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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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The Boom Band

The Moon goes Boom

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The Boom Band est un supergroupe anglais qui pratique un mélange de blues, southern rock et country. Il implique pas moins de quatre guitaristes : Jon Amor (ex-Hoax), Marcus Bonfanti (Ten Years After), Mark Butcher et Matt Taylor (Motives). Le cinquième soliste est pianiste ; il s’agit de Paddy Milner. Le line up est complété par une section rythmique réunissant Evan Jenkins et Jon Noyce. En 2014, la formation avait publié un opus éponyme. Live, "The Moon goes Boom – Live in London" a été immortalisé au Half Moon de Putney, à Londres, en septembre dernier. Dans la presse, les critiques sont souvent élogieuses ; on leur prête même des références à Little Feat, aux Allman Brothers Band et aux Beatles.

Diamonds in the rust" ouvre l’elpee, un blues percutant et bien rythmé que chante impeccablement Marcus Bonfanti, le nouveau frontman de Ten Years After, d’une voix autoritaire, alors que Paddy double orgue et piano. Celle de Mark Butcher est différente, et conduit "Under the skin", une plage au cours de laquelle les guitares s'envolent pour notre plus grand plaisir. Entraînant, "Junko Partner" est un boogie woogie balisé par le piano de Paddy Milner. Paddy s’autorise un nouveau billet de sortie, mais également Jon Amor aux cordes. La voix de Matt Taylor libère toute sa puissance sur "Red eye of the devil", un southern rock qui lorgne vers l’Allman Brothers Band. Et si l’orgue Hammond ainsi que les grattes croisent le fer, les sonorités dispensées sont remarquables ; en outre, elles bénéficient de vocaux particulièrement soignés. Jon Amor se réserve le micro sur "Moonshine", une ballade séduisante caractérisée par des parties de cordes bien léchées, au cours desquelles les sixcordistes ne cherchent pourtant pas à se mettre en avant à tout prix. Interlude instrumental, "Monty's Theme" est sculpté dans le southern blues rock. Le Boom Band nous plonge au cœur de sa musique sur "Waste my time", une plage qui mêle judicieusement orgue et cordes de grattes. Bonfanti est aux vocaux pour "When you come home", une très jolie ballade découpée dans les cordes acoustiques. Stevie Winwood avait écrit "Can't find my way home", en 1969, pour Blind Faith. Chargée d’émotion, la reprise est superbe. Autre cover, le "I'm a ram" d’Al Green, dont Warren Haynes avait réalisé une excellente adaptation. Ici elle est exécutée à la manière de Govt Mule. Une autre reprise le "Rooster blues" de Lightnin' Slim. Derrière ses ivoires, Milner est au sommet de son art, tout au long de ce shuffle bien saignant. Et une dernière, le "Don't you just know it" de Huey 'Piano' Smith, pianiste issu de la Nouvelle Orléans. Un morceau dont le climat de bonne humeur louisianais est entretenu par le piano de Milner. De toute bonne facture, cet opus live s’achève par "We can work together", une piste de plus de 10’, secouée par quelques soubresauts de cordes bien maîtrisés, mais conduite par la voix très R&B de Matt Taylor, dont le timbre est alors très proche de celui de Joe Cocker…

 

The Boom Band

The Boom Band (Deluxe Edition)

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The Boom Band est un nouveau supergroupe. Qui a relevé le pari un peu fou de faire cohabiter cinq solistes. En l’occurrence Paddy Milner, une étoile du piano et de l'orgue et pas moins de quatre guitaristes. Soit l’ex-Hoax Jon Amor, aujourd’hui leader du groupe de rockin' blues, Amor ; Marcus Bonfanti, qui repris le rôle du regretté Alvin Lee, chez Ten Years After ; Mark Butcher patron au sein de son MB Band ; et Matt Taylor, le leader des Motives. Vu le cv des gratteurs, on pouvait s’attendre à se farcir du hard rockin' blues propice aux orgies de cordes. Et bien non, comme les musicos l’ont annoncé, cet opus fait la part belle au blues, southern rock et country. Le cinq gentlemen britannique se partagent les compositions, le chant et bien entendu les envolées en solo. Chacun apporte modestement sa pierre à l'édifice et c'est tant mieux. Le collectif a quand même intégré une section rythmique qui réunit Steve Rushton (Imelda May/Jeff Beck) aux drums et Scott Wiber (Saint Jude) à la basse.  

L’opus s’ouvre par une bonne tranche de southern rock. Taylor a écrit et chante ce "We can work together", une solide compo qu’il a écrit et chante. Dense, le climat sonore est davantage yankee qu’insulaire. Les vocaux sont soignés. Un fameux challenge, quand on sait qu’il y a six chanteurs au sein du line up. Il n'y a pas un seul instant de répit au sein des compos. Les petites incursions de gratte fusent de partout. Marcus Bonfanti signe et chante "Diamond in the rust", une plage à l’intro légèrement psychédélique, mais dont la suite est sculptée dans de l’excellent blues. La voix de Marcus s’y révèle naturellement puissante. Sa gratte et celle de Taylor sont aventureuses. Une construction audacieuse qui implique également le piano de Milner. Un premier sommet pour cet opus! "Under the skin" est issu de la plume de Mark Butcher. Paddy Milner siège derrière l’orgue Hammond pour ce r&b vivifié par la voix expressive de Mark. Chaque sixcordiste possède un style différent, ce qui explique la richesse sonore affichée par le Boom Band. Wiber, le bassiste, signe "Sweet Alberta", une piste qui baigne dans une ambiance roots rock ; un morceau bien charpenté qui lorgne vers le country rock et se distingue par de nombreuses interventions vocales. Jon Amor a composé "Moonshine". Il se réserve également le micro tout au long de cette ballade indolente à la mélodie accrocheuse et enchanteresse. Marcus et Matt s’y consacrent à la slide. Miler et Wiber ont co-écrit "Waste my time", un funk chanté par Paddy. Jon Amor et Mark Butcher parviennent à s'extraire de l’ensemble en propageant des effets sonores à l’aide de leurs pédales. Instrumental, "Monty's time" met en exergue les différents solistes, sans pourtant tomber dans le nombrilisme. "Favour Bank shuffle" opère un retour dans l’americana. Les ivoires de Paddy Milner adoptent un profil néo-orléanais. Les grattes électriques, la slide de Bonfanti et les cordes acoustiques de Matt enrichissent l’ensemble. "When you come home" est une piste acoustique ; un superbe country blues au cours duquel la voix de Marcus affronte les chœurs, pendant que Taylor s’illustre à l’aide de sa slide resonator. Matt est au micro pour "Red eye of the devil", une finale qui permet à chaque musico de s’autoriser un envol. Mais cet excellent opus recèle encore quatre bonus tracks unplugged : "Nobody's fult but mine", un traditionnel qu’interprète Amor d’un ton autoritaire, le "Can't find my way home" de Stevie Winwood, que se réserve Butch en y injectant beaucoup d’émotion dans le timbre, "You can bring me flowers" et une cover de "We can work together".