Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Squarepusher

Ufabulum

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Squarepusher est le pseudo de Thomas Jenkinson, un Anglais âgé de 37 ans qui milite sur le prestigieux label Warp Records. Branché à la fois sur le jazz et d’électro, il a participé activement au développement de cette écurie ; et pour cause, à ce jour il a publié pas moins d’une douzaine de disques, Eps et albums confondus.

Maintenant, il faut avouer que depuis quelque temps, l’artiste rencontre une certaine baisse de régime et de créativité. Ses précédents essais ont d’ailleurs plutôt déçu. « Ufabulum » constitue donc sa nouvelle œuvre. Et à première écoute, les 10 titres semblent nous replonger dans de la vieille électronica analogique comme on l’aime. Et c’est tant mieux ! Alors ce retour aux premières amours de Thomas est-il concluant ? Ben, finalement, ce bond en arrière n’est pas totalement concluant. Bien sûr, l’elpee recèle des titres séduisants, comme «  303 Scopem Hard » ou « Unreal Square » (NDR : mon coup de cœur !) Des pistes qui fleurent bon les synthés des années 90. Evoquant les mixes des consoles 8 bits, ils toucheront les plus geeks d’entre nous. Une époque bénie de la musique électro britannique dont on se souvient avec plaisir.

Malheureusement, la plaque concède des plages dispensables. A l’instar de « 4001 » ou de « Drax 2 ». Des morceaux qui éprouvent toutes les peines à démarrer. En outre, criblés d’effets spéciaux, ils finissent par exaspérer. Quant au titre maître, « Ufabulum », on a l’impression qu’il ne sait pas trop sur quel pied danser. Un comble pour un artiste dont l’expression sonore est censée animer les dancefloors.

Bref, un disque inégal pour Jenkinson qu’on a déjà connu sous un meilleur jour…

 

Usher

Here I Stand

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Usher marque son retour en concoctant cet ambitieux « Here I Stand ». Il s’agit du cinquième album de ce chanteur plutôt doué, après une absence de quatre ans. Le tube crunk-pop  « Love In This Club » a déjà largement squatté divers canaux médiatiques et ouvre la voie aux quelques futurs tubes qui sommeillent pour l’instant au cœur de copieux album (18 titres).

C’est quand il pose sa voix sur des titres musicalement audacieux que Usher marque des points, comme sur l’efficace « What’s your Name » partagé en compagnie de will.i.am ou « Best Thing » (flanqué de Jay-Z). Il se révèle un des meilleurs chanteurs de sa génération lorsqu’il rend hommage à des maîtres comme Michael Jackson et Stevie Wonder (« This Ain’t Sex », « Something Special » et le titre maître). Hormis ces excellentes compositions, Usher se perd un peu trop dans les trop nombreuses bluettes fades ‘for the ladies’ qui polluent le disque. Elles finissent par envahir « Here I Stand ». Et pourtant, même si l’effet exercé est sporadique, on entrevoit déjà le grand talent du bonhomme…

Lien iTunes : http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D280907575%26id%3D280907518%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

Squarepusher

Hello Everything

« Hello Meow » déroule d’entrée de jeu son tapis rouge de snare drums et de lignes de basse congestionnées : rapide, acide, crispant à l’extrême, on retrouve en quelques secondes l’univers frappadingue de Tom Jenkinson, le faux frère jumeau de Richard D. James. Rien n’a changé depuis « Ultravisitor », son précédent album, et sans doute que rien ne changera jamais vraiment pour notre homme aux multiples casquettes (la pochette), qui depuis plus de dix ans nous tanne le cortex de son IDM sans détours. Et même si « Theme For Sprite » sonne quasiment comme du jazz de ferry-boat, ce n’est que pour mieux nous mettre en garde, une fois de plus, à ce qui va suivre : du « Hard Normal Daddy » puissance dix, de la drill’n’bass à plein tube qui balance ses bleeps casseroles sans demander son reste (« Bubble Life », « Planetarium »). Autant dire qu’après l’étirement noisy de « Vacuum Garden », le cerveau crie à l’aide, persuadé qu’un breakbeat de plus pourrait menacer sa routine sensorielle.

Soulagement : « Circlewave 2 » tente l’accalmie en osant faire sonner une guitare acoustique et même un piano satien. On dirait presque du Savath + Savalas à la mode latino, de la bossa-nova à l’ère du digital fractal. La tempête, évidemment, était juste partie recharger ses batteries : au milieu de son œil en spirale qui nous nargue bêtement, nos oreilles essuient vite un revers certain. Les cymbales tombent comme des hallebardes (« Rotate Electrolyte »), il pleut des nappes acides en plein retour vers le futur (« Welcome to Europe »). Schizophrénique en diable, « Hello Everything » n’a rien du disque d’apéro à siffler sous une douche écossaise (l’éreintant « The Modern Bass Guitar »). A la fin des percus en écho nous font croire qu’il existe une soupape, un ailleurs plus serein (« Orient Orange » et ses stridences bouddhistes), mais il est un peu tard : dans notre caboche ça crépite comme dans un bol de Rice Krispies, on ne comprend plus rien, c’est la bérézina.