La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

The Flower Kings

Adam & Eve

Écrit par
Flower Kings est un grand groupe. Ses albums sont toujours attendus avec fébrilité. Et donnent lieu à des débats passionnés entre fans. 'Adam & Eve' n'échappera pas à cette règle. Signalons d'emblée que toute composante jazz a complètement disparu et que, globalement, le groupe a pris une direction plus sobre, directe et heavy. Le band réédite le coup de 'Unfold the Future' en ouvrant l'album par une longue plage en forme d'hommage à Yes. 'Love Supreme' propose un chant et des harmonies vocales souvent héritières du géant modèle, jusqu' au refrain ('Coming up - Growing up'), plus Andersonien que nature. On a ainsi droit à l'un ou l'autre clin d'œil adressé à la basse à Squire, aux claviers de Wakeman ; et on se demande si Howe n'est pas intervenu sur certains passages. Quelques notes de guitare en second plan (après 7 bonnes minutes) sortent d'ailleurs tout droit de 'Relayer'. Accumulant les références, la plage ne se lancera toutefois dans aucun de ces développements grandioses chers à Yes (et à la portée de nos Suédois chéris). Très réussie et attachante, cette première plage a quand même un petit goût de redite. Après deux courtes plages enchaînées et très plaisantes, 'A Vampire's View' s’enfonce au sein d’une atmosphère oppressante ponctuée d'un très beau refrain chanté. Mais l'argument est ténu et ce morceau aurait gagné à être deux fois moins long. Joli interlude au piano. Puis la plage titulaire : une pêche incroyable dans un registre heavy (déjà abordé sur 'The Rainmaker'), seulement entrecoupé d’un break apaisé. Simple mais efficace. Après une sucrerie brève mais bien fondante ('Starlight Man'), 'Timelines' prend un démarrage explosif et échevelé avant d’étendre sa langueur sur plus de 6 minutes peu passionnantes. Longue plage de plus de 18 minutes, 'Drivers Seat' se perd malheureusement dans un cocktail de choses déjà entendues et ne parvient jamais à décoller. A vrai dire, c'est la seule vraie déception de l'album, même si on décèle un peu l'ombre de la toute récente collaboration Stolt/Tillison. 'The Blade of Cain' clôture l'album dans une très classique envolée lyrique, belle, ample et émotionnelle à souhait, mais trop esseulée pour être transcendée. Bref, un album un peu aride et meublé de réemploi. Certes pas un mauvais CD, mais un chapitre mineur dans l'œuvre de la formation. Pourtant, Flower Kings est et reste un grand groupe. Et le fan déçu trouvera une belle consolation dans les nombreux et passionnants projets parallèles auxquels ses musiciens ont apporté leur contribution (Tangent, Karmakanic, Tomas Bodin, Kaipa, …)

The Flower Kings

Unfold the Future

Écrit par

Roulez tambours, sonnez trompettes : les Flower Kings ont encore frappé! Et nous mettent K.O. une fois de plus. Roine Stolt a dû un jour parier que son groupe deviendrait une anthologie du Prog à lui tout seul. Et le bougre pourrait bien y arriver! Il y a sur ce (double) CD à peu près tout ce qu'il faut pour séduire un amateur du genre. Cet opus commence en fanfare par un morceau de 30 minutes qui constitue le plus bel hommage que l'on ait rendu à Yes à ce jour ( Starcastle et autres clones et tâcherons peuvent rentrer au vestiaire). Le morceau est étincelant, accumule les clins d'œil et autres allusions, tout en revendiquant son identité. C'est bien du Flower Kings, et du meilleur cru: énergique, inspiré, dense, complexe, contrasté, aventureux et chargé d'émotion. Un must! Pour notre plus grand bonheur, la qualité ne faiblit jamais ensuite. Entre tonus (" Monkey business "), expérimental façon Crimson période 'Starless and Bible black' (" Christianopel "), petite douceur (" The Navigator ") et autres séquences plus classiques (" Black and White ", " Silent Inferno " ), le premier CD suscite l'enthousiasme du début à la fin. Mais la grosse surprise nous attend sur le deuxième CD: en alternance avec des morceaux de facture très familière, on baigne carrément dans un jazz-rock varié, entre ambiance feutrée (" Grand old World ") et concentré rythmique (" The Devil's Danceschool "). Le tout nous conduit vers une dernière et superbe plage, épopée de 24 minutes inénarrable, dont la finale flirte avec le free jazz. Détailler les qualités des musiciens nécessiterait une succession lassante de superlatifs. Ils sont immenses tous les cinq. Leur plus grand atout est sans doute de n'être jamais arrivé à la conclusion que leur instrument n'avait plus de secret pour eux. Une mention quand même pour le bassiste Jonas Reingold, qui décidément s'avère une excellente recrue et n'est sans doute pas étranger à l'enrichissement de la palette de couleurs des Flower Kings. A n'en pas douter, un album à ranger d'emblée parmi les meilleurs du groupe. Faites-vous plaisir. Ils le valent bien.

 

The Flower Kings

The Rainmaker

Écrit par

Flower Kings enregistre un album par an. A cet égard, on peut saluer la régularité quasi-métronomique avec laquelle le groupe nous propose ses réalisations studio. D'autant plus que lorsqu'ils ne sont pas doubles, leurs disques sont toujours généreux (celui-ci flirte avec les 77 minutes !). Ceci dit, leur elpee précédent avait de quoi inquiéter un peu. Bien loin d'être mauvais, il sentait juste le réchauffé. Doit-on à nouveau déplorer quelque grisaille ? Que nenni ! Ce 'faiseur de pluie' annonce plutôt le beau temps. Il nous révèle un groupe en pleine forme et fidèle à lui-même, tout en proposant des éclairs de génie aussi originaux qu'une canicule suédoise !

Tenter de décrire dans le détail un CD de Flower Kings en moins de 10 pages est illusoire. Sachez simplement qu'il n 'y a absolument rien à jeter. Après un court chant ethnique, un riff très métal et un peu lourdingue ainsi qu'une section chantée très flower-power, on sait où on a mis les pieds. Reste à se laisser balader de plage en plage en vrais gourmets. Au menu : cavalcade de breaks improbables, digressions jazzy ou autres, reprises héroïques, morceaux de bravoure, parenthèses intimistes, ballades acoustiques, finales romantiques, riffs carrés, sonorités originales et petites mélodies obsédantes. Bref : la spécialité des chefs ! Derrière les fourneaux, tout le monde est irréprochable. Les superbes voix de Roine et de Hans font à peu près jeu égal et leurs duos et dialogues sont toujours aussi irrésistibles. Les claviers sont omniprésents sans jamais tirer la couverture à eux. Un fameux atout, ce Thomas Bodin ! La guitare, bien que très variée, se fait plus volontiers métal et renonce ici à quelques tics. Le batteur est précis et pêchu. Et le bassiste Jonas Reingold affirme sa présence. Il est d'ailleurs un des arguments du renouvellement chez Flower Kings, tant son jeu riche et séduisant, volontiers jazz-rock (il évoque parfois carrément Stanley Clarke) envahit l'espace sonore.

Rayon bonnes surprises, signalons encore la plage titulaire, un instrumental en crescendo façon Ravel, avec une finale très atmosphérique. Et aussi 'Elaine', d'abord acoustique, introduisant ensuite basse et clarinette : un mariage réussi que l'on n'avait plus entendu depuis les premiers albums de … Sting. En guise de synthèse : un album riche et dense, passionné et passionnant, méritant le même accueil qu'un faiseur de pluie au Sahara. Longue vie aux Rois des fleurs !

 

The Flower Kings

Alive on planet earth

Écrit par

Vous aimez le rock progressif ? Vous appréciez les ambiances 'live' ? Surtout n'ignorez pas ce CD plus longtemps ! Pour faire bref, on est en présence d'un des meilleurs groupes du genre donnant le meilleur de lui-même dans les meilleures conditions. Résultat : cet elpee constitue le meilleur 'live' prog depuis « Yessongs ».

Passons au détail, maintenant. Lorsqu'il s'en va parcourir le monde, Flower Kings a cinq albums studio à son actif (dont trois doubles). Cinq CDs de rock progressif pur jus, très riches et généreux, bourrés d'idées, d'énergie, d'originalité, d'émotion et de jolies choses. Chacun d'eux recèle au moins deux ou trois plages absolument incontournables. C'est de cette mine d'or, de cette anthologie prog, que sont extraits les morceaux captés au cours de concerts donnés aux Etats-Unis, au Canada et au Japon et rassemblés sur « Alive … » Pour ceux qui ont besoin de repères, Flower Kings est à situer quelque part entre Yes, Camel et UK, mais avec une grande liberté d'inspiration, une culture musicale très étendue, et surtout une indiscutable personnalité, qui rend le groupe reconnaissable entre mille ! Flower Kings, c'est aussi cinq musiciens hors pair et deux voix superbes. La sélection retenue ici est fort judicieuse, malgré quelques absents de taille. Que voulez-vous ? Un double CD ne pouvait tout contenir ! Quant à l'interprétation ? La grande claque ! Nos Suédois sont en pleine possession de leurs moyens, le son est excellent et la production étincelante... La scène donne ainsi une nouvelle dimension à chaque morceau : les passages musclés sont encore 'boostés' et les plus doux sont joués de façon plus lâche, ce qui donne à l' ensemble plus de relief et d'ampleur, tout en générant des instants dégoulinants d'une émotion à vous donner des frissons. Comme le groupe s'accorde également quelques digressions par rapport aux versions originales, ce CD est vraiment une œuvre à part entière. Un maillon faible ? « The Lamb lies down on Broadway » : unique reprise, ni ridicule ni sacrilège, mais dispensable, surtout si l'on aime beaucoup l'original . Pour le reste, soyez-en sûr : c'est géant !

 

The Flower Kings

Space Revolver

Écrit par

Difficile de succéder à « Alive on Planet Earth », même si pour beaucoup d'amateurs de musique, les enregistrements 'live' sont un produit à part. Et puis la participation de Roine Stolt, incontestable leader du groupe au projet à succès « Transatlantic », soulevait bien des questions quant au devenir immédiat de Flower Kings. Soyez tranquilles, bonnes gens, il est l'heure du petit nouveau, et tout va bien.

« Space Revolver » est dans la droite ligne de ses prédécesseurs 'studio' : un album riche, contrasté, proposant son lot de trouvailles sonores, de développements improbables et de moments d'émotion. Une fois de plus une sorte de kaléidoscope musical. La plage d'ouverture annonce la couleur : « I am the Sun (part I) » démarre de façon très classique, avant de s'égarer dans moult méandres musicaux pour notre plus grand bonheur. Après une courte plage intimiste, « Rumble Fish Twist » passe d'une véritable logorrhée de notes complètement délirantes (qui au passage introduit le nouveau bassiste, Jonas Reingold ) à une longue respiration superbement aérienne. « Monster within » est à la hauteur de ce qui précède, tandis que « Chicken Farmer Song » et « Underdog », d'abord pop et enjoués, proposent de belles harmonies vocales. Il faut attendre le très court (et très 'Crosby, Stills and Nash') morceau suivant pour entendre chanter Hans Froberg et non plus Roine. « Slave Money » fait un peu redondant dans ce festival, tandis que « 'A Kings Prayer », simple mais chargé de feeling, introduit « I am the Sun (part II) », qui clôture en beauté. Un album globalement fort réussi, avec des musiciens toujours aussi créatifs et brillants (mention spéciale pour Thomas Bodin aux claviers), et un nouveau bassiste qui ne fait pas regretter le pourtant très bon Michaël Stolt. Alors… pourquoi « Space Revolver » nous laisse-t-il un peu sur notre faim ? Peut-être à cause de l'absence de surprise ? Il est vrai que Flower Kings exploite ici une formule éprouvée, peut-être même sans la superbe de certains de ses précédents albums. Mais peut-on décemment leur reprocher de ne pas sortir des CDs toujours meilleurs, alors que la barre fut placée d'emblée si haut ? On espère qu'ils parviendront à se renouveler, bien sûr. Mais pour l'heure, ils font du Flower Kings, et, à l'instar de la peinture à l'huile, c'est déjà bien difficile !