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The Go-Betweens

Oceans apart

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On ne peut pas dire que les Go-Betweens chôment depuis leur reformation, puisqu’ils viennent de commettre trois elpees en cinq ans. Et dans l’absolu, “Oceans apart” constitue le neuvième de la formation australienne (NDR : il n’est donc pas tenu compte des différents projets parallèles ou en solitaire). Pour enregistrer ce nouvel opus, le groupe a de nouveau reçu le concours de Mark Wallis à la production, personnage qui avait mis en forme l’excellent « 16 lovers Lane ». En 1988. Et puis du drummer Glenn Thompson ainsi que de la bassiste Adèle Pickvance. Deux musiciens qui avaient déjà participé à la confection de leur dernier opus. Les dix chansons qui figurent sur cet elpee sont tout simplement superbes. Grant Mc Lennan et Robert Forster sont au sommet de leur art. Empreintes de mélancolie et de poésie lyrique, les mélodies douces-amères exercent un charme irrésistible. Des mélodies sculptées dans l’instrumentation semi acoustique, mais enrichie d’arrangements splendides et judicieux (NDR : dont un zeste d’électronique !) Des images fragiles, pastel, de paysages visionnaires (l’Australie), romantiques (le XIXème siècle?) servent de trame à des thèmes qui parlent du passé, de la mémoire, du chagrin, de la reconstruction. De la vie quoi ! Tour à tour, les voix mûres et suaves de Grant et de Robert peuvent y exprimer toutes leurs réflexions, sans la moindre contrainte, mais avec beaucoup de retenue et de pudeur. Deux fragments évoluent même aux antipodes de l’histoire du rock’n roll. D’un côté, le dylanesque « The statue ». Et de l’autre le presque new wave « This night’s for you », dont la sophistication me rappelle quelque part, un certain Modern English. Un superbe album, qui bénéficie, en édition limitée, d’un second Cd recelant six titres immortalisés au Barbican de Londres, l’année dernière.

The Go-Betweens

Bright yellow bright orange

Écrit par

"The friends of Rachel" célébrait, voici deux ans, la reformation des Go Betweens. Ou si vous préférez la réunion du poète pictural Robert Forster et du visionnaire romantique Grant Mc Lennan. Un come-back qui faisait suite à une longue séparation de douze années. Un période au cours de laquelle les deux artistes ont mené des expériences individuelles pas tellement concluantes, il faut le reconnaître. " Brigt yellow bright orange " constitue donc le 8ème album du groupe australien. Dont le line up est ici complété par Glenn Thompson aux drums et d'Adele Pickvance, collaboratrice de longue date, à la guitare. Sans oublier la participation d'une violoniste, d'une violoncelliste et d'un arrangeur de cordes. En l'occurrence David Chesworth, sur le fragile et élégant " In her diary ". Fragilité et élégance sont d'ailleurs les termes qui correspondent le mieux à la nature de cet opus. Une œuvre dont les compositions semi-acoustiques, pour la plupart 'up tempo', glissent comme des esquisses délicates sur la mélancolie d'une pop à la fois vibrante, paisible et ésotérique. Des compositions dont les lyrics spirituels, soignés, traduisent les réflexions des deux compères sur le comportement humain, le bonheur fugace et la solitude. Un bien bel album qui s'achève par le mélancolique et élégiaque, " Unfinished business ", une ballade tramée sur les accords d'un piano sonore.

 

The Go-Betweens

The friends of Rachel Worth

Écrit par

Douze années après leur séparation, Robert Forster et Grant McLennan ont donc décidé de remonter les Go-Betweens. Plus en compagnie des mêmes musiciens, c'est vrai ! Ce qui n'a finalement guère d'importance, lorsqu'on sait que l'épine dorsale du groupe a toujours été constituée de ce duo. N'empêche, pour enregistrer cet opus, la formation a reçu le concours de Carrie Brownstien, de Corin Tucker, mais surtout de Janet Weiss, mieux connues sous le trio Sleater Kinney ; d'une des deux têtes pensantes de Pavement, Steve Malkmus, d'Elliot Smith, préposé pour la circonstance aux claviers, ainsi que du leader de Quasi, Sam Coombes. Sans oublier la bassiste Adele Pickvance, régulièrement invitée sur les différents projets solos de Forster et de McLennan. Et bonne surprise, la musique des Go-Betweens n'a strictement rien perdu de ce feeling mélodique si contagieux qui en faisait sa principale caractéristique, de cette spontanéité si introspective éclose du mélange subtil entre électricité fragile et acoustique chaleureuse, de ces vocaux aussi limpides qu'efficaces. De sa pop caressante, émouvante née d'une rencontre entre grâce et intelligence. Pas pour rien que des artistes tels que REM ou Belle & Sebastian reconnaissent pour influence majeure… les Go-Betweens…