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The Keys

The Broken Bridges

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Il y a un peu plus d’un an, nous découvrions « Years are Made of Seconds », le premier opus de Boris Paillard, aka The Keys. L’auteur-compositeur y avait alors démontré un talent certain pour composer des chansons trempées dans le folk’n roll acoustique, style qu’il avait baptisé pour décrire son univers musical. Mais ce qui nous avait surtout marqué, c’était sa voix nasillarde. Constamment au bord de la rupture, elle rappelait même un certain Daniel Johnston.

Toujours autoproduit, son quatrième opus a été enregistré à Montréal (NDR : où l’artiste semble avoir élu domicile). Un disque qui s’inscrit parfaitement dans la lignée du précédent long playing. Le tempo est souvent allègre. Le Toulousain assure toujours les parties de guitare, souffle dans son harmonica et chante. D’un timbre chargé de la même intensité. Il ne partage les vocaux que sur une compo : « Bloodstains on Your Tooth », lors d’un duo qu’il partage en compagnie d’une voix féminine. Une plage particulièrement réussie, il faut le souligner. En outre, ses ami(e)s et sa famille sont à nouveau apporter leur concours. Pour apporter davantage de diversité à la structure instrumentale. A l’instar du morceau maître. De « Rock in This Mountain » également, un titre rafraîchi par les tonalités d’une flûte traversière. Sans oublier la participation de cuivres et d’une contrebasse, discrètement mais judicieusement dispensés…

De toute bonne facture, cette œuvre souffre cependant d’une absence flagrante d’évolution. Serait peut-être temps que Boris Paillard envisage de choisir de nouveaux collaborateurs, quitte à abandonner une partie de son autonomie. Sans quoi, il risque fort de ne plus accrocher que ses irréductibles aficionados… Choix difficile !

 

The Keys

Years are made of seconds

Écrit par

En 2005, Boris Paillard embrassait une carrière solo sous le pseudonyme de The Keys. Quatre ans plus tard, le Toulousain en est déjà à son sixième album. Et il faut reconnaître qu’au fil du temps, il est devenu de plus en plus performant. Surtout dans le domaine de la composition. Ses rencontres, ses concerts accordés en France, aux States (NDR : à Boston !) et surtout au Canada (NDR : notamment à Montréal et Toronto), où il a séjourné durant quelques mois, ont permis à ce jeune troubadour d’acquérir une solide expérience. De retour au pays, Boris s’est donc lancé dans la confection de son sixième elpee. Et pour la toute première fois, il a pu bénéficier d’infrastructures professionnelles. Le studio, bien évidemment. Sans oublier un ‘authentique’ mastering. Ce qui a apporté, évidemment, un réel plus à cet opus.

La musique dispensée tout au long de « Years are made of seconds » évolue quelque part entre folk, rock’n’roll et country. Les mélodies sont subtiles et efficaces. Son timbre nasillard et ses inflexions imparfaites rappellent l’excellent Daniel Johnston voire André Herman Düne. Toute une série d’invités sont venus apporter leur collaboration dans une ambiance, ma foi, fort familiale. Monsieur Paillard joue ainsi de l’accordéon sur « My pulsing compass », alors que la chorale de sa chère mère s’illustre sur plusieurs titres (« The papang song », « The landlord prayer »). Tout au long de ce disque, Boris Paillard nous raconte des histoires empreintes de poésie. Dommage que le trip soit si court. Trente minutes ont manifestement de quoi nous laisser sur notre faim. N’empêche, la France a peut-être trouvé un véritable talent, issu d’un univers bien différent de celui que nous impose la téléréalité.