Le futur de The Lost Wave

Basé à Anvers, The Lost Wave réunit des musiciens belges, néerlandais et espagnols. Cette identité transfrontalière irrigue une musique ouverte, sincère et fédératrice. Le 28 août 2026, la formation publie Becoming, un premier EP de cinq titres retenus parmi…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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The Ladybug Transistor

The Ladybug Transistor

Il ne faudrait pas grand-chose pour que The Ladybug Transistor soit considéré comme un grand groupe de pop. Pour l’instant, il s’agit seulement d’un « petit » grand groupe de pop (ou vice versa), bref un groupe qui a tout pour plaire mais auquel il manque ce « quelque chose » qui fait la différence. C’était le cas des Papas Fritas. C’est toujours le cas des High Llamas. Ce sera sans doute toujours celui des Nits. Un tube ? Peut-être. Une image ? Bah… Un scandale ? Le vrai problème, c’est que The Ladybug Transistor plaît sur la longueur et la durée, à une époque où le prédigéré s’étend même à nos pratiques auditives… Cette pop est raffinée mais manque, pour l’auditeur lambda, d’évidence. Cette pop est trop classe. C’est triste à dire mais l’élégance ne paie plus, à moins de s’appeler Tindersticks, Lambchop ou Belle & Sebastian. Il faut dire ce qui est : les costumes à paillettes, le rimmel qui coule, la langue bien pendante, les chœurs à la Queen, les riffs qui arrachent, le beat qui kiffe, les procès avec l’avocat d’O.J. Simpson, les références à Gang of Four et New Order, les pantalons rouges, les covers de Led Zeppelin au Moog, les rouflaquettes, les clips de Chris Cunningham, le sexe, les Neptunes en guests, etc. Voilà ce qui plaît aux masses ! Non mais vraiment, quel monde… Y a plus de saisons ! Faute de grives on mange des merles, et quand le vin est tiré il faut le boire… Mais les petits ruisseaux font les grandes rivières, et puis c’est bien connu : tout vient à point à qui sait attendre.

The Ladybug Transistor

Beverly atonale

Apparemment, " Beverly atonale " serait le deuxième elpee de Ladybug Transistor. Un quatuor new-yorkais, de Brooklyn très exactement, qui fait preuve, tout au long de cet album, d'une imagination particulièrement débordante. Si les compositions les plus électriques adoptent un profil aussi versatile que chez Pavement, les titres acoustiques atteignent un feeling mélancolique digne des Go-Betweens. Des chansons, le plus souvent truffées d'orchestrations minimalistes, extrêmement soignées. Des cuivres surtout. Et ce n'est pas tout, puisque d'autres fragments encore vibrent aux oscillations du clavier, dont le dépouillement presque mystique nous rappelle quelque part, Eyeless In Gaza. Un disque qui s'ouvre et se clôt par des parenthèses vaudevillesques. Tracées au piano, bien sûr. Encore que dans le final, cet instrument accentue surtout, à l'instar d'un Peter Hammill, l'aspect torturé de la chanson...