La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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The Men

Mercy

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Repéré en 2010 grâce à l’album « Immaculada », un brûlot qui lui avait ouvert les portes du label Sacred Bones, le quatuor de Brooklyn ne cesse de se réinventer, de surprendre, voire de complètement déstabiliser son auditoire.

Elpee bien propre sur lui, ce « Mercy » démarre par une ballade qui d’emblée plante le décor. Classique et élégante cette chanson séduit par ses harmonies et agace par ses évidences.

Mais « Waiting In Dirty Water » emprunte alors directement une autre voie, conduite par un gimmick répétitif dessiné conjointement par des sonorités de guitare et d’orgue, échappées des années 70.

Dix minutes plus tard, après avoir tiré en longueur, secoué par des montées psyché saturées ou apaisé plus loin par des nappes d’Hammond sous LSD, le titre entrevoit alors un final aux portes de la perception, lors d’un decrescendo grisant...

La force de cet album procède sans aucun doute du songwriting et d’un line-up stabilisé depuis quelques temps. Et ces faiblesses dans l’audace de ce groupe à essayer tout ce qui lui chante. En témoigne ce « Children All Over The World » baigné de chorus et outrageusement maquillé comme un camion volé sur une aire d’autoroute dans les années 80. Mais le plus surprenant c’est que l’ensemble tient parfaitement la route. Et si le bruit des débuts fait souvent place à l’écriture, les fulgurances de quelques soli de guitares rappellent les débuts sans concession.

Tantôt calme, tantôt extatique, la musique de The Men explore les genres, s’approprie les codes tout en assurant sa propre originalité.

Une vraie réussite, telle une insulte gracieuse jetée à la face du monde.

The Men

New Moon

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Après avoir goûté aux douceurs sucrées du concert de La Femme, au Grand Mix à Tourcoing mercredi dernier, votre serviteur est confronté aux saillies hormonales des mâles de The Men…

Formé à New-York en 2008, le band pratiquait, à ses débuts, un punk-noise aux tendances hardcore. Depuis, il a bien tempéré ses ardeurs et même rencontré un succès relatif, lors de la sortie d’« Open Your Heart », l’an dernier. Si les accents noise n’ont pas été gommés, les Etasuniens préfèrent insuffler un max d’énergie dans leur expression sonore. Mais susceptible d’émarger au folk. A cause des interventions d’harmonica et de sèche. Un peu comme si le combo cherchait le chaînon manquant entre Neil Young (« Open the Door ») et Fugazi (« Without a Face »). Les guitares sont bavardes et rappellent parfois l’excellent Dinosaur Jr (« Freaky »).

L’opus démarre en douceur, mais s’achève par une plage remarquable intitulée « SuperMoon ». Le mélomane est alors emporté comme dans un maelstrom irrésistible, pendant plus de 8 minutes.

Les aficionados originels reprocheront sans doute à The Men d’avoir perdu son esprit frondeur. Les autres devraient apprécier leur capacité à élargir leur champ de vision, sans pour autant se compromettre…

 

The Menzingers

On the Impossible Past

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Impossible de ne pas balancer certaines références grossières telles que NOFX, Blink 182 ou Rancid à la découverte de « On the Impossible Past », le nouvel album de The Menzingers ! Mais on se rend rapidement compte que c’est plus du côté de la finesse d’écriture de The Hold Steady que ces punk-rockeurs issus de Scranton (Pennsylvanie), récemment signés chez Epitaph, lorgnent… Les Américains parviennent à séduire grâce à un sens mélodique irrésistible, développé tout au long de cet impeccable troisième album. A travers leurs textes à l’humour noir assumé, The Menzingers parvient à allier la joie des mélodies et la profondeur des textes. Plusieurs pépites punk-rock à l’affiche : l’efficace « Gates », l’hymnique « Chamberlain Waits » ou encore « Sun Hotel » rappellent les magnifiques The Thermals. La voix éraillée de Greg Barnett et l’instrumentation power-rock très classique transforment « On the Impossible Past » en une sorte de classique immédiat d’Americana Punk !

 

The Men

Open Your Heart

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The Men passe la barre du troisième LP sans accroche. Le quatuor originaire de Brooklyn fracasse tout sur son passage. « Open Your Heart » est un condensé d’énergie pure, entre Garage et Post-punk. « Turn It Around » et « Animal » donne le ton et le signal de départ, comme un coup de poing dans la tronche. Tout y est : les mélodies, les riffs, la frénésie et, surtout, la passion. Les maîtres des Hommes s’appellent Sonic Youth, Buzzcocks ou encore Dinosaur Jr. Loin de les imiter, The Men ont parfait leur art du disque bien pensé.

Après la furieuse mise en bouche, la formation étale habilement sa capacité à glisser d’un genre à un autre sans complexe. L’épique « Oscillation », long de plus de sept minutes, flirte de près avec Sonic Youth, tandis qu’un titre de la même durée, comme « Presence » passe l’oreille du côté des Silver Apples. Des références flagrantes sont disséminées un peu partout sur « Open Your Heart ». The Men sont parvenus à en jouer et, mieux encore, à les traduire pour en faire la force du disque. Tant et si bien qu’il apparaîtra très certainement au sein de pas mal de tops de fin d’année ! A bon entendeur…