Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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The Waterboys

All souls hill

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Avant de publier ce 15ème long playing, The Waterboys avait sorti une trilogie (« Out all this blue » en 2017, « Where the action » en 2019 et « Good luck » en 2020) dominée par l’instrumentation électronique (synthés, boucles, etc.).

Pour ce nouvel opus, la formation britannique en est revenue à une formule davantage traditionnelle, plus proche de l’œuvre de Mike Scott, même si l’électronique n’a pas été complètement abandonnée. Elle est, en fait, bien intégrée.

Pas de trace cependant du violoniste Steve Wickham, qui a décidé de ne plus partir en tournée, tout en restant ouvert à des participations aux sessions de studio ultérieures. Par contre, sur certaines compos on retrouve des interventions au saxophone, mais exécutées par l’Américain Pee Wee Ellis.

Autre changement, sur les neuf plages de l’elpee, six sont cosignées par le producteur/écrivain Simon Dine. Mike reprend également le traditionnel country/folk « Passing through », une épopée gospel de plus de 9’ et puis « Once Were Brothers » de Robbie Robertson auquel il a ajouté des paroles, un morceau rogné par un orgue vintage.

Si les sessions d’enregistrement ont bénéficié du concours de nombreux invités, dont Ian McNabb aux backing vocaux sur « Blackberry Girl », Mike se consacre à de nombreux instruments, outre le chant, dont les inflexions peuvent parfois rappeler Dylan.

C’est en ‘spoken word’ que Scott s’exprime tout au long du lunatique « In my dreams ». Et à propos de mots (toujours en vers, bien sûr), Mike n’est pas tendre avec Trump, tout au long de « Liar » …

The Waterboys

Where the action is

Écrit par

Fondé en 1983 par Mike Scott, The Waterboys s’est séparé en 1993, avant de se reformer en 2000, intervalle au cours duquel le leader s’est concentré sur sa carrière solo. « Where the action is » constitue le treizième elpee de ce band insulaire, dont le line up a toujours privilégié les musiciens écossais et irlandais. Fer de lance du mouvement ‘Big Music’, Scott répercute, à travers sa muse, une iconographie païenne, primitive, mais paradoxalement spirituelle et religieuse. Et après un quart de siècle, il n’a pas changé de fusil d’épaule. Simplement, à l’instar d’un Richard Ashcroft, il s’intéresse de plus en plus à la soul des sixties, et tout particulièrement à coloration Stax. Publié en 2017, « Out of all this blue » en était déjà un signe avant-coureur. Et dès la plage d’ouverture (NDR : le titre maître !), une adaptation du tube de Robert Parker », « Let’s go baby », paru en 1966, dont Scott a écrit de nouvelles paroles, on relève déjà la présence de chœurs féminins bien soul, même si la piste, tapissée par des interventions à l’orgue Hammond, est aussi fougueuse qu’enlevée. Et « London Mick », hommage à Mick Jones (The Clash) est autant énergique qu’accrocheuse. Un Hammond dont les sonorités vintage colorent la ballade soul veloutée « Out of all this blue », soit une nouvelle version de la plage titulaire du précédent LP. Soul/pop/funk, « Right side of heartbreak (wrong side of love » lorgne carrément vers The Style Council. Plus étonnant, « Take me there I will follow you » intègre des vocaux hip hop, alors que les harmonies vocales évoquent plutôt Chumbawamba. Tout au long du dramatique « In my time on earth », Mike exprime sa nature passionnée et poétique, une ballade mid tempo qui arait pu figurer au répertoire de Richard Ashcroft. Morceau plus complexe, « Ladbroke grove symphony » relate les premiers pas de Scott, jeune rocker romantique londonien, une plage jazz/funk/rock (Steely Dan ?) qui s’achève dans les bruits de la circulation urbaine sur fond de reggae.

Les deux dernières pistes en reviennent à une forme plus conventionnelle. Enfin presque ! Tout d’abord « The she made the lasses O ». Inspiré par la nature le folklore et la littérature, il s’agit d’une interprétation contemporaine du poème de Robert Burn, « Green grow, the rashes, O », un morceau électro/folk au cours duquel le violon de Steve Wickham fait merveille. Enfin, l’opus s’achève par « Piper at the gates of dawn », 9’ au cours desquelles Mike illustre toute la crainte et la gloire de la nature, en récitant un poème de Kenneth Graham, issu de ‘Wind in the willows’, titre choisi par le Pink Floyd de Syd Barrett, pour son premier elpee, paru en 1967 !

The Waterboys

Cali, invité surprise...

Difficile de comprendre qu'un groupe comme les Waterboys ne bénéficie plus de distribution officielle en Belgique, alors qu'il parvient encore à faire aujourd'hui, salle comble à l'Ancienne Belgique. Une chose est sûre, Mike Scott est toujours aussi populaire chez nous. Et pas seulement à cause de la présence d'un fameux contingent d'aficionados, ce soir ; mais aussi parce que sa nouvelle tournée, réduite à quelques dates, passait par Bruxelles.

Pas de supporting act, mais un set qui commence avec 5 minutes de retard. Soit à 20h35. La ponctualité dans les concerts rock et pop est tellement rare, qu'il faut le souligner. Mike Scott monte sur les planches, toujours bien flanqué de son vieux camarade, le violoniste Steve Wickham et du claviériste Richard Naiff. Et surprise, la section rythmique (extrêmement solide par ailleurs) est constituée de deux blacks ! L'éclairage est sobre, mais le concert démarre fort. On entre tout de suite dans la 'big music' allègre. S'ensuivent pourtant quelques chansons plus intimistes, à l'instar de « Saints and Angels » ou de l'un ou l'autre morceau plus folk, au cours desquels Steve étale déjà tout son talent au violon. Un violon qui gémit, pleure ou entre dans une gigue folle (« Glastonbury song », « And a bang on the ear »). Mike abandonne sa guitare pour s'installer derrière un piano. C'est le moment choisi pour échanger quelques phrases sonores avec son claviériste ; et puis surtout pour nous réserver le fameux « Whole of the moon », que la foule reprend déjà en chœur. Quand Scott revient à la six cordes, c'est pour annoncer l'interprétation d'une toute nouvelle compo que la formation inaugure en concert : « You in the sky ». Le public est ravi du cadeau. Pour « A man in love », Richard est passé à la flûte. Un vent de fraîcheur souffle sur le paysage littéraire de cette chanson d'amour que Mike parvient à traduire en poème lyrique… La suite monte encore en intensité et certaines compos font littéralement exploser la salle. A l'instar de « Medecine bow ». Ca chante, ça danse. La fête est à son comble. Mike et Steve s'échangent l'un ou l'autre duel : guitare contre violon. Entre les morceaux, des fans s'écrient « Come on, Boys ». L'ambiance est conviviale : Scott discute avec son public, se livre à quelques plaisanteries. La dernière chanson avant les rappels met le feu : ça pogote dans tous les sens. Les musiciens sautent, mais pas en même temps : ils s'amusent. Fin de la chanson, la salle est plongée dans une soudaine obscurité. Le groupe vide les lieux. Le public est déchaîné, il en redemande. Les Waterboys reviennent sur scène pour deux chansons, dont la cover de Springsteen, « Independance day », compo particulièrement engagée. Puis après une ovation monstre, le combo réapparaît pour un deuxième rappel sous les hurlements de la foule. Mike Scott s'avance et là, surprise, révèle la présence d'un special guest : 'please welcome our favourite french singer…. Cali !' Clou du spectacle, ils interprètent ensemble Fisherman's blues.  Plus qu'un duo, c'est véritablement un trio qui communie ; dont le public qui s'en donne à cœur joie en reprenant le refrain : 'with light in my head, with you in my arms...' Faut dire que Cali a le don pour chauffer le public. Malheureusement toute bonne chose a une fin et les lumières se rallument dans la salle comme sur la scène. Le groupe salue, le public applaudit généreusement. Merci pour cette belle soirée.

Organisation Live Nation

The Waterboys

Universal hall

Écrit par

Saviez-vous que la naissance des Waterboys remonte à 1982 ? Un fameux bail pour un groupe dont le line up, il faut l'avouer, n'a jamais été très stable. Faut dire que son seul dénominateur commun, le compositeur/chanteur/guitariste/pianiste et bien sûr leader, est un type particulièrement tourmenté. Et pour cause, Mike Scott n'est jamais parvenu à faire le choix entre entreprendre une carrière solo ou poursuivre l'aventure des Waterboys ; mais aussi entre se consacrer à la big music ou à la formule acoustique (parfois même celtique). Déchiré entre ces quatre pôles, vous imaginez donc facilement les incessantes volte-face opérées depuis ses débuts. Pour enregistrer " Universal hall ", il a donc remonté les Waterboys. Aujourd'hui réduits à un trio. Au sein duquel on retrouve Steve Wickham, en compagnie duquel il travaille régulièrement, et en particulier depuis l'enregistrement de " Fisherman's blues ", en 1986. Et puis un certain Richard Naiff. Ex Catacoustics, ce claviériste avait déjà participé aux sessions d'enregistrement de " A Rock In The Weary Land ", en 2000. " Universal hall " est l'endroit au sein duquel Mike a enregistré son nouvel opus. Un théâtre sis à Findhorn, en Ecosse, où il a vécu pendant presque une décennie. Il y a trois ans, il y avait même accordé un concert devant 400 personnes. Une foule composée exclusivement de sa famille, de ses proches et de ses amis. Essentiellement acoustique, cet opus replace Mike dans la peau d'un troubadour des temps modernes. Des chansons tantôt intimistes, tantôt mystiques, rédemptrices même (" This light is for the world ", " The Christ in you "), mais toujours empreintes d'humanisme et de sagesse qui ne manquent jamais leur cible. Mais elles prennent une toute autre dimension lorsque le violon de Steve Wickham entre dans la danse. A l'instar du très beau et ondoyant " Peace of iona " ; ou encore du gaélique " The dance at the crossroads ". Exception qui confirme la règle, " Seek the light ". Un fragment dont les accents à la fois technoïdes et torturés sont plutôt surprenants et inusités dans le chef d'un Mike Scott. Serait-ce un indice de changement pour le futur des Waterboys ?

 

The Waterboys

A rock in a weary land

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Après avoir mis ses Waterboys entre parenthèses, pendant sept longues années, Mike Scott a décidé de revenir à la big music ; celle qui lui avait permis, à ses débuts, de soutenir la comparaison avec U2. Il avait bien, entre-temps, signé deux albums solo, " Bring' em all in " en 95 et " Still burning " en 97. Deux chouettes elpees qui étaient, fatalement et incompréhensiblement, passés inaperçus. Pour enregistrer " A rock in the weary land ", il a salué le retour de son saxophoniste fétiche, le bien nommé Anthony Thistlewaite ; et puis reçu le concours de Thighpaulsandra, mieux connu pour avoir conspiré avec Julian Cope, et plus récemment en compagnie de Spiritualized. Et le résultat est plutôt convainquant. Mike est toujours aussi possédé par la nature de la musique. Ses lyrics intelligents et empreints de poésie. En voulant faire donner sa musique comme le Londres de la fin du XXème siècle confronté au grotesque de la culture moderne, ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un message que Mike veut faire passer. Sa voix chaude, acide et chargée d'émotion. Encore que les quelques passages où il trafique son timbre, ne sont pas nécessairement judicieux. Hormis le dispensable " We are Jonah " et le confus " Dumbling down the world ", un peu trop calqué, à mon goût, sur " In a hite room " du mythique The Cream, le reste vaut son pesant d'eau précieuse. Depuis le torturé et luxuriant " Let it happen " au final extatique dans sa forme free jazz, " Crown ", en passant par les huit minutes somptueuses, lennonesques (" Mother " ?), de " My love is my rock in the weary land ", le poignant et contagieux " Is she conscious ? ", dompté par les palpitations de son piano sonore, le " Bowiesque " circa " Heroes ", le fluide " The charlatan's lament " et le tendre et irrésistible " The wind in the wires ". A 41 piges, Mike doit certainement se demander pourquoi le succès lui a aussi peu souvent souri. Pourquoi la bande à Bono continue de recueillir tous les lauriers, qu'il aurait tout autant mérités. Différence de recherche spirituelle, sans doute…

The Waterboys

The Secret Life Of... 81-85

Entre 1983 et 1986, les Waterboys ont développé le concept de ‘big music’. Une expression intense, lyrique, emphatique et naturaliste à la richesse instrumentale majestueuse et à l'intensité mélodique poignante. Trois opus ont généré ce feu d'artifice spirituel : "The Waterboys", "A Pagan Place" et surtout "This Is The Sea". "The Secret Life Of...  81-85" se penche donc sur la période la plus formelle de ce phénomène. Mais plutôt que d'aligner des fragments issus de ces œuvres, il exhume des inédits, des versions différentes, quelques flip sides de singles oubliés et un morceau ‘live’. Piano majestueux, orchestrations de cuivres opulentes, violon vaporeux, cordes de guitare celtiques ou électrifiées avec férocité et sauvagerie, saxophone sordide et puis la voix effilée, tremblante d'émotion de Mike Scott qui laisse échapper sa poésie rock panthéiste et mystique. Tout un ensemble de spécificités qui imprègnent les quinze chansons de ce recueil, parmi lesquelles "Bury My Heart", "Love That Kills", "Don't Bang The Drum" et "Medicine Bow" nous semblent les plus remarquées et surtout les plus remarquables...