L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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The Blow

Paper Television

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A l’échelle humaine, une demi-heure ne représente qu’une petite portion temporelle. Après tout, que faire en trente minutes ? Tuer le temps ? Face à l’ennui profond du quotidien, l’option a de quoi séduire. Tuer le temps, c’est plus amusant que de jouer au puzzle, certes. Mais à l’écoute du premier album de The Blow, la traditionnelle demi-heure prend une autre dimension. Surréaliste, forcément hors norme. En quelques beats croustillants, The Blow fait sursauter l’establishment. A l’intérieur de ce « Paper Television », les sonorités mainstream s’accoutument des petites astuces électroniques de cette clique ludique. En provenance de Portland, le duo féminin Jona Bechtolt/Khaela Maricich s’amuse à devancer la pop, à l’effrayer (chez The Blow, c’est tous les jours Halloween !) par quelques délires arty franchement bien sentis. Leurs mélodies sont entêtantes (le génial « Parentheses »), leurs roulements de tambour jouissent du pouvoir d’affoler un bataillon de Gilles de Binche assoiffé d’oranges sanguines (l’improbable tube R’n’B « The Long List Of Girls ») et leur français se chante toujours la tête à l’envers (« Bonjour Jeune Fille »). L’électronique lo-fi déjantée de The Blow se joue ainsi des genres et du temps. Une demi-heure à perdre ?

Hootie & The Blowfish

Fairweather Johnson

On n’arrive pas toujours à très bien comprendre pourquoi certaines formations talentueuses végètent dans le plus profond anonymat, alors qu'un ensemble aussi quelconque que Hootie & The Blowfish cartonne aux States. Bien sûr, Darius Rucker possède une jolie voix. Un baryton rauque, profond, rappelant tantôt Sam Cooke tantôt Ritchie Havens. Mais les ingrédients de base qui entrent dans la préparation des chansons sont beaucoup trop légers pour la mettre en valeur. Funk pop, rythm'n blues et country & western se délaient en une même solution moelleuse, pour ne pas dire mielleuse. Et sur le nouvel opus de ce quartette du Sud de la Californie, hormis le ‘REMesque’ "Honeyscrew", les treize autres fragments ont un air de déjà entendu qui devrait faire flamber la bande FM. Pas nous!