Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Tinsley Ellis

Ice cream in Hell

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Originaire d’Atlanta, mais résident en Floride, Tinsley Ellis est aujourd’hui âgé de 62 balais. Devenu une légende dans l’univers du blues sudiste, il a entamé sa carrière vers 1975. En 1988, il signe chez Alligator. Il grave alors 5 elpees sur le mythique label chicagoan. Il transite ensuite par Capricorn et Telarc, avant de revenir au bercail, en 2005. "Ice cream in Hell" constitue donc son onzième opus pour cette écurie crocodilienne. Les sessions se sont déroulées au sein du studio de Kevin Mc Kendree, à Franklin, dans le Tennessee. Ellis signe les onze plages de ce long playing sculpté dans le southern blues rock.

"Last one to know" est une excellente mise en bouche. Si les cordes sont déjà acérées, la voix est aussi tranchante. Tapissé par l'orgue Hammond de McKendree, le titre maître campe un funk léger et mélodieux. Tinsley semble baigner dans son élément et nous réserve un envol dont il a le secret. "Foolin' yourself" est un blues/rock dynamique. Les interventions aux cordes d’Ellis sont fluides face au piano roadhouse. Elles adoptent un feeling profond, tragique même, sur le blues indolent "Hole in my heart". Le spectre de BB King plane… Terry se sert de sa slide pour "Sit tight man". Le changement de style est radical. Une piste impétueuse au cours de laquelle il libère des sonorités primaires digne de Hound Dog Taylor. Impressionnant ! Il affiche une technique comparable à celle de Carlos Santana tout au long de l’instrumental "Everything and everyone". Lynn Willilams se révèle redoutable aux percussions alors que Kevin double piano et orgue. Magique ! Totalement libres, les cordes en profitent pour déménager le temps d’"Unlock my heart". Lente, longue et dépouillée, "Your love's like heroin" clôt cet LP. Une compo dont la tristesse infinie, rappelle Peter Green, au sommet de son art ; à moins que ce ne soit Snowy White, un autre Anglais capable de témoigner d’une même sensibilité… Un excellent album !

Tinsley Ellis

Red Clay Soul

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Originaire d’Atlanta, en Georgie, Tinsley Ellis est âgé de 59 ans. En 1979, ce chanteur/guitariste militait au sein des Alley Cats, en compagnie de Preston Hubbard, un futur Fabulous Thunderbirds. En 1981, il forme les Heartfixers, avec l’harmoniciste noir, Chicago Bob Nelson. En 1988, il est signé par le célèbre label blues de Chicago, Alligator, pour lequel il publiera pas moins de huit albums. En 2013, il monte sa propre écurie, Heartfixer Music. Et il vient d’y graver son quatrième opus, "Red Clay soul". Tinsley a composé seul ou en partenariat les dix plages. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées au Rock House, à Franklin, dans le Tennessee, un studio qui appartient à Kevin McKendree. Ce dernier s’est chargé de la production et se réserve toutes les parties de claviers. C’est un pote à Tinsley, depuis une vingtaine d’années ; il a d’ailleurs collaboré à la réalisation de plusieurs albums précédents.

Excellent, "All I think about" est marqué au fer rouge par Tinsley Ellis. Autoritaire, la voix est bien mise en avant et les cordes sont parfaitement adaptées à son timbre et ses inflexions. Une gratte rythmique amorce "Givin’ you up", une ballade soul à la mélodie accrocheuse. Soutenu par celle d’Oliver Wood, sa voix est très expressive. L’orgue Hammond est particulièrement chaleureux. La guitare solo se promène dans le décor sonore, suivant son inspiration. Tinsley émet un gémissement dans son harmonica. Jon Tiven a coécrit "Callin’", une autre ballade que souligne la voix féminine de Wendy Moten. "Anything but go" est plus remuant. Un R&B toujours tapissé par l’orgue de McKendree. Les interventions de cordes sont soignées. Un cri transperce le paysage sonore. Ballade indolente, "Hungry woman blues" est enrichi de cordes électroniques, alors que mélodieuse, la guitare s’exprime sans la moindre réserve. Blues nerveux, "Circuit rider" est impeccablement balisé par la section rythmique (NDR : Lynn Williams aux drums et Steve MacKey à la basse) ; une piste qui rappelle un classique du genre, "The hunter", un morceau jadis célébré par Albert King, au cours duquel Tinsley et Kevin McKendree se partagent les grattes. "Don’t cut it" est une plage très rythmique. Même l’orgue Hammond entretient le profil de ce titre enchanteur. Dépouillé à l’extrême, "Party on one" est un blues indolent. Kevin siège derrière le piano électrique. Minimalistes mais recherchées, les notes de guitare sont chargées de feeling et d’une limpidité extrême. La voix est à la fois écorchée, vive et passionnée. Une seule plage instrumentale : "Estero noche". Teintée d’exotisme et émouvante, elle est largement inspirée par Carlos Santana ; cependant, vu l’excellence du toucher de cordes, on ne peut que tirer son chapeau à l’artiste. "The bottle, the book or the gun" clôt ce long playing. Un autre grand moment de blues exprimé en totale sensibilité. Tout y est : la mélodie imparable, la voix si fascinante, les claviers de McKendree et cette guitare, dont les interventions parcimonieuses, reflètent un véritable amour des cordes. Excellent !

 

Tinsley Ellis

Tough Love

Écrit par

Chanteur et guitariste de blues, Tinsley Ellis est né à Atlanta. Après avoir passé son enfance en Floride, il est revenu vivre dans la capitale de la Georgie. En 1981, il fonde les Heartfixers, en compagnie de l'harmoniciste de couleur noire Chicago Bob Nelson. Le band publie deux elpees chez Landslide. En 1988, Ellis signe un contrat auprès de la célèbre écurie blues chicagoan, Alligator. Il lui réserve cinq LP jusque 1997. Il transite quelque temps via Capricorn et Telarc avant de revenir chez Alligator, pour trois long playings : "Live! Highwayman" en 2005, "Moment of truth" en 2007 et "Speak no evil" en 2009. Il y a deux ans, il a fondé son propre label, Highwater Music. Il y sort un album instrumental, "Get it!" en 2013, "Midnight Blue", l'année suivante, et enfin ce "Tough love".

Tinsley a composé les 10 plages de l’opus. Les sessions se sont déroulées au studio The Rock House, à Franklin, près de Nashville, dans le Tennessee. Il y a reçu le concours du très efficace Kevin McKendree aux claviers, de Lynn Williams à la batterie et Steve Mackey à la basse ; ce sont, en fait, des musiciens du Delbert McClinton Band. Ellis a une voix puissante et excelle à la six cordes.

"Seven years" ouvre la plaque. Ce morceau me rappelle quelque part Robert Cray. Surtout à cause de la voix. Proche du R&B, ce titre s’appuie sur une bonne assise rythmique. Ellis nous accorde déjà une brillante sortie, toute en subtilité et originalité, sur les cordes. "Midnight ride" est imprimé sur un tempo enlevé. La gratte épaule en permanence le chant, alors que l’orgue Hammond et le piano de McKendree tapissent l’ensemble. Tour à tour dans l’esprit d’Albert Collins ou de Freddie King, Tinsley s'envole encore et encore, parfois même en dédoublant ses accords. Il entame "Give it away" au dobro, une ballade très mélodieuse. Bien secondé par les ivoires de Kevin, il chante clairement, passionnément, cette compo empreinte d’une grande sensibilité. Bien rythmé, "Hard work" libère un fameux groove. Laidback, l’atmosphère est hantée par JJ Cale. "All in the name of love" est une piste de toute beauté. Elle reflète parfaitement le cœur du style Ellis. Naturellement autoritaire, sa voix domine le sujet sans jamais forcer. Des interventions de trompette et de saxophone viennent enrichir l’ensemble. Dépouillé, "Should I have lied" est le slow blues attendu. La six cordes brille de mille feux et lorgne vers le géant texan disparu, Freddie King, tout au long de ce morceau qui réalise la fusion entre beauté et simplicité. "Leave me" baigne dans un climat cool, spécifique au Sud. Ellis décoche de nouvelles flèches à l’aide de ses cordes. Jamais rassasié, il en propulse à profusion, soutenu par le piano de son compère. Epatant ! Sa voix devient grave sur "The King must die", une nouvelle perle au sens mélodique irrésistible. Le bottleneck sur les cordes, il entame une nouvelle opération de charme sonore. Blues enlevé, "Everything" adopte le style de Jimmy Reed. Nous sommes au cœur des swamps louisianais. Ellis souffle dans son harmonica devant le piano roadhouse de McKendree. Et l’opus de s’achever par une compo à la fois intimiste et indolente. Tinsley double au piano électrique, McKendree siège derrière au mellotron. Une plage dont le sens tragique flirte délicatement avec celui de Tony Joe White. Excellent!

 

Tinsley Ellis

Moment of truth

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Tinsley Ellis figure parmi le nombre limité d'artistes blancs qui opèrent sur le célèbre label de Bruce Iglauer. « Moment of truth » constitue déjà son huitième opus pour Alligator, si on compte la réédition de "Cool on it", commise en compagnie des Heartfixers.

Dès les premières mesures de "Say too much", on se rend compte que la guitare au son puissant, réverbéré, est toujours bien présente. Tinsley interprète passionnément ce blues rock imprimé sur un mid tempo. Il vit chaque note qu'il produit, pinçant ses cordes avec une certaine agressivité. La photo figurant au dos de la pochette en est une belle illustration. Rock’n roll très direct, "Somebody" démontre la parfaite complémentarité entre le chant et la guitare chez Tinsley. Ce tout indissociable est soutenu par une section rythmique déterminée. Elle réunit Jeff Burch aux percussions et un certain ‘The Evil One’ à la basse. Ellis injecte une foule d’effets dans ses cordes tout au long de l’indolent "Get to the bottom". Le côté tragique de cette plage, construite sur un riff R&B très présent et coloré par l'orgue Hammond de Kevin McKendree, est ici accentué. "You're gonna thank me" est une ballade très mélodique comme les apprécie Ellis. Et avouons qu’il s’y montre à la hauteur. Ce qui lui permet de concocter un petit bijou de solo sur sa Gibson Les Paul. Il monte doucement, mais perceptiblement en puissance pour le plus grand bonheur de nos oreilles. "Tell the truth" emprunte un profil semblable ; cependant, la voix féminine de Michelle Malone répond ici au chant du leader. Cet album semble refléter une paix intérieure, un certain intimisme ; une impression limitée, bien entendu par les effets de guitare. Car Tinsley adore tirer le maximum de ses artifices sonores ; mais sans jamais susciter l’ennui. En outre, son souci mélodique est omniprésent. Son solo est même empreint d’une grande tendresse sur "Too much of everything". Ellis tolère la présence d'un second guitariste sur la moitié des plages. En l’occurrence Mike Lowry. Il ne met guère le nez à la fenêtre, mais soutient discrètement et efficacement son leader. Ellis déborde de vitalité et d'émotion sur "Bringin' home the bacon". "Freeway soul" est une des meilleures compositions de cet opus. Face à l’orgue, sa voix manifeste beaucoup de vécu. "I take what I want" est une composition signée Issac Hayes/Dave Porter (NDR : ils ont beaucoup bossé pour le label Stax). Une bonne dose de funk est inoculée dans cette version remuante. Blues très lent et majestueux, "Sleep on it" porte des accents dramatiques. Un morceau bouleversant susceptible d'arracher, au passage, l’une ou l’autre larme. L'artiste vit ses chansons, c'est indéniable! Plage séduisante, "Stare at the sun" s’ouvre sous une forme acoustique, avant de se convertir intégralement à la fée électricité. Pour la circonstance, Tinsley a enfin sorti son bottleneck. Initiative judicieuse car son jeu de slide reste lyrique et apporte enfin de la fraîcheur et de la variété. Ellis termine d’ailleurs cet opus par un titre intégralement ‘unplugged’ : "Shadow of doubt". Une cover de Gary Nicholson. Il la chante avec cette passion qui semble le hanter en permanence.