L’école d’art de Library Card

Library Card a beaucoup joué en live à travers l'Europe et les États-Unis. Son nouveau morceau, "Art School", est devenu un favori du public lors de ses concerts. Ce titre marque un nouveau chapitre pour la formation, qui est rapidement devenue l'un des…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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The Raconteurs

Help us stranger

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Onze années après avoir publié « Consolers of the Lonely », The Raconteurs a donc décidé de graver un nouvel album. Au cours de ce long silence, les musicos se sont retrouvés sporadiquement, mais surtout ont développé leurs projets personnels. Faut dire aussi que Jack White est un personnage à la fois aussi excentrique que têtu et son entente avec le multi-instrumentiste Brendan Benson n’a pas toujours été au beau fixe. D’ailleurs, en 2014, ce dernier avait déclaré que revenir au sein du line up était très peu envisageable. En fait, c’est le binôme White/Benson qui crée l’alchimie des compos, un peu comme Lennon/McCartney pour les Beatles, à leur époque. Et il est probable que les deux fortes personnalités l’aient enfin compris. La preuve par ce troisième elpee au tracklisting parfaitement équilibré et sans la moindre faiblesse et qu’on pourrait qualifier de classic rock !

Le long playing s’ouvre par l’enlevé « Bored and razed”, une plage aux riffs de gratte saignants, susceptibles de virer au blues, quand les accords suivent le chant, un peu comme le pratiquait à une certaine époque Clapton, chez le Blind Faith. Du blues mid tempo qu’on retrouve sur la valse « Now that you’re gone ». L’influence du Led Zeppelin est palpable tout au long du hard rock « Don’t bother me », mais également lors du titre final « Thoughts and prayers », mais dans l’esprit de l’elpee « III », c’est-à-dire sous sa forme acoustique, une ballade au cours de laquelle le band a reçu le concours des sœurs Scarlett et Lilie Mc Ride, respectivement à la mandoline et au violon. Le drumming ample de Patrick Keeler est bien mis en exergue sur la cover du « Hey gyp (dig the slowness) » de Donovan, dont la version retravaillée, bien évidemment, est traversée par l’intervention d’un harmonica. Irrésistible, « Sunday driver » nous replonge dans les 70’s, un titre attaqué dans l’esprit de Free, mais en plus glam. Deux plages évoluent sous de formats complètement opposés. Tout d’abord « Only child », un morceau pop beatlenesque, mais abordé dans l’esprit de George Harrison. Et puis le « What’s yours is mine », dont le flow hip hop rappelle Rage Against The Machine. White nous réserve, bien sûr, de temps à autre, un solo bien pointu, comme sur « Help me stranger », lorsqu’il égrène ses notes à la manière d’Adrian Gurvitz (Gun) ou encore lors de l’hymnique « Live a lie »…

Vous savez tout ou presque. Il ne vous reste plus qu’à savourer…

The Raconteurs

Broken Boy Soldiers

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Il était une fois quatre vieux amis souhaitant former un nouveau groupe. Jack White, le premier, était un ange rouge et blanc. Touché par la grâce, le jeune homme maîtrisait son sujet préféré : le rock’n’roll. Le second, Brendan Benson, vouait une admiration démesurée aux mélodies ciselées par des formations en ‘b’. Les Beatles, les Beach Boys, les Byrds, tous, il les choyait. Les deux autres, le batteur Patrick Keeler et le bassiste Jack Lawrence, vivaient sur les rivages du lac Michigan au sein d’une tribu électrique baptisée Greenhornes. Contrairement à la légende, Patrick Keeler n’était pas un tueur, mais un honnête percussionniste. Pour sa part, Jack Lauwrence n’avait rien de féminin, mis à part des lunettes à faire pleurer Nana Mouskouri de jalousie. Réunis à Detroit, antre industriel des automobiles, les quatre garçons décidaient de faire démarrer leur projet sur les chapeaux de roue. Plutôt belle et simple, l’histoire des Raconteurs commençait alors. Enregistrant le jour, buvant la nuit, les galopins publient aujourd’hui l’aboutissement de ces délassements : « Broken Boy Soldiers ». Un album génial, débordant de décontraction et de tubes convulsifs. En tête de liste, « Steady As She Goes » passe sans mal les élections. Hit de la semaine, de l’été et plus si infinité, cette chanson et son refrain empochent toutes les voix de préférence. « Hands » demeure la poignée de main attendue et convenue entre White et Benson. L’éponyme « Broken Boy Soldiers » symbolise indéniablement l’hégémonie patentée du Stripes en chef. Capables de sorties pop aux relents soul (« Together », « Blue Veins »), les Raconteurs ne manquent pas d’afficher leur savoir-faire. Quitte à tomber dans des excès pompiers (« Level »), les garçons ne s’en laissent pas conter. L’histoire ne répétera sans doute pas. Profitons donc du moment présent, jouissons de ces chansons sans prétention. Elles sont là pour ça. Sans ambages, elles s’offrent à nous comme la plus jolie des fables. Narrateur d’un jour, Raconteurs toujours.