L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Volver

Beautiful Sad Stories

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Attentif à offrir de belles mélodies sans brusquer l’auditeur, ce groupe ne prétend pas surprendre mais vise juste quant à proposer un agréable moment en sa compagnie.

Arrondies sous tous les angles, les mélodies, certes sages (à l’exception de quelques timides dissonances à l’entame de “Fire”) caressent dans le sens du poil et semblent même formatées pour certaines ondes radiophoniques.

Pas étonnant dès lors de retrouver deux titres en version ‘Edit’ pour rentrer plus aisément dans les plages horaires de grandes écoutes.

Faut-il pour autant condamner cette attitude?

Non, si on considère l’œuvre sous un angle relativement ouvert et en l’acceptant pour ce qu’elle est, n’évaluant intrinsèquement que ses réelles qualités…

À commencer par une voix pleine de charme qui se démarque immédiatement et séduit facilement.

Pour le reste, dans un registre qui lorgne vers le Post Rock (si on évoque cette étiquette dès qu’il est question d’intimes introspections conduites progressivement vers un certain paroxysme), les compositions de Volver héritent d’une luminosité chatoyante, même si parfois trop éclatantes.

Procurant leur lot d’émotions en usant d’évidentes ficelles, mais avec brio.

Forcément, ce vernis bien sage agacera les plus exigeants, puisque rien ici ne vient déranger l’apparente harmonie.

La faute aussi à une production léchée qui étouffe les bouillonnements en puissance et jugule les montées d’adrénaline.

Mais l’ensemble tient parfaitement la route et devrait plaire aux âmes romantiques teintées de sépia.

Sans rien bousculer, Volver pourrait donc très bien se faire une place au soleil et briguer quelques dates dans nos festivals cet été.

 

Revolver

Music for a While

Écrit par

Revolver : ‘Nous sommes un groupe pop, avec un passé classique.’ 

Musiciens hors du temps, Ambroise Willaume (chant), Christophe Musset (guitares) et Jérémie Arcache (violoncelle) s’attaquent à un nouveau genre musical sur la scène française et expriment clairement leur formation classique à travers une musique pop britannique traditionnelle. Une pop de chambre soufflant des chants lyriques qui oscillent entre Henry Purcell et les Beattles.    

Certains traits communs unissent ces artistes. Hormis une formation classique, c’est encore au sein de la prestigieuse association ‘Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris’ que deux des trois titis parisiens feront leurs premiers pas musicaux. Peu de répit pour eux. A peine le temps de respirer après le premier Ep griffé « Pop de Chambre », sorti en 2008, que les enfants de chœur de Notre-Dame de Paris sortent déjà leur premier opus sous la bannière de « Music for a While ». Album qui brille par la subtilité des chœurs et des harmonies. Chœurs chaleureux enlacés de guitares, d’un violoncelle, d’un piano et d’un timbre de voix atypique sur une production irréprochable de Julien Delfaud (Phoenix, Herman Dune…) Nulle folie sur cette galette sucrée au goût de miel et de guimauve qui donne l’impression de revisiter et de réinventer le répertoire des Beatles. Plutôt un exercice scolaire joliment exécuté. La spontanéité et la sincérité des morceaux touchent indéniablement mais manquent cruellement de profondeur et de désordre. « Music for a While » se love, pour l’essentiel, dans un cocon pop empesé d’influences classiques et amidonné d’ambiances ouatées aux effets Dafalgan codéine. 12 titres analgésiques à prescrire absolument pour combattre toute forme de migraine.

Un elpee articulé essentiellement autour du single « Get Around Town » qui nous propose néanmoins quelques aspérités. Pizzicati, grincements de cordes, riffs électriques et chœurs précieux en ouverture sur « Birds IN Dm » (NDR : certainement le plus beau morceau de l’album) décorent des bris de voix qui se cofondent par moments avec celle de Neil Hannon de The Divine Comedy. Influence vocale qui résonne également sur des morceaux comme « Leave Me Alone » ou « Back To You ». Ainsi, on entend parfois l’ombre sonore de Paul McCartney qui rôde sur « You Drove Me Home ». Quant aux doublements de voix inspirés d’Elliot Smith, ils se synchronisent parfaitement sur « Balulow » et s’épousent mélodieusement tout au long de « Get Around Town ». On notera finalement la fonction essentielle du ‘rockabilliesque’ « Untitled #1 » qui secoue et dérange prudemment la tendre pop de Revolver dont l’écoute ininterrompue (des 12 pistes de l’album) pourrait sembler longue à certaines oreilles.

« Music for a While », un titre qui, espérons-le, ne soit pas prémonitoire pour ce jeune groupe français.

 

Revolver

La Pop au Chœur…

Écrit par

Les trois enfants de chœur de Notre-Dame de Paris ont sorti leurs meilleures armes pour  livrer leur premier concert en Belgique : guitares, piano et violoncelle. Hormis une formation classique, c’est bien au sein de la prestigieuse association ‘Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris’ que les trois titis accomplissent leurs premiers pas musicaux. Dès 2006, année de la création du groupe, ils sont emportés par la nouvelle vague de formations françaises aux accents très britanniques (BB Brunes, Cocoon, John & Jehn…) Revolver y ajoute cependant une note d’originalité supplémentaire : la musique classique.

Accompagnés d’un batteur récemment intégré au groupe, les quatre garçons dans le vent  présentent leur premier elpee, « Music For a While », sur les planches de la Rotonde. Lieu intime parfaitement adapté à leur ‘pop de chambre’. Il restait donc au public, venu nombreux au Botanique, à ne pas s’endormir...

« Calm Down » ouvre le feu sur un pop-folk aux riches harmonies vocales et imprime son style musical d’entrée de jeu. La suite prend rapidement la tournure d’une liturgie de l’église Beatles. Le nom du groupe est d’ailleurs délibérément emprunté à l’album « Revolver » des Beatles. Deux ou trois morceaux s’éloignent timidement des sentiers des quatre de Liverpool pour fouler les champs sonores de The Divine Comedy et de Belle and Sebastian. Un set globalement tiède aux instruments dépouillés qui ne prend son envol que tout à la fin du concert.

L’excellent single « Get Around Town » n’arrive (NDR : hélas !), qu’en avant-dernière place des 13 titres de la setlist et secoue la foule. Les planches de la Rotonde tremblent et frissonnent enfin… l’espace d’un bref, trop bref instant. Instant fugitivement  prolongé par le très excité « Balulalow ». Le public à peine échauffé devra se contenter de deux rappels peu originaux et insipides qui signent les limites du répertoire du jeune groupe de l’Hexagone. Une reprise d’Elvis sans grand intérêt vient clôturer le concert.

Grisés par les applaudissements incessants et chaleureux de l’auditoire, les quatre Parisiens reviennent pourtant prendre place au centre du public pour un dernier morceau acoustique. Final original et courageux !   

L’ensemble évoque cependant une jolie broderie ornant un titre phare : « Get Around Town ».

Sans vouloir sombrer dans les jeux de mots pourris, Revolver fait davantage l’effet d’un pistolet à eau que d’un Smith & Wesson. Il éclabousse mais ne renverse jamais !

(organisation Botanique)

 

Velvet Revolver

Libertad

Écrit par

Si les treize titres qui composent le nouveau bébé de Velvet Revolver étaient à la hauteur du phénoménal « Let it Roll », qui ouvre les hostilités, « Libertad » aurait sans aucun doute pu prétendre au titre de meilleur album hard de l’année. Malheureusement, c’est loin d’être le cas.

Petit rappel. En 2003, Slash, Duff McKagan et Matt Sorum, tous ex Guns n’ Roses, s’accoquinent avec Scott Weiland, ex vocaliste de Stone Temple Pilots, toxicomane invétéré en rédemption. La formation, enrichie du guitariste Dave Kushner, écume les clubs de Los Angeles sous le nom de Velvet Revolver. Un joli clin d’œil au groupe d’Axl Rose toujours en plein marasme. Dans le milieu, on ne mise pas 10 cents sur le projet mené par Slash, si bien que Velvet Revolver se voit rapidement coller l’étiquette ‘supergroupe’ sur son grassouillet. Un an plus tard, l’album « Contraband » fait taire les plus sceptiques. Une première plaque propulsée par les hits « Fall to Pieces » et « Slither ». Du béton armé ! Malgré de nombreux problèmes familiaux (souvent liés à des addictions diverses et à des décès de proches !!) les comparses ne baissent pas les bras et s’attaquent à la composition d’un deuxième album. Exit le producteur Rick Rubin. C’est désormais Brendan O’Brien qui façonnera le son du revolver de velours. Et ce « Libertad » se voit par la force des choses plus formaté, plus posé, moins abrasif que son prédécesseur.

L’enchaînement des trois titres d’ouverture s’avère fatal et fera secouer la tête des amateurs de hard rock pur et dur. La guitare de Slash n’a jamais aussi bien sonné, et Scott Weiland effectue de superbes performances vocales. Malheureusement, la suite est constituée de ballades et de titres mid tempo. De belles compos bien propres, mais qui manquent singulièrement de hargne, de sueur… Trop de roses, pas assez de fusils. On se serait volontairement passé des gentillets ‘Ouh, ouh’ qui truffent l’ensemble de cette plaque trop politiquement correcte. Par contre, l’inattendue reprise du « Can’t Get it Out of My Head » d’Electric Light Orchestra fait remonter la température, et le final « Gravedancer » rappelle que le combo est incontestablement constitué d’une solide bande de musiciens.

« Libertad » n’en reste pas moins un album assez recommandable, mais pas indispensable. Je parierais mon vieux perfecto déchiré contre une bouteille de Bourbon que les auditeurs de Classic 21 vont adorer ça !

Liens vers MSN et I-tunes ci-desous: 

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6179544

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=258682501&s=143446