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Toog

Goto

Écrit par

Gilles Weinzaepflen AKA Toog nous vient de Mulhouse. Si Jacques Tati l’avait un jour rencontré, il l’aurait certainement invité à rejoindre son équipe d’ingénieurs du son, lors de l’un ou l’autre tournage. Et « Goto », son nouvel opus, en est une parfaite démonstration. Car si le Français déborde d’imagination, il ne se soucie pas de faire aboutir ses compos. Pour lui, l’essentiel est de créer des ambiances en y incorporant de nombreux bruitages et quelques notes d’instruments. Mais en brouillant constamment les pistes tout en expérimentant, sans tenir compte de l’auditeur, on a l’impression que Toog cherche parfois par agacer. Et ca marche ! C’est même parfois (pas toujours) efficace.

« Traffic Jam » ouvre le bal. Une mélodie simpliste est perturbée par des bruitages de voitures et de klaxons. On se croirait en plein « Traffic » de Tatischeff. ‘Où va la vie’ chante-t-il. ‘Partout, n’importe où !’, répond Gilles. Et c’est ce que côté un peu niais et mielleux qui énerve… Bref, si l’univers cinématographique constitue l’inspiration première de Toog, on a quand même droit à une excellente conclusion lors du très mélodique et visionnaire « L’Esprit De l’Inventeur », où le cinéaste Michel Gondry (« Be Kind Rewind », « Eternal Sunshine of The Spotless Mind », etc.) pose sa voix sur de superbes nappes de pianos et des sonorités électro minimalistes.

Toog partage volontiers ses idées qui foisonnent dans sa tête. Parfois farfelues parfois géniales, elles sont le fruit des élucubrations d’un personnage haut en couleur ; mais elles ne ciblent qu’un public bien spécifique. Ne cherchez pas de trame ni de structure. On a parfois l’impression d’être en présence d’un véritable foutoir ! Un peu à l’image de l’artiste. Intéressant, ce disque n’est cependant pas pour autant vraiment brillant.

 

The Stooges

Weirdness

Écrit par

En 1969, les Stooges chantaient « No Fun », sur un premier elpee produit par John Cale. 38 ans plus tard, ils pourraient chanter « No fun at all » et même choisir cette formule pour intituler leur nouvel album. Il est vrai que les attentes des fans d’Iggy Pop et sa bande étaient grandes, et surtout légitimes après un retour convaincant sur scène (allez donc relire notre review consacrée à l’édition 2006 du festival Sziget). C’est en toute grande forme et visiblement heureux d’être de retour, que l’on avait retrouvé, sur les planches, Iggy Pop, Ron et Scott Asheton, c'est-à-dire le trio original rejoint par le vétéran et tout aussi sympathique Mike Watt, remplaçant du regretté bassiste Dave Alexander. Malgré la collaboration de Steve Albini à la production, il faut reconnaître que le come-back est nettement moins étincelant...

Pourtant, en ouverture, « Trollin’ » a tout le potentiel d’un bon single ; mais la suite est beaucoup moins fringante. Les tempos sont trop simples et répétitifs. Définitivement usée par l’âge et ses excès de jeunesse, la voix d’Iggy passe de moins en moins bien la rampe. En outre, on ne peut pas dire que les textes (les thèmes abordés sont quand même invraisemblables pour des gars de 60 piges) soient particulièrement recherchés. Pour les deux tiers de l’album, on en vient à se demander si l’écriture des compos n’a pas été bâclée. Et la même remarque pourrait s’adresser aux sessions d’enregistrement. Parfois on a l’impression d’être en présence de papys jouant un punk basique à la manière de ces innombrables groupes d’ados qui entretiennent la hype. Des motifs suffisants pour refroidir notre enthousiasme. Sur « Free and Freaky » on touche carrément le fond, et il est même pénible d’écouter ce titre jusqu’à son terme. Il faut attendre « She took my money » ou encore « Passing cloud » pour retrouver un peu de fraîcheur, grâce notamment à l’intervention de Steve Mackay au saxophone.

Bref, nous sommes à 100.000 lieues des « 1969 » et autre « I Wanna Be Your Dog » du premier elpee. Et si vous cherchez la magie des deux opus suivants (« Fun House » et « Raw Power ») concoctés début des 70’s, vous pouvez passer votre chemin. Bref, un album globalement décevant. Evidemment, les fans inconditionnels ne partageront pas ce point de vue. C’est leur droit. Mais si ces différents titres risquent fort de faire la différence en live, ce disque ne figurera certainement pas dans notre Top 20 de 2007.



The Stooges

1969

Août 69. Il n'y a que quelques jours que l'homme a marché sur la lune et les Stooges sortent leur premier LP. Il ne grimpe pas vraiment à l'allure d'une fusée dans le Billboard : seulement la 106ème place. Ce petit pas dans les charts est pourtant un bond de géant. Près d'un quart de siècle plus tard, le NME (octobre 93) classe ce disque 62ème album de tous les temps, et il ya encore des groupes qui s'inspirent ouvertement des débuts d'Iggy.

Probablement un signe que l'album restera un classique, même si les ‘claphands’ de "1969" et de "No Fun" titres auxquels répondent plus tard "Funhouse" et "Funtime' ou le riff au piano de "I wanna be your dog" (auquel répond plus tard "Dogfood" ) ont un peu vieilli. Comme le délire psyché –le groupe s'est appelé d’abord Psychedelic Stooges– de "We will fall", seul moment faible du disque. Pour la petite histoire, on dit que l'enregistrement a été bouclé en 4 jours et ce qui avait frappé John Cale (producteur) c’était l'incroyable détermination de ce gamin de 21 ans : celui-là savait ce qu’il voulait...