Le rire de Will Paquin

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The Longcut

Open Hearts

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La scène de Manchester a toujours été riche. Enfin surtout depuis 1976. Auparavant, on y a quand même recensé des artistes ou des groupes comme les Hollies, Herman Hermit’s ou encore 10cc. Mais c’est en 1978, lors de la naissance du label Factory, que le phénomène va prendre toute son ampleur. The Fall et Joy Division vont tracer la voie à des tas de formations (The Smiths, Durutti Column, A Certain Ratio, etc.), mais surtout déclencher un mouvement qui va être étiqueté ‘Madchester’ et au sein duquel des groupes comme Happy Mondays, The Inspiral Carpets, The Stone Roses, O.M.D et évidemment New Order, vont littéralement s’engouffrer. Une constante : que ce soit dansant. Raison sans doute, pour laquelle, l’électro va y jouer un rôle important. On va parler ensuite de ‘baggy’, histoire d’être alors à la mode. Et ce mouvement va même déborder largement au cours des 90’s. Depuis, on ne peut pas dire que la relève ait été assurée. Hormis Chemical Brothers, la suite des événements va surtout mettre en exergue des formations de britpop comme Oasis ou The Verve. Ce qui ne veut pas dire que l’héritage ait été laissé en friche. Simplement, on en a moins parlé ; et puis il a été néanmoins entretenu, vaille que vaille, par quelques vieilles gloires (Ian Brown, Black Grape,…) Or une nouvelle génération semble vouloir reprendre le legs à son compte… (B.D.)

Ainsi plus récemment, après Delphic, The Longcut revendique également la succession. Son premier elpee était paru, il y a trois ans : « A Call And Response ». Chez Deltasonic, une filiale anglaise de Sony. Mais le trio mancunien a décidé de changer de maison de disque en signant sur le label indépendant Melodic (Windmill, The Isles, …), afin de jouir de plus de liberté. Et la quasi-totalité de « Open Heart » a été enregistrée au domicile du guitariste de Nine Black Alps.

Dès le titre d’ouverture, on retrouve les éléments principaux qui avaient marqué de leur empreinte le premier opus. Tout d’abord le timbre vocal perçant, éclatant et reverb de Stuart Olgivie. Ensuite les tempos sautillants nés de la conjugaison entre boîte à rythmes et drums. Et enfin, les nappes profondes de synthés qui confèrent aux différents morceaux, une belle consistance. Manifestement, au cours des trois dernières années, le trio a pris de la bouteille. Ainsi, il parvient à maintenir une pression constante tout au long de ses morceaux électro-rock qui flirtent régulièrement avec les six minutes. Un peu comme si The Rapture ou encore Foals s’étaient légèrement frottés au post-rock. Et le résultat est tout simplement surprenant. Deux coups de cœur : le titre maître et « Bloody Sunshine », deux plages caractérisées par une superposition de sonorités qui s’achèvent dans une véritable déflagration sonore. Excellent !