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The Presidents Of The United States Of America

Freaked out and small

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Nonobstant un premier elpee qui s'était vendu à plus de quatre millions d'exemplaires, à travers le monde, TPOTUSOA s'est séparé au cours de l'année 1997. Faut croire que les musiciens du groupe s'étaient quittés en bons termes, puisque l'an dernier le trio a décidé de se reformer, et dans la foulée d'enregistrer un deuxième album. Un disque pour lequel, il a reçu le concours de Duff Mc Kagan, le bassiste de Gun's & Roses, sur une des rares compositions punkysantes, " I'm mad ". en fait, " Freaked out and small " se révèle beaucoup plus éclectique, tâtant aussi bien du rock 'n roll, à la pop contagieuse, en passant par le gothique, le funk, le rockabilly et le garage, tout en laissant même la place à l'une ou l'autre composition plus tendre. Le titre final, " Headin out ", nous entraîne même dans un univers plus intense, plus mélancolique, que n'aurait pas renié un certain House Of Love ; alors qu'une chanson comme " Jazz guy " véhicule des lyrics dont le cynisme rappelle tout simplement Lou Reed. Etonnant, lorsqu'on sait que sur leur premier opus, les textes passaient pour être complètement ridicules, pour ne pas dire débiles. Beaucoup mieux équilibré, ce deuxième opus de TPOTUSOA n'est cependant pas d'une grande originalité. Par contre, il a le mérite d'être très agréable à écouter et de rendre de bonne humeur ; à l'instar du single " Tiny explosion " ou encore de l'allègre et fluide " Last girl on earth ", résultat d'une hypothétique rencontre entre Jerry Lee Lewis et les Stones…

 

The United States Of America

The United States Of America

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C’est presque trop facile. L’unique album de The United States Of America s’offre tous les symptômes de l’album culte. Succès critique mais pas vraiment public. Sonorités en avance sur son temps. Groupe éphémère qui ne dépassera pas le seuil du premier album. Leader intransigeant et engagé. N’en jetez plus. S’il y a un album culte, c’est bien celui-là. Sorti en 1968, cet LP éponyme est une véritable merveille. En dix morceaux, il s’érige non seulement en synthèse brillante de son époque, mais il élargit aussi l’éventail des possibles comme le feront, dans les mêmes eaux, Silver Apples ou White Noise. Ce qui relie ces trois-là, c’est l’utilisation de l’électronique dans leur pop psychédélique, le génie de l’exploration sonore, la volonté d’aller plus loin que la simple reproduction de recettes existantes. 

Bien sûr, on trouvera dans cet album des réminiscences du « Sgt. Pepper » des Beatles, l’ambiance musicale du premier morceau (« The American Metaphysical Circus ») renvoyant directement aux folies des Fab Four de cette fin des sixties. Mais comment blâmer un groupe de s’inspirer d’un tel monument, si actuel, si audacieux ? Impossible. D’autant plus que The United States Of America est loin de se limiter à un simple démarquage. Dominé par la personnalité de Joseph Byrd, le band décide de se passer de guitares pour profiter à plein des claviers électriques, des sonorités électroniques, des modulateurs et autres violons électrisés. Ce qui n’empêche pas un « Hard Coming Love » d’être furieusement garage et un « Coming Down » d’être pop hallucinée en diable. La privation de guitare n’entraîne pas une rupture avec l’air du temps. Elle ne fait que doper l’inventivité.

Radical, John Byrd revendique son engagement politique. Il se veut communiste, réfractaire à tout signe trop conventionnel, reniant un look trop aliénant. Elève de John Cage, il entend triturer la matière musicale, élevant l’audace sonore au rang de démarche artistique. Tout cela séduit donc la critique, mais pas le grand public qui ne se retrouve pas forcément dans cet ovni avant-gardiste. Pourtant, dans un texte écrit à l’occasion de la réédition de cet album en format CD, il y a dix ans, Joseph Byrd se rappelle d’une reconnaissance publique. C’était lors d’un concert à Boston. ‘Là, l’album s’était plutôt bien vendu. Les gens connaissaient les chansons. Lorsque Dorothy a entamé Love Song For The Dead Ché, j’ai été stupéfié de les entendre reprendre les paroles. C’était un de mes morceaux préférés et, aujourd’hui, j’ai encore des frissons rien qu’à me souvenir de ces centaines de personnes chantant ma musique’.

En 1968, l’album atteindra la 181ème position des charts américains. Trop modeste pour un LP de cette trempe qui en impose encore, de nos jours, par sa créativité débridée, sa beauté intemporelle. La suite ? Byrd lancera un nouveau projet (Joe Byrd and the Field Hippies) qui accouchera d’un album en 1969. Mais le cordon ombilical sera difficile à couper, le titre de cet opus n’étant autre que celui du premier titre du LP de 68 (The American Metaphysical Circus). La chanteuse Dorothy Moskowitz, elle, rejoindra Country Joe McDonald. Lorsqu’on l’interroge sur l’aventure de United States Of America, elle n’en brosse pas un portrait idyllique, se rappelant, notamment, de la difficulté à faire entendre sa voix dans le déluge sonore des concerts. ‘Nous n’étions pas aussi merveilleux que le prétendent nos fans actuels. Ce n’est pas à moi de juger, mais je crois simplement pouvoir dire que nous avons fait un remarquable premier album et que je suis chanceuse d’y avoir participé’.  

 

The Presidents Of The United States Of America

II

Le deuxième album de Presidents of the USA n'a rien de révolutionnaire, mais nous ne partageons pas l'acharnement mis par la presse britannique à le dénigrer. D'accord, hormis le hit potentiel "Volcano", l'opus ne recèle aucune chanson immédiatement mémorisable, ni de cover de la trempe de "Kick out the jams" (MC5), de "Video killed the radio stars" (Bangles) ou de "ça plane pour moi" (Plastic Bertrand), mais toutes les compositions sont issues du même moule que le précédent elpee. Et puis, pour l'enregistrer, le trio a reçu le concours de Mark Sandman de Morphine. Ce qui n'est quand même pas négligeable. Enfin, ce morceau de plastique risque fort de faire vibrer toutes celles et tout ceux qui ne jurent que par le punk pop contagieux, simple, fun, efficace et mélodique; critères auxquels répond ce trio de joyeux drilles qui ont, en outre, le mérite de combler le chaînon manquant entre Cheap Trick et les Fleshtones...

 

The Presidents Of The United States Of America

L’état de grâce…

On peut vendre deux millions de disques rien qu'aux USA et ne jamais arriver à se produire en Belgique. Les Presidents ont en tout cas raté leur 2 premiers rendez-vous belges, mais ils ont une 3ème chance.

"C'est assez incroyable : les deux fois où un membre du groupe est tombé malade, c'était le jour avant de jouer en Belgique! Il doit y avoir une malédiction. La prochaine, pour être sûrs, on commencera la tournée par la Belgique." Chris Ballew et Dave Dederer sur le flanc, c'est Jason Finn, le batteur du trio qui répond à nos questions.

En dehors des Etats-Unis, c'est en France que le groupe de Seattle a recueilli le plus de lauriers. "Inexplicable, estime Jason. Dave dit toujours que c'est en France que Jerry Lewis a le plus de succès proportionnellement. Peut-être nous comportons-nous comme lui ? Enfin, plus simplement, c'est sans doute parce que les médias français nous ont acceptés tout de suite. Bizarrement, c'est en Allemagne que nous avons suscité le moins d'intérêt."

De toute façon, Jason dit avoir déjà été fort surpris que les gens aient accroché si vite, tant aux Etats-Unis, en Belgique qu’en France. "On a commencé par prendre du bon temps entre nous, et on ne s'est jamais départi de cette conduite. Maintenant le groupe est connu internationalement ; c'est comme s'il n'y avait pas eu de transition entre notre première répète et le fait de vendre des millions de disques. Je me suis dis : ‘Comment est-ce possible que ce genre de truc m'arrive ?’ C'est le genre d’aventure dont on peut rêver, mais personne ne peut s'y attendre."

L’histoire d’un nom...

Ce qui frappe immédiatement, c'est le patronyme des trois Américains. "On l’a choisi comme ça. Rien n'était calculé. Il s'est avéré que c'était un bon nom, à la fois stupide et attrayant, à la fois. Grandiloquent et simple, aussi. Exactement celui qu'il fallait pour décrire notre style de rock qui ne se prend pas au sérieux. Chris et Dave sont depuis longtemps dans les mêmes groupes et ils se sont appelés de différents noms comme les Dynamic Duos, les Pure Frosting... Perso, j'étais dans Love Battery avec qui j'ai enregistré 4 albums. Trois pour Sub Pop et un pour A&M" (NDR : le dernier "Straight Freak Ticket", paru en 95).

"Il n'y a pas la moindre connotation politique", enchaîne Jason. "Dans le contexte musical, s'appeler les Presidents, c'est particulièrement bêta, non ? Bien sûr, nous sommes plutôt démocrates que républicains, mais c'est à titre personnel, individuel. Et rien ne l'indique dans notre musique ou dans nos paroles."

En tout cas, les Presidents n'ont pas rencontré le moindre problème dans leur pays après ce choix. "Sans doute parce que c'est employé au pluriel, qu'on n’a pas choisi le ‘Président des Etats-Unis’. Là, peut-être y aurait-il eu des réactions? En Europe, on utilise l'image présidentielle, et notamment ces photos où nous sommes maquillés, moi en rouge, Chris en blanc et Dave en bleu, les couleurs du drapeau américain. Mais chez nous, on essaie d'éviter ce genre de références pour privilégier l'absurdité du nom."

Le trio provient de Seattle. Ouais, bon, on ne pouvait pas passer la ville sous silence, en rencontrant Jason... "Les projecteurs, depuis l'avènement du grunge, sont braqués sur Seattle. Des événements s’y déroulent ; l'infrastructure est présente, notamment des clubs où se produire et des fantastiques studios de répète. Il y a aussi des stations radio qui sont ouvertes plus que largement aux groupes débutants. Et il n 'y a pas, comme en Angleterre, une stupide compétition entre les formations. Les Presidents sont très Seattle, mais ce n'est pas l'avis de tout le monde. Pour certains, Seattle, c'est Soundgarden ou Nirvana et rien que ça. Je me dis que la ville n'est plus une ville, mais une sorte de concept étrange... En tout cas, à mon avis, il faut pas aller à Seattle pour trouver le prochain Nirvana."

Le côté extrêmement fun des Presidents s'inscrit-il en réaction contre la déprime manifestée par les Nirvana et consorts ? "Je ne crois pas", répond Jason. "Certains groupes grunge sont aussi très fun, très marrants. Nirvana est également responsable de textes très drôles ; ce n'est pas parce que Kurt Cobain s'est suicidé, que tout était noir chez eux. Mais bien sûr, Nirvana, Alice In Chains et Soundgarden privilégient les sons mineurs considérés comme plus tristes..."

Tout le contraire des Presidents. Il semble d’ailleurs que sur leur premier disque, il n’y ait aucun accord mineur. "C'est sujet à caution, tout dépend un peu de l'interprétation. Bref, sur certaines chansons, c'est limite, ça peut être mineur ou majeur selon la façon dont on la joue… Mais en fait, je suis le batteur, c'est le genre de question à laquelle il m’est difficile de répondre."

Jason est le plus jeune des trois, il a 28 balais tandis que Chris et Dave sont respectivement âgés de 30 et 31 ans. Tous, ils sont dans le bizness depuis plusieurs années. "Mais on découvre maintenant un côté des affaires qu'on ne connaissait pas : le côté non musical qui découle naturellement du succès... Mais je ne vais pas commencer à me plaindre, ce serait indécent! Nous avons la possibilité de toucher beaucoup plus de gens. A nous de gérer ce phénomène, de continuer à écrire de bonnes chansons et à réussir de bons concerts."

"On discute beaucoup tous les aspects du groupe. Mais on n'est plus des teenagers, on a grandi et on sait communiquer ensemble sans gueuler. Parfois, c'est dur, mais heureusement on partage les mêmes goûts, la même esthétique, les mêmes idées sur la musique. Et on est tous les trois également impliqués. "

‘Ca plane pour moi’ en Yankee-yourt

Les Presidents sont connus pour leurs reprises : celle de ‘Kick out the jams’ de MC5 notamment, qui figure sur le premier album ; mais sur scène, le groupe reprend ‘Video killed the radio stars’ et ‘Ca plane pour moi’ en version yankee-yaourt! Si, si... Pourtant, aucune de ces deux covers n’a été retenue pour le prochain opus. "On les réserve pour la scène parce que ce sont des chansons qui s'y prêtent. Cela dit, ‘Ca plane’ vient de sortir sur un single en France, mais je ne sais pas si les Francophones retrouveront les paroles originales. En fait, nous on n'y comprend rien! Quant à ‘Kick out the jams’, c'était juste une chouette respiration en forme de clin d'oeil, un classique dont on s'est dit qu'il collait parfaitement à notre répertoire…"  

Ce prochain LP est quasi terminé : 25 chansons ont été enregistrées en janvier dernier. "On attend la fin de la tournée pour les mixer, ce sera sans doute un peu après septembre. Ne t'attend à rien de très différent de ce que nous avons réalisé sur le premier disque. Il y aura un peu plus de trucs rapides parce que, pour s'adresser aux foules, c'est plus efficace (rires), mais les chansons sont comparables. Ah oui, le son sera meilleur, mais tu t’en doutes certainement ; on a mis plus de moyens à notre disposition" Le premier disque n'aurait coûté que 120 000 FB (NDLR : 3 000€), une paille. "L'album provisoirement devrait s'intituler ‘Two’. On s'arrêtera à ‘4’. C'est là que Led Zep s'est arrêté, alors que Chicago continuait... On a choisi notre camp!"

Les thèmes des chansons du prochain disque ? "Plus de chansons à propos des animaux et des bagnoles (rires). Tu sais, les paroles, on n'y accorde qu'une importance relative, le tout est de s'amuser."

Ah oui, et ‘Lump’, c'est pas une chanson sur le cancer ? C'est pas très léger ça comme thème, hein Jason? C'est aussi ‘pour s'amuser’! "Ouais, Chris l'a écrite effectivement à propos d'une tumeur. Mais on a un peu hésité, parce que le sujet est très grave, très triste. Alors on a utilisé une métaphore. On peut penser que cette chanson parle d'une femme monstrueuse. Une façon de désamorcer la ‘tension’".

Jason n'écrit pas lui-même de texte: "Je suis à peine capable d'écrire des cartes postales, alors..."

(Article paru dans le n° 44 du magazine Mofo de Juin 1996)

The Presidents Of The United States Of America

The Presidents Of United States Of America

Flanqué d'un patronyme pareil, vous pouvez facilement vous imaginer que les musiciens du groupe ne sont pas des tristes sires. Et vous avez amplement raison. L'humour, ils en ont à revendre et ne se privent pas de le dispenser tout au long de leur opus éponyme. Un trio yankee. Issu de Seattle. Natif de Seattle, pour être tout à fait précis. Chris Ballew, guitariste de la formation a côtoyé tout un temps Mark Sandman, aujourd'hui impliqué chez Morphine, au sein d'un certain Supergroup. Il a en outre relevé du backing group de Beck, voici quelques années. Ce qui ne vous éclaire guère sur la musique pratiquée par ce combo. En fait, elle touche un peu à tous les styles. Avec une prédilection toute particulière pour le popcore (Pixies) et le funk (Red Hot). Un album bourré de surprises qui n'hésite pas à pasticher tout ce qui peut être éligible dans le monde de la pop et du rock. Les Beatles, par exemple, mais également les chats…