L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Titus Andronicus

The Most Lamentable Tragedy

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Son patronyme et inspiré du titre d’une pièce de Shakespeare. Pas étonnant, car cette formation yankee ne fait ni dans la demi-mesure ou la discrétion ; mais plutôt dans la passion, l’emphase et la démesure… Et ce n’est pas « The Most Lamentable Tragedy », son nouvel opus (NDR : c’est son quatrième, et il propose 29 morceaux et 93 minutes !) qui changera la donne ! Drivé par le pas très net Patrick Stickels, elle a choisi un titre de disque tout aussi dérangé pour cet opéra rock qui traite de la dépression, un mal dont le musicien souffrirait lui-même… Ambitieux, ce projet reflète, tel un miroir musical, sa maladie à travers ses bas (« The Fall ») et ses hauts (« Look Alive ») dans ce style si caractéristique plus ou moins proche des premières œuvres lyriques de Bright Eyes (« Lonely Boy ») ; ou alors manifestant une fougue punk inextinguible (« No Future Part IV : No Future Triumphant ») voire un esprit pub-rock celtique (« More Perfect Union »).

L’elpee est partagé en 5 actes au cours desquels le ‘héros’ se bat contre cette déprime tout en cherchant à conquérir une femme répondant au  nom de ‘Siobhan’. Une évidence : cet opéra punk semi-christique est emporté par la fougue de Titus Andronicus ! Alors, si un elpee d’une telle longueur trahit quelques moments plus creux (« Funny Feeling »), il réussit surtout à passionner le plus souvent (« Fired Up », « Fatal Flow ») ou à surprendre ; et notamment lors des reprises étonnantes de Daniel Johnston (« I Lost My Mind ») ainsi que des Pogues (« A Pair of Brown Eyes »), quand il ne bénéficie par des arrangements de cordes d’Owen Pallett. Titus Andronicus a concocté une œuvre unique, bordélique, dense, superbe et ‘borderline’ ! Un groupe décidément hors du commun… très loin des standards radiophoniques ou des tubes éphémères.

Plus d’une bonne raison pour aller découvrir cette formation le 19 novembre prochain, à Opwijk, dans le cadre du festival ‘Autumn Falls’…

 

Titus Andronicus

The Airing Of Grievances

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Une intro lo-fi de quelques secondes, puis l’explosion. Titus Andronicus, qui tire son nom d’une œuvre de Shakespeare, opère également dans la dramaturgie. Découpé en quatre parties, dont un prologue et un épilogue, « The Airing Of Grievance » est un condensé d’agitation, de puissance et de questionnement. Mariant indie et punk, le quintet est de ceux qui jouent très fort, noient les mélodies dans un océan de distorsions et réitèrent les mêmes gestuelles frénétiques, encore et encore jusqu’à en perdre la boule et déconcerter l’auditeur.

Ces caractéristiques fonctionnent parfaitement au sein de certains combos tels que No Age ou encore Women. Mais dans l’univers de Titus Andronicus, cette attaque de front fait l’effet d’un pétard mouillé. D’autant plus que Sarim Al-Rawi, leader de la troupe, se contente de hurler dans son micro à la façon d’un Conor Oberst légèrement névrotique. Un défaut souligné par les deux exceptions confirmant la règle, le grisant « Titus Andronicus » et, surtout, « No Future Part I » un morceau qui prouve que la formation, dans ses moments de clarté, est absolument capable de livrer des compositions tout en retenue. Le meilleur moment de « The Airing Of Grievances » demeure néanmoins celui où la platine s’arrête.