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The Get Up Kids

There Are Rules

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Le retour des héros de la première vague émo, issue des années 90 (NDR : pour les plus jeunes, sachez que l’émo est une sorte de punk, lointain dérivé du hardcore, qui aime étaler ses sentiments) est passé quelque peu inaperçu en 2011. Pourtant The Get Up Kids a failli devenir énorme à l’époque, notamment après avoir publié les albums « Four Minute Mile » et « Something to Write Home About ». Avant de rentrer dans le rang, de splitter en 2005 et de revenir par la petite porte en 2010. Le groupe a été fondé à Kansas City, dans le Missouri. En 1995. A la même époque que d’autres formations émo comme Jimmy Eat World, Sunny Day Real Estate et The Promise Ring. Depuis, il faut reconnaître que ce style musical n’a plus guère bonne presse. Et en particulier sa descendance, pas toujours glorieuse, au sein de laquelle figurent The Fall Out Boy, The Used, Thrice et même Good Charlotte, sans parler de cet horrible sous-genre baptisé Screamo….

The Get Up Kids est-il parvenu à se remettre en question, au bout d’une demi-décennie ? Sur « There Are Rules », on ne constate pas de réelle évolution, mais des changements tout en douceur. Chez ces Kids plus trop jeunes, les morceaux fleurent ici bon leur punk des débuts (« Tithe », « Birmingham ») ou la pop (« Regent Court »). La voix de Matthew Pryor est toujours aussi claire et caractéristique du punk-émo. Rien de renversant mais quelques bons moments, et en particulier lorsque leur expression sonore frôle l’univers de Someone Still Loves You Boris Eltsine (le sautillant « Shatter Your Lungs ») ou adopte un profil purement pop (« Automatic »). Un elpee à conseiller aux fans nostalgiques d’une musique irrémédiablement datée mais qui demeure néanmoins toujours de bonne facture…

 

The Get Up Kids

Something to write home about

Écrit par

Engendré à Kansas City sur les cendres de Kingpin et de Secret Decoder Ring, The Get Up Kids compte, à ce jour, deux albums à son actif. Pour enregistrer " Something to write home about ", le groupe s'est cependant adjoint un nouveau membre. Ex Coalesce, il y assure les parties de claviers, insufflant une coloration plus subtile, plus chaude à la solution sonore. Plus popcore, la formation navigue aujourd'hui à la croisée des chemins des Rentals et de Sunny Day Real Estate, alors qu'à ses débuts, sa musique était le plus souvent comparée à No Knife, voire à Offspring. Seule carence, le manque de relief du tempo dans les compositions les plus punk...