L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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The Proven Ones

You ain't done

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The Proven Ones est un supergroupe de blues. Un quintet réunissant des musiciens chevronnés dont la réputation n’est plus à faire. Soit le chanteur bostonien Brian Templeton (NDR : un ex-Radio Kings), le claviériste Anthony Geraci (NDR : un ex-Sugar Ray & the Bluetones et Ronnie Earl and the Broadcasters), le guitariste Kid Ramos (NDR : un ex-Fabulous Thunderbirds et Mannish Boys), tout comme le bassiste Willie J. Campbell et le batteur Jimi Bott (NDR : également des ex-Fabulous Thunderbirds). L'an dernier, le collectif publiait son premier opus, "Wild again", un disque qui a décroché le prix du ‘Meilleur enregistrement blues contemporain’, dans le cadre des Blues Music Awards. Vu la présence de 3 ex-T-Birds, il n’est pas étonnant que la musique de The Proven Ones soit influencée par la formation texane. Néanmoins, Kim Wilson n’a pas participé aux sessions ; en outre, l’harmonica est peu utilisé. Conclusion, il existe quand même une énorme différence entre l’expression sonore des deux combos. Et le son constitue la marque de fabrique du groupe. Pas étonnant quand on sait que Jimi Bott et le réputé Mike Ziton se sont chargés de la production. L’elpee a été enregistré au studio Dockside, à Maurice, en Louisiane.

L'opus s'ouvre par une courte intro instrumentale constituée de sonorités trafiquées et de bandes passées à l’envers. De quoi apporter une touche psychédélique au morceau. Bien rythmé, "Get love" est un blues classieux enrichi de cuivres et tapissé par l’orgue. La voix de Templeton est solide et la sortie de Kid Ramos, fulgurante ; il retient ses notes avant de les libérer par flots. R&b saignant, "Gone to play " est balisé par les percussions musclées de Bott. La construction du titre est bien équilibrée. D’ailleurs, quoique acérés, les accords de Kid s'emboitent parfaitement dans l'ensemble. Plusieurs plages blues/rock se distinguent par leurs riffs arides. A l’instar de "You ain't done", une piste réminiscente de Free voire des Stones. Le chant est impeccablement maîtrisé, tandis que l’orgue coule de source. Puis de "Fallen", au cours duquel Ramos nous réserve un envol magistral. Mais encore "Favorite dress", un rock’n’roll cuivré, percutant, digne de la bande à Jagger/Richards, qui clôt le long playing. Une intro a cappella amorce "Already gone". Les chœurs sont entraînants. Dynamique et accrocheur, le titre met bien en exergue le piano. Savoureux, "Milinda" trempe dans une country pure et dure. "Nothing left to give" véhicule des accents latino empruntés à Santana. A cause des percussions et de l’orgue, mais aussi de la guitare de Kid Ramos, hantée par le célèbre gratteur mexicain. Chanson roots indolente, "I ain't good for nothin" nous entraîne à la Nouvelle-Orléans. Kid se consacre au micro sur ce morceau au cours duquel percus, ivoires et cuivres sont à la fête. On n’en oubliera pas les deux plages lentes, "Whom my soul live" et "She'll never know". Ballade soul, la première est interprétée avec grâce par la chanteuse texane Ruthie Foster. La seconde est signée par Jimi Bott. Il y raconte la perte précoce de sa nièce, devenue junkie. Une compo dont l’envol aux cordes est chargé d’un max de sensibilité…

The Proven Ones

Wild again

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The Proven Ones est un supergroupe réunissant des musiciens qui ont milité au sein de formations notoires. Que ce soit Fabulous Thunderbirds, Ronnie Earl & the Broadcasters, Sugar Ray and the Bluetones, Rod Piazza Mighty Flyers, James Harman Band ou Radio Kings. Il implique de grands noms issus à la fois de la Côte Est et de la Côte Ouest des States. Côté East Coast, figure le remarquable chanteur Brian Templeton (ex-Radio Kings) et le claviériste Anthony Geraci (ex-Little Anthony and the Loco-Motives, Sugar Ray, Ronnie Earl). Côté West Coast, le guitariste Kid Ramos, le bassiste Willie J. Campbell et le batteur Jimi Bott, trois musicos qui ont, à un moment ou un autre, sévi chez les Fabulous Thunderbirds. Expérimentés, ces musicos viennent de graver "Wild again", un disque enregistré au sein du studio Roseleaf, à Portland, dans l’Oregon. Les dix plages sont partagées entre propres compos et reprises.

Une intro majestueuse tramée dans les accords d’orgue Hammond et de piano prélude "Cheap thrills", avant que la voix de Brian s’impose, soutenue par les cordes de Kid Ramos qui s’autorise néanmoins déjà, son premier billet de sortie. Toujours aussi entraînant, "City dump" est enrichi de cuivres et se distingue par les envols de la guitare et du sax ténor de Renato Coranto. "Don't leave me this way" baigne au sein d’un climat néo-orléanais, un blues lent cuivré signé Fats Domino et Dave Bartholomew. Lorsqu’il militait chez Fleetwood Mac, Peter Green avait composé "If you see my baby". Quel bonheur d’écouter cette nouvelle version, au cours de laquelle Kid Ramos, bien épaulé par les ivoires d’Anthony, démontre avoir parfaitement assimilé le style et les tonalités immortalisés par Green. Geraci signe "Why baby why", un shuffle qui baigne au sein d’une atmosphère brûlante, ponctué par une nouvelle intervention classieuse sur les cordes. Le "Right track" de Kim Wilson (NDR : extrait de son elpee, "Smoking joint") est un r&b coloré par les interventions au saxophone de Chris Mercer (NDR : ce musicien britannique a participé à l’aventure des Bluesbreakers de John Mayall, au cours des 60’s). La guitare largement amplifiée du Kid balise "Wild again", un blues/rock texan. Très long blues lent, le "Loan me a dime" de Fenton Robinson brille de mille feux. Un excellent opus qui permet à Kid Ramos de démontrer tout son talent dans le style…