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Sun Araw & M. Geddes Gengras meet The Congos

Icon Give Thank

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Sun Araw, alias Cameron Stallones et Geddes Gengras sont les deux principaux responsables de ce projet. Le premier est issu de l’Etat de Californie, et s’est forgé une certaine notoriété dans l’univers du psychédélisme, notamment chez le groupe Pocahaunted. Le second, est avant tout un producteur. Et ce sont d’excellents amis. Le concept d’« Icon Give Thank » nécessitait un petit voyage au sein des Caraïbes, et plus particulièrement de la Jamaïque, où ils ont reçu le concours du groupe mythique de reggae, The Congos. Et afin de couvrir les frais inhérents à leur billet d’avion, les deux gaillards ont filmé leur séjour en terre rasta. L’ambiance de l’enregistrement de l’album est d’ailleurs parfaitement rendue sur le Dvd.

« Icon Give Thank » baigne au sein d’une ambiance paisible, cool. Les rastas se réservent voix, chœurs et percussions, pendant que les Américains nappent le tout de couches de guitares et de claviers psychédéliques. Le fruit de leur rencontre débouche sur un trip mystique en lévitation, au cours duquel chacun est venu apporter sa pierre à l’édifice.

 

The Congos

Fisherman style

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Conservant une pratique opérée sur le plutôt moyen « Tree of Satta », le label Blood and Fire a décidé de revisiter un autre classique du reggae roots. Le principe est simple : on demande à une série d’artistes plus ou moins connus de chanter d’autres paroles sur l’instrumental de la chanson originale. Tandis que « Tree of Satta » revisitait le « Satta Massa Gana » des Abyssinians, c’est le « Fisherman » des Congos qui est à l’honneur sur ce volume. Une belle chanson traitant du combat pour la survie de pêcheurs, tirée du classique « Heart of The Congos », un petit chef d’œuvre de reggae psychédélique, le meilleur album produit par Lee « Scratch » Perry dans son légendaire studio Black Ark. Ce copieux double album honore donc 24 fois le même morceau, 24 exercices de style exécutés par des pointures comme Horace Andy, Max Roméo, Big Youth, Gregory Isaacs, Sugar Minott, Luciano, Paul St Hilaire, Freddie Mc Gregor, pour ne citer que les plus connus. Des adaptations qui oscillent du pire au meilleur en passant par le totalement anecdotique et dont une écoute à doses homéopathiques est vivement conseillée, sous peine d’overdose fatale. Parmi ceux qui s’en sortent dignement, on citera Big Youth dont le flow mystique est intact malgré le temps qui passe. Horace Andy chante plutôt bien « Love Love Love » tandis que la collaboration entre les Congos et Prince Jazzboo sur « Live Good Today » est assez réussie. Verdict positif aussi pour Freddie Mc Gregor et Sugar Minott, dont les voix ont gardé leur puissance. Ce qui n’est pas le cas pour la prestation inaudible de Gregory Isaacs : il n’est plus que l’ombre du grand chanteur qu’il a été. La deuxième galette recèle notamment les efforts convaincants de Luciano, de Paul St Hilaire et Country Culture. En général, cette plaque est consacrée aux artistes moins connus ; mais dont les efforts sont plus vivaces que les vénérables ancêtres mis en exergue sur le premier morceau de plastique. Si le bilan affiche un travail de grande qualité ; il manque singulièrement de surprises au niveau des thèmes abordés (strictement rasta) et des nouvelles mélodies de voix. Bref, un peu trop classique pour convaincre totalement.