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The Megaphonic Thrift

Méga sonic trip

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Venus présenter leur petit dernier, les Norvégiens donnaient rendez vous à une poignée de fans sous la coupole étoilée de la Rotonde. Mélodies toujours accrocheuses et noise encore bien présente, les nouvelles compos du quartet jouent la carte de la continuité. Acouphène, est-ce que tu m’entends ?

Sortis des bois de Nottingham, Swimming amorçait la soirée par quelques morceaux bien ficelés mais manquant cruellement de génie. Entre bâillements et sourires empathiques, le public attendait patiemment et poliment la fin d’un set qui au final sombrait dans la platitude.

Fort heureusement, l’atmosphère allait s’électriser sous peu.

Développant leur sens inné de la pop song génialement imparfaite, bancale juste comme il faut, The Megaphonic Thrift prouvait à nouveau leur talent à qui peut l’entendre.

Maître de ses escapades soniques et taillant l’espace comme un Rodin bruitiste, déchirant l’air de ses larsens de feu et chevauchant l’infini sur ses Fenders acérées, le groupe farouchement intègre digère et régurgite la somme de ses influences dans un malstrom jouissif auquel tout amateur du genre ne peut que succomber.

Avant de pouvoir s’en repaître à volonté dès la sortie imminente de l’album, le public hélas parsemé en prenait une bonne giclée à la face avec un rictus de contentement parfaitement de circonstance.

Le groupe se donnait entièrement à ceux présents. Et comme toujours, les absents ont toujours tort…

(Organisation : Botanique)

 

The Megaphonic Thrift

Decay Decoy

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Vous aimez la noisy, le shoegaze et le psychédélisme ? Vous ne pouvez passer à côté de The Magaphonic Thrift. Un projet norvégien qui réunit Richard Myklebust (Stereo 21, Linn Frøkedal), Fredrik Vogsborg (Casiokids et Syme) ainsi que Linn Frøkedal et Njål Clementsen (tous deux impliqués chez Low Frequency In Stereo). « Decay Decoy » constitue leur premier album et dans le style, il est tout à fait remarquable. Leur patronyme est inspiré d’une chanson de Guided By Voices, mais leurs références oscillent de Swervedriver à My Bloody Valentine, en passant par The Fall, Sonic Youth et Blonde Redhead. Ces deux derniers, surtout lors des échanges vocaux masculins/féminins et puis des accords de guitare dissonants. Et pour la bande à Mark E. Smith, lorsque la voix devient plus déclamatoire et vindicative. Encore que sur le titre d’ouverture, « The undertow », c’est plutôt aux harmonies vocales de Mercury Rev que l’on se met à penser. Enfin, les nappes bruitistes, atmosphériques, chargées de feedback nous replongent inévitablement dans l’univers des deux premiers cités. Hormis deux titres plus mid tempo, les 7 autres compos évoluent sur un rythme quand même plus offensif voire enlevé. Hypnotique aussi. Et même parfois carrément krautrock. Et fatalement, l’opus s’achève par un titre absolument dévastateur, « Queen of noise ». The Megaphonic Thrift a le bon goût de ne pas se contenter de pasticher ses influences ; simplement, après les avoir digérées, il parvient à en concocter une solution originale. Et à ce titre, « Decay Decoy » mérite un 5 étoiles…

 

The Megaphonic Thrift

Une gifle monumentale…

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Parti en quête d'une cure de jouvence, en allant me délecter de la pop bruitiste de The Joy Formidable, c'est à genoux et totalement subjugué par The Megaphonic Thrift que je suis revenu chez moi, l'esprit encore sous le choc. Attention, une (bonne) surprise peut en cacher une autre (encore meilleure).

20 heures trébuchantes et les quatre Norvégiens montent sur scène. La bassiste semble encombrée par cet instrument presque trop grand pour elle. Le guitariste-chanteur est poli et propre sur lui. Le second gratteur en impose par une carrure de bûcheron impressionnante. Par contre, le batteur reste discret derrière ses fûts. Rien qui ne puisse me préparer à ce qui va suivre. Pourtant, quarante minutes plus tard, mon corps vibre d'émotions extatiques. Je viens de me prendre une gifle monumentale en pleine tronche, de ce genre de baffe dont on redemande.

Alliant des mélodies simples, presque enfantines à un son percutant, incisif et puissant, The Megaphonic Thrift creuse une veine maintes fois taillée, mais en extrait une giclée de grandiose avec une maestria déconcertante, et surtout sans avoir l'air d'y toucher.

Dés le début, le groupe se met hors de portée, montant en puissance et atteignant rapidement des cimes que bon nombre de groupes bruitistes et nihilistes ne pourront jamais que caresser du regard. Si la dissonance et l'aspect noisy de leurs grattes les rapprochent immanquablement des hordes suiveuses de Sonic Youth, tout le crédit de MT est de surpasser ce lourd tribut pour ajouter sa propre pierre à un édifice en constante déconstruction. Hypnotique et sauvagement zébré de larsens qui déchirent le charme pernicieux de leurs faux airs innocents, « You Saw the Silver Line », extrait de leur dernier album en date, donne immédiatement le ton, le son, et met en orbite un set qui tout au long de son parcours fera parler la foudre. S'ensuit « Acid Blues », extrait de « A thousand years of deconstruction », et l'excellent « Talks like a weed king » dont le duo voix masculin-féminin et la mélodie évidente mais pourtant imparable rappellent, au passage, quelques perles issues des nineties (The Delgados, Prolapse, et d'autres encore). Le question-réponse des deux Fender Jazzmaster sur « Dragon VS Dust », caractérisé par ses résonances débonnaires, la rythmique martiale de « Neues » et le final « Queen of Noise », digne d'un Swervedriver au faîte de sa puissance, en sont les plus belles illustrations. A l'heure où les oreilles se tournent vers ces années 90, il faudra compter sur ce groupe fantastique dont la débauche d'énergie n'est pas en reste avec la qualité des chansons.

Après de longues tergiversations, montent ensuite, sous l'auréole de la Rotonde, les Gallois de The Joy Formidable, pour la dernière date de leur tournée européenne, avant l'envol vers les terres américaines. Sur-vitaminés et animés d'une réelle joie de se défouler sur scène, face à un public réceptif, le combo enchaîne énergiquement les chansons extraites de son premier opus, intitulé « The Big Roar ».

En commençant là où commence cet opus, à savoir l'épique « The everchanging Spectrum of a lie », titre à rallonge qui termine son dernier souffle dans un nuage de bruit, après une longue cavalcade, toutes voiles dehors.

Amusant petit bout de femme juchée sur talons, Ritzy Bryan tient de la musaraigne dopée aux amphétamines. Ses grands yeux vous fixent étrangement à intervalles réguliers. Ils lui confèrent un air étrange de Minnie Mouse extasiée. Nonobstant sa petite taille, sa débauche d'énergie et son incroyable bonne humeur renforcent le capital sympathie d'un groupe qu'on compare, à tort ou à raison, aux Pixies ou aux Breeders première mouture.

Loin de ce débat somme toute vain, le trio délivre une Pop soignée, structurellement audacieuse qui enfonce le bouton d'effet à la moindre occasion. Et d'effets, il en est question, puisque le rack de pédales du bassiste n'a rien à envier à celui de la charmante guitariste. Noise, noise, noise, encore et encore, en cette bien belle soirée.

Les titres les plus accrocheurs, tels « Austere » ou « Buoy », suscitent l'engouement du public. Le bonheur de la formation est alors à son comble. En témoigne le sourire éclatant du batteur, semblant éprouver une satisfaction candide qui faisait réellement plaisir à voir.

Après avoir dispensé un « I don't want to see you like this » dévastateur, le groupe nous quitte, non sans nous avoir donné rendez-vous au détour de l'un ou l'autre de nos festivals.

Votre serviteur, ravi de ce moment passé, s’en est allé regagner ses pénates. Toujours sous le charme de The Megaphonic Thrift. Car, indiscutablement pour ma part, les plus formidables n'étaient pas ceux que j'attendais.

(Organisation: Botanique)