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Undobar

Dark & rusty

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Fondé en 2008, Undobar est un duo français issu de Caen. Il réunit deux chanteurs/guitaristes/percussionnistes, Frédéric Foucher et Banjamin Danlos alias Derrick. Ils revendiquent la responsabilité d’un folk/rock explosif, influencé par le stoner rock issu des années 90. A ce jour, la paire avait publié deux singles composés d’autant de titres. En juillet 2010, "Strenght in disguise" (NDR : sur lequel figurait "Fuck"et "Blow me") et en juin 2013, "Virus on your lips" (NDR : partagé entre "Drive your car" et "My fate").

"Dark & rusty" constitue leur premier elpee, et il est découpé en huit plages. Et force est de reconnaître que la musique d'Undobar ne laisse pas indifférent. Il y a manifestement du potentiel chez ce tandem.

Cordes acoustiques et électriques font bon ménage tout au long du séduisant "Billion of days". La musique adopte un profil légèrement stoner, mais sans agressivité. Dans le même style, "Wait" est davantage blues. A cause des interventions à l'harmonica de Philippe Céhanne, invité pour la circonstance. Amplifiées et puissantes, elles se révèlent également personnelles et créatives. Une gratte électrifiée introduit "Where art thou?". Elle s’impose dans le rythme. Ses sonorités sont singulières et un peu plus sauvages. Elles évoquent le psyché/stoner du Paisley Underground qui a frappé Los Angeles au début des 80s. Enfin sa quintessence. Le tout enrichi par des tonalités qui lorgnent quelque peu vers Syd Barrett. Les deux sixcordistes découpent des riffs identiques tout au long de "Seed of pain" ; et chargé d’intensité, le résultat est très réussi. Incisif, l’harmo de Derrick contamine "Sunrise", une chanson mélancolique taillée dans le folk. La mise en forme et les arrangements sont particulièrement impressionnants. "A ghost in the Channel" conjugue guitare stoner et sèche folk. Une synergie qui rappelle la période psychédélique du chanteur écossais Donovan, quand il enregistrait en compagnie du guitariste Jeff Beck. La gratte qui introduit "Promises" est attaquée en slide. La voix grave du chanteur colle parfaitement à cette compo hypnotique et enchanteresse. Et c’est "Fuck", un titre qui figurait déjà sur le premier single, qui clôt le long playing ; mais dans une version totalement remodelée. Une plage qui nous transporte au cœur d'une transe atmosphérique ; et ce trip blues très personnel s’achève dans une expérimentation proche du Krautrock. Original et épatant !