Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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The Church

Untitled #23

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Lorsqu’on évoque The Church, on pense immédiatement au hit single, paru en 1988, « Under the milky way ». Et pourtant, cette formation issue de Canberra, en Australie, possède une toute autre carte de visite. Elle fêtera d’ailleurs son trentième anniversaire l’an prochain et compte à ce jour… 23 elpees studio à son actif. Ce qui explique le titre de leur nouvel opus. En outre, trois des membres fondateurs sont toujours au poste, c’est-à-dire Steve Kilbey, Marty Willson-Piper et Peter Koppes. New wave à l’origine, leur style a glissé peu à peu vers le psychédélisme avant de se fixer dans une forme de prog atmosphérique. Un écart de conduite : « Parallel Universes », une double compilation consacrée à des remixes et destinée à la piste de danse…

Mais venons-en au dernier long playing. Très riche, luxuriant même. Pour vous faire une petite idée, mettez dans un shaker des doses identiques de Barclay James Harvest (NDR : des débuts), de Beatles circa « Magical Mystery Tour », de Luna, de Mercury Rev, de Sophia, de Coldplay, de Bowie originel (NDR : pensez à « Space Oddity ») et de Pink Floyd post « Dark side of the Moon ». Secouez bien fort, puis vérifiez le résultat. Il reste encore des grumeaux. Passez le tout à la moulinette jusqu’au moment où la solution sonore deviendra parfaitement onctueuse. Parfumez le tout de mélancolie douce et vous obtiendrez une solution sonore proche de cet « Untitled #23 ». Un disque partagé en 10 morceaux dont la durée oscille entre 4 et 5 minutes.

Les chansons sont mélodieuses, mais aussi majestueuses. Une texture tramée par une foultitude d’instruments dont le mellotron, les pianos, les harpes, les violoncelles et tutti quanti. Les échanges opérés entre Marty et Peter aux six cordes (aussi bien électriques qu’acoustiques) sont toujours aussi magiques. Chatoyantes, scintillantes et bringuebalantes, ces sonorités de guitares sont cependant fluidifiées de claviers éthérés (NDR : plus présents sur cet album). Steve continue de chanter d’un timbre velouté, envoûtant, ses lyrics empreints de poésie, presque spirituels, souvent obscurs. Enfin, lorsque les vocaux se conjuguent en harmonie, ils sont absolument superbes. Un titre s’écarte cependant de cette règle, « Space saviour » ; pour ma part le sommet de l’elpee. Imprimé sur un mid tempo vivace, il est construit sur un crescendo épique, à la manière de « Heroin » du Velvet Underground, et baigne dans des claviers vintage. Bref, un superbe album, mais pas du tout dans l’air du temps…

 

The Church

After everything

Écrit par

Lors de sa fondation, en 1980, cette formation avait été qualifiée de réponse antipodale aux Chameleons. A cause de la sonorité des guitares jumelées. Légèrement réverbérantes, épiques, félines et délicates elles balisaient des mélodies aux couleurs pastels, des mélodies empreintes de mélancolie presque cold wave. Si les Chameleons ont malheureusement disparu de la circulation, The Church est toujours dans le coup. Pourtant, cette formation australienne a failli splitter à plusieurs reprises. Une rupture qui aurait pu être précipitée par la dispersion des quatre musiciens aux quatre coins de globe. Mais ces séparations provisoires ont permis à la plupart des membres de combo de commettre l'un ou l'autre opus solo. Et ainsi de se ressourcer. Ce qui explique sans doute pourquoi, The Church compte aujourd'hui la bagatelle de 15 albums à son actif. Et puis surtout est responsable d'un superbe single commis en 1994, un classique qui est associé à leur identité : " Under the milky way ". Pas de single potentiel sur " After everything ", mais 10 compositions élégantes, aux mélodies glacées, nées d'une combinaison rafraîchissante, mais intemporelle, de classicisme et de spontanéité. Pas de surprises majeures non plus. Cette œuvre s'inscrivant parfaitement dans l'esprit de leurs précédents elpees. D'ailleurs, sur certains fragments, The Church nous rappelle qu'il a également été contaminé par le psychédélisme atmosphérique, cosmique, du Floyd. Bref, un album fort agréable à écouter, mais sans véritables moments forts, ni moments particulièrement faibles…

 

The Church

Sometime Anywhere

Victime de dissensions internes depuis deux bonnes années, Church a bien failli rendre son dernier souffle.

Flashback ! Début 1992, Marty Wilson Piper revient de son intérim passé chez All About Eve. Première constatation, Richard Ploog a cédé ses baguettes à Jay Dee. Ce qui n'empêche pas le groupe kangourou d'enregistrer l'excellent "Priest = Aura", puis de partir en tournée. Un périple qui sera cependant abrégé par un nouveau départ, celui du deuxième guitariste Peter Kopper. A l'issue de ce fâcheux épisode, Marty et Steve Kilbey décident de se retirer quelques mois de la scène musicale, le temps de faire le point sur le futur du combo. Finalement, mi 93, le duo décide de se remettre au boulot et concocte ce "Sometimes Anywhere". Quelques musiciens de studio participent bien à la confection de cet opus, mais en général les deux comparses se partagent l'essentiel du travail. Et finalement, "Sometimes Anywhere" ne diffère guère des précédents elpees. Treize titres qui tout en épousant un sens mélodique proche du House Of Love le plus romantique, macèrent dans un univers psychédélique presque floydien. Les cordes de guitares sont cristallines, limpides, le tempo lancinant, énigmatique, les harmonies vocales tendres, veloutées, les arrangements soignés, atmosphériques, la texture mélodique complexe mais irrésistible. Un chouette album !