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Willie Salomon

Just in time

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Willie Salomon est né en Allemagne. A Straubing, très exactement. De mère teutonne et de père yankee, il a cependant conservé ses racines américaines. Il compte aujourd’hui 53 balais. Dès son plus jeune âge, il est séduit par le blues authentique. Celui qui était célébré avant la grande guerre. Il a bien étudié le répertoire des créateurs de la guitare (NDR : du blues, bien évidemment) et en a intégré les éléments essentiels. Il apprécie tout particulièrement Mississippi John Hurt et Robert Johnson. Mais également un artiste contemporain comme Louisiana Red, qui vit par ailleurs depuis fort longtemps en Allemagne. Ce musicien est un pur et dur. Il n'utilise que des instruments d’époque. Ceux qui reproduisent un son recherché : des vieilles Gibsons et Resonators. Ce nouvel opus est consacré à la guitare acoustique des années 20 à 40. Blues, of course ! Il mêle ici des compositions personnelles à des classiques écrits par des grands bluesmen aujourd'hui disparus. Il est aussi et surtout l'ami de longue date du bluesman blanc, John Long. Issu de Denver, dans le Colorado, il est une des influences majeures pour Salomon. Son premier enregistrement date de 1981. Un elpee intitulé "Moon goin' down". Il est devenu plus productif, au cours des dernières années. Il a ainsi commis "The Basement sessions" en 2001 et "Country blues & More" en 2004, deux disques déjà parus chez Acoustic Music.

Dès l’ouverture, Willie manifeste un feeling impressionnant. Une cover du "Country boy" de Muddy Waters. Il chante en faisant glisser son bottleneck le long des cordes de sa vieille National 1930. Sa présence est remarquable. Il interprète d’un ton autoritaire le classique "Catfish", comme Muddy à ses débuts. Celui qu’il pratiquait dans le Mississippi! Salomon est aussi un spécialiste du style fingerpickin'. Il est même brillant. Il le démontre tout au long de son adaptation du "Mountain Jack blues", une compo qui figurait au répertoire de Reverend Gary Davis et de Blind Boy Fuller. Ou lors de "Cherry blossom rag", une plage qui exhale une chaleur sonore intense. Son style est très coloré. Il insuffle une touche très hawaïenne à "Rainy day blues". Il devient quasi manouche et gypsy sur "Savannah". Ces enregistrements ont été réalisés dans son appartement de Regensburg. Le son est d’une grande pureté. C’est vraiment impressionnant. Mais la production de Peter Finger y est sans doute pour quelque chose. Lorsque Willie chante "Back on the road" (NDR : un country blues !) on l’imagine devant nous. A deux mètres. Et encore ! Le son réverbéré de sa ‘résonator’ 1936 vibre au plus profond de nous lorsqu’il exécute le "Goin' to Brownsville" de Furry Lewis, une compo que l’auteur lui avait personnellement apprise. Willie embraie immédiatement par "Jitterbug swing". Salomon peut également nous réserver des moments exquis. A l’instar de "Dreams", une ballade romantique et visionnaire. Autre surprise lorsqu'il saisit son rack et souffle dans l'harmonica, tout en grattant ses cordes, lors d’une adaptation très personnelle de "St James infirmary", rebaptisée pour la circonstance "Gambler's blues". Il passe derrière le piano pour chanter "Pressure cooker 'bout to blow". Un hommage à son ami John Long réalisé avec le même bonheur. Cet album très riche dans sa diversité s’achève par "Memphis boogie". Tout au long de ce boogie woogie, Willie se montre convainquant sur les 88 touches en ivoire. Willie possède une extraordinaire collection de guitares. Vous pouvez les admirer sur son site. Un excellent album !

Willie Salomon

Country blues & more

Écrit par
Né en 1954 à Straubing, Willie Salomon est de nationalité allemande. Entre 1976 et 1977, il traverse les Etats-Unis et rencontre Furry Lewis, un personnage qui deviendra une de ses influences majeures ; mais également Johnny Long, un autre jeune bluesman qui semble aujourd'hui avoir disparu du circuit ! Willie se produit dans les coffee houses, restaurants et autres clubs. En 1981, il joue pendant plusieurs semaines dans les bars de Fisherman's Wharf à San Francisco. Puis concocte son premier elpee : "Moon goin' down". Il s’établit à nouveau dans le Sud de l'Allemagne et ne refait surface qu’en 1998, pour enregistrer sept plages destinées à la collection "Country blues from Munich". En 2001, il commet "The basement sessions" en compagnie du chanteur/guitariste anglais Barry Denyer. Sculptée dans le country blues pur et brut, ce cd est paru l’an dernier.
 
Il s’ouvre par "Louise", dont la version poignante de Big Walter Horton me hante toujours l’esprit. Willie joue et chante très honorablement. Il démontre toute la maîtrise de son instrument lors de l’adaptation du "The Viper song" de Will Smith et de ses Onyx Playboys, dont la version originale date des années 30. Plage instrumentale, "Great dreams from Heaven" procède d’une recherche réalisée par Ry Cooder sur un classique. Salomon se révèle brillant à la guitare, lorsqu’il pratique le picking. Une habileté qu’il manifeste à plusieurs reprises. Et en particulier tout au long de "Motherless children", un classique du gospel interprété à la manière du Rev Gary Davis. Il exécute "I'm going to sit down on the banks of the river" du même Davis et "In the jailhouse now" de Blind Blake. La richesse et la diversité de son répertoire se mesurent à l'écoute du mélodique "Built right on the ground", une compo signée par le méconnu Blind Teddy Darby. Proche de la virtuosité, sa technique est irréprochable. La cover du "Struttin" de Lonnie Johnson, dont il adapte également le gracile "Willie's lonesome blues", en est le meilleur exemple. Et même lorsque Willie boude le blues, il demeure tout aussi remarquable. A l’instar de sa reprise folk du "May you never" de John Martyn, et de la ballade instrumentale "What's the use!". Baignant au sein d’un véritable havre de paix, cet opus recèle de grands moments. Des moments empreints de sérénité, mais également très poignants. A l’instar du "Hard time killing floor" de Skip James ou encore du "Divin duck blues" de Sleepy John Estes. Et puis lorsqu’il saisit son bottleneck pour reprendre "I got to move" du merveilleux Homesick James.