hard, Sweet & Sticky

Écrit par

« Hard, Sweet & Sticky » ! On n’en attendait pas moins de la bande à Lisa Kekaula qui nous présente ici leur dernier recueil studio. The Bellrays connaissent désormais la définition du Rock’n’roll par cœur et, sans se répéter, défoncent une nouvelle fois la baraque à coups de grosses caisses martyrisées et de guitares saturées. Légèrement plus posé, voire élégant, que ses prédécesseurs, « Hard, Sweet & Sticky » démarre tout en finesse par le bluesy « The Same Way ». Pendant près de 40 minutes, les Californiens vont nous dévoiler leur côté le plus Soul. Notamment au son des séduisants « Footprints On Water » et « Blue Against The Sky ». Mais les riffs infectieux ne manqueront pas pour autant à l’appel, la formation usant de son artillerie la plus lourde sur les terriblement efficaces « Psychotic Hate Man », « That’s Not The Way It Should Be », « Pinball City » ou le bien nommé « One Big Party ». Kekaula arrive même à surprendre son auditoire sur « The Fire Next Time » et « Wedding Bells », compositions au cœur desquelles la bête de scène dispense des vocalises d’une douceur trop rarement usitée. Après plus ou moins 18 ans d’existence, le ‘Maximum Rock’n’Soul’ des Bellrays ne semble pas encore avoir épuisé toutes ses ressources. Loin de là !

 

The BellRays

Il émane bien quelque chose de punk des Bellrays…

Écrit par

Si les spectateurs accueillent quelquefois froidement les premières parties ou même les boudent, la grande foule se presse déjà dans la Rotonde pour accueillir The Experimental Tropic Blues Band (ETTB). Il faut dire que le trio belge constitue une des formations scéniques les plus incontournables de notre plat pays. Le look toujours aussi sobre, TETBB ne manque ni de classe, ni de punch. Issu du collectif Jaune-Orange, le trio carbure toujours au rock’n’roll 60’s, un r’n’r boosté à l’intensité ‘stoogienne’. Encore que parfois, leur musique me fait penser au John Spencer Blues Explosion. Une chose est sûre, leurs prestations scéniques s’inscrivent dans la lignée des tous grands. Nuance, le combo inocule dans son expression sonore, cette petite touche de second degré bien belge ; à l’instar de leur longue plaidoirie anti-tabagique d’un des deux chanteurs, proclamée lors de la présentation du titre déjà culte « Hellelujah » (extrait de l’album studio du même nom). Ce qui n’empêche pas le combo de consommer un panaché de saveurs totalement différentes (NDR : quoique la dose de bière versée dans le contenu, soit quand même généreuse). Dans un contexte référentiel plus contemporain, on pourrait imaginer ce cocktail plutôt réussi, naître d’un mélange de styles très noir/jaune/rouge. Passés au mixer, si vous préférez. Et plus concrètement, puisant ses influences chez Such A Noise, Arno ou Ghinzu. Encore que l’attitude des membres du combo se révèle plutôt hétéroclite. Le comportement assez ‘rentre dedans’ de Dirty Wolf est ainsi accentué par son timbre vocal rauque, alors que Boogie Snake semble cultiver une image davantage ‘Datsuns’. Enfin, apparemment plus posé, Devil D’Inferno, le drummer, parvient à allier sobriété et efficacité. Sans vraiment pouvoir expliquer comment ni pourquoi, si ce n’est peut-être en se référant au fameux compromis à la belge, le résultat est probant, et les applaudissements nourris de la foule accordés en fin de parcours, en sont la plus belle des démonstrations.

Originaire de Riverside (Californie), The Bellrays milite depuis 1992 et a connu des hauts et des bas. Adulés par les Inrocks (NDR : leur festival les a programmés en 2003), ils étaient presque retombés dans un quasi-anonymat. Leur présence, lors du dernier festival de Dour, n’avait guère marqué les esprits. Quoiqu’il en soit, quand la charismatique Lisa Kekaula déboule sur le podium, peu après 21 heures, la Rotonde est pleine à craquer. Bien que le concert ne soit pas ‘sold out’, on a l’impression d’être coincés comme à l’intérieur d’une (demi-)boîte à sardines.

Très vite le public est conquis. Il faut dire que Lisa sait comment s’y prendre pour l’haranguer. Elle descend très tôt dans la foule, la traverse, monte les marches des gradins, tout en n’hésitant pas à accoster l’un ou l’autre spectateur. Une vraie femme à poigne, comme on dit chez nous. Finalement la sauce prend. BobVennum nous balance ses riffs à la façon d’un J.Mascis, pendant que le bassiste se déchaîne sur son manche, tout en bondissant comme Flea. Et pendant ce temps, la voix chargée de swing ou tout en puissance de Kekaula épate la galerie.

Le set ne souffre d’aucun temps mort. La musique oscille allègrement du jazz au punk, nous invite à opérer une traversée à travers les Etats-Unis ou dans le temps, passant des 60’s aux 90’s sans la moindre difficulté, sans oublier de transiter par la prog des 70’s. C’est tout dire !

Un regret quand même. Après 1h30 de prestation, le public a réclamé, à juste titre, un rappel. Il ne sera jamais accordé. Et pourtant, l’ambiance était vraiment montée d’un cran lors des derniers morceaux du set, et cette fin trop brutale laissera un petit goût de trop peu. Mais qu’importe, car le timbre de voix de Lisa nous trotte définitivement en tête. Il est tellement proche d’une Tina Turner ou d’une Amy Winehouse, les frasques en moins ! Et c’est le moins que l’on puisse écrire, puisqu’à peine le concert terminé, la chanteuse rejoint le stand de vente de t-shirts, juste à la sortie de la salle, pour se charger personnellement du merchandising. Finalement, en grattant un peu, on se rend compte qu’il émane bien quelque chose de punk des Bellrays.

Si vous les avez manqués ou si vous souhaitez les revoir, bonne nouvelle : ils viennent de confirmer leur retour en Belgique le 12 juillet 2008, dans le cadre du festival ‘Les Ardentes’ de Liège.

Organisation Botanique