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The Monochrome Set

Maisieworld

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Après avoir publié le superbe « Spaces everywhere », en 2015, The Monochrome Set est donc de retour pour un 14ème elpee. Et suivant la bonne habitude du groupe, cet opus a de quoi décontenancer. En fait, les compos changent régulièrement de registre entre couplets et refrains, se référant régulièrement au music-hall, comme chez Divine Comedy. Même la voix de Bid est aussi versatile et nasillarde que celle de Neil Hannon. Parfois cyniques et souvent truffés de jeux de mots, les textes ont aussi des connotations à caractère sexuel. Ce n’est pas neuf dans l’œuvre du band britannique. Plusieurs écoutes sont cependant nécessaires, avant d’appréhender cet LP. Non, mais imaginez le topo : punk, vaudeville, boogie, flamenco, rock, pop, sonorités mécaniques (Un « Mrs Robot » qui navigue quelque part entre Talking Heads et XTC) et tutti quanti alimentent des morceaux susceptibles d’inviter cuivres, orgue vintage, rogné, voire piano électrique (Benmont Tench ? Ray Manzarek ?) ou encore banjo au sein d’une instrumentation organique plutôt classique, la guitare s’autorisant l’un ou l’autre petit solo élégant et parcimonieux. Si vous appréciez le typiquement british, cet LP est votre tasse de thé…

 

The Monochrome Set

Cosmonaut

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Fondé en 1978, The Monochrome Set a sévi de 1978 à 1985, puis de 1990 à 1998 avant de se reformer en 2010. « Cosmonaut » constitue son quatrième elpee studio depuis sa réunion, et son 13ème à ce jour. Du line up, il ne reste plus que le chanteur/compositeur Bid (NDR : un véritable prince indien !) Qui se charge également de la guitare, aujourd’hui.

Londonien, The Monochronme Set était considéré comme une des formations les plus douées de sa génération. Mais si ses musiciens étaient particulièrement talentueux, ils pêchaient aussi et surtout par dilettantisme. Et le groupe a beau être devenu culte, il n’a jamais vendu des tas de disques. Pourtant, il a gravé quelques opus tout bonnement remarquables. 

Et ce dernier ne l’est certainement pas moins. Peut-être hors du temps. Première constatation, il y a davantage de claviers. Le plus souvent vintage. Pensez aux sonorités d’orgue dispensées chez The Attractions, l’ex-backing group d’Elvis Costello. Une exception qui confirme la règle, « Squirrel in a hat », une piste dont les synthés rappellent carrément Ultravox. On y retrouve bien sûr la voix de crooner nasillarde, laconique de Bid, dont le trémolo et les inflexions sont très susceptibles de rappeler Edwyn Collins. De chouettes mélodies aussi. Et puis des lyrics complètement décalés, lorsqu’ils n’évoquent pas d’étranges pratiques sexuelles. Faut dire que le sens de l’humour bien british de Bid est légendaire. Sophistiquée et excentrique, la musique de TMS doit autant au cabaret, au surf (NDR : ces accords de guitare !) qu’à la pop des sixties. Parfois, on se demande même si elle n’a pas influencé Neil Hannon, le leader de The Divine Comedy. Pourtant, sur cet opus, on décèle des traces de country et de Tex Mex. Et puis des chœurs féminins qui apportent une forme d’allégresse aux compos. Une excellente surprise !

 

The Monochrome Set

Volume, contrast, Brillance… Vol. 2 Unreleased & rare

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Au cours des eighties, des artistes comme Morrissey ou Edwyn Collins considérait déjà The Monochrome Set comme une influence majeure. Graham Coxon (Blur) et Neil Hannon (The Divine Comedy) le reconnaissent également. L’histoire de ce groupe –un peu intello quand même et drivé par Bid, un véritable Indien– fondé à Londres peut se découper en trois phases. La première entre 78 et 85, la deuxième entre 90 et 98, et suite à une réunion ponctuelle pour accorder un concert unique en 2008, depuis 2010, année à laquelle il s’est reformé. Oscillant entre new wave, post punk, surf, cabaret et pop sixties, sa musique a toujours été un peu atypique. Et souvent même très humoristique. Pourtant particulièrement mélodieuse, elle n’a jamais récolté de véritable succès. Faut dire aussi que les musicos étaient –ou sont encore– des dandys excentriques, dans l’esprit de la célèbre série télévisée ‘Chapeau Melon et Bottes de Cuir’, voire de Monty Python. Références aux images de la TV en noir et blanc, of course !

« Volume, contrast, Brillance… Vol. 2 Unreleased & rare », c’est la suite d’une première compile baptisée « Volume, Contrast, Brilliance : Sessions & Singles », parue en 1983. Elle réunit bien évidemment des démos, des inédits et des raretés, enregistrés entre 1978 et 1991. La pseudo prière bouddhiste « Wisteria » ainsi que « Jack » sont sans doute les plages les plus marquantes de l’opus. Cette dernière, très électrique, mais aux réminiscences britpop, semble  hantée par les Doors, nonobstant l’intervention très free jazz du saxophone. Le titre date de 1991, mais la version est tout bonnement époustouflante. Et le reste du long playing vaut vraiment son pesant de cacahuètes.