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Wovenhand

Silver Sash

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En 2019, Wovenhand avait accordé un set particulièrement brouillon, dans le cadre du Roots & Roses. Depuis, et la pandémie y est sans doute pour quelque chose, le groupe n’a plus guère donné signe de vie. En fait, David Eugene Edwards préparait la sortie d’un nouvel elpee, depuis 2018 ! Et pour la première fois, il a partagé l’écriture et la production en compagnie de Chuck French, guitariste du groupe de post-hardcore, Planes Mistaken For Stars. Si l’électronique a pris une place plus importante que sur les albums précédents, elle est tellement bien intégrée dans l’ensemble, qu’elle passe facilement la rampe, même chez les puristes. Sauf peut-être sur le dernier morceau du long playing, le titre maître par ailleurs, dont les sonorités de synthé rappellent les moments de suspens qui tourmentent le manga, ‘Les cités d’Or’… A contrario, le point d’équilibre est parfaitement atteint sur le sépulcral « Temple timber ».

Si on retrouve, bien évidemment, le ton incantatoire de David, la plupart des morceaux ont véritablement la pêche ! A l’instar de « Dead dead beat », une plage enlevée, gorgée de fuzz et de distorsion, dans l’esprit du « Raw power » des Stooges. Ou encore du frénétique « Omaha ». Impossible d’ailleurs de ne pas remuer les orteils à l’écoute de cette piste !

Née d’un subtil mélange entre spiritualité pénitente et matérialisme viscéral, « Acacia » nous réserve une superbe digression psychédélique…

L’esprit amérindien hante le lancinant « The lash », une plage dont les grattes lacèrent littéralement les nappes synthétiques, alors que le climat shamanique rappelle plutôt Echo & The Bunnymen. Mais également « 8 of 9 », une ritournelle déchirée entre americana et post punk, s’autorisant même une danse rituelle, alors que des bouffées de guitare floydiennes s’élèvent dans l’atmosphère…

Enfin, country gothique voire mystique, comme à l’époque du 16 Horsepower, « Duat hawk » met en exergue la voix ample et chargée d’émotion d’Edwards.

Un retour gagnant pour Wovenhand !

Wovenhand

A la recherche du droit chemin...

Écrit par

Pas de trace des sœurs Smith lors du set accordé par Danielson, programmé en première partie de Wovenhand. Le groupe est réduit à un quatuor : un bassiste, un drummer, un claviériste ainsi que Daniel Smith à la guitare et au chant. Les musiciens sont cependant vêtus d'un uniforme (le prénom de chaque musicien est frappé sur leur pull-over) et coiffés d'une casquette. Pas davantage de mise en scène théâtrale qui jusqu'à présent a fait la réputation du groupe. Et un éclairage peu performant (NDR : à mon avis, il était déjà réglé pour Wovenhand). Privilégiant les compos du dernier opus, « Ships » (NDR : soit dit en passant, un des meilleurs albums de l'année !), le combo va livrer une prestation correcte, mais sans éclat. Les compos hymniques, déchirées par la voix glapissante de Daniel, s'enchaînent, sans parfois même laisser le temps aux spectateurs d'applaudir. Daniel parvient quand même à prononcer quelques mots sur l'origine du groupe ('Nous nous appelons Danielson et venons du New Jersey'), de présenter ses musiciens (NDR : en quatrième vitesse), de glisser quelques mots entre certaines chansons, d'annoncer le concert de Wovenhand juste avant le dernier morceau et de remercier le public pour l'accueil réservé. Et trente minutes plus tard, montre en main, Danielson se retire. Bref, la formation n'a servi ce soir que de 'supporting act'. Et son service minimum nous a laissé sur notre faim. On aimerait ainsi pouvoir assister à un de ses sets, lorsqu'il est au grand complet et dans de meilleures conditions (jeux de lumières, décors, chorégraphie, etc.).

Désolé pour les photos, mais l'interview de Daniel Smith (fort intéressante par ailleurs) s'est prolongée au-delà du temps prévu ; et il n'a plus été possible d'approcher du podium lors de la prestation de Wovenhand. Et pour cause, la salle était tellement bondée qu'il a fallu passer derrière la structure soutenant les places assises pour entrevoir le spectacle à gauche de la scène (NDR : qui a dit près du bar ?). Consolation, cet article est quand même illustré par de superbes photographies du groupe, prises par Aude, lors de la dernière édition du festival des Ardentes.

David Eugène Edwards est particulièrement apprécié aux Pays-Bas, en Allemagne et surtout en Flandre. L'AB devait compter, lors de cette soirée, près de trois-quarts de néerlandophones. Pas étonnant, lorsqu'on sait qu'il a réalisé la bande sonore du spectacle de danse 'Blush' de Wim Vandekeybus. Après avoir mis fin à l'existence de 16 Horsepower, David a donc réactivé le projet Wovenhand. Ou plus exactement l'a rendu plus permanent. Sur disque, la différence de musique est très palpable. L'ambiance est plus moyenâgeuse. L'orgue y est plus présent. Et sur le quatrième album, « Mosaic » (NDR : encore un des albums de l'année !), il y a même de l'harmonium. Malheureusement, le claviériste Daniel Mac Mahon brille par son absence. Par contre, l'ex-bassiste de 16 Horsepower, Pascal Humbert, est revenu dans le parcours : à la basse, bien sûr…. Le line up est complété par un guitariste et un drummer (Ordy Garrison ?). David (NDR : barbu, il ressemble à Vincent Van Gogh) est assis sur le devant de la scène. Il joue alternativement de la guitare, du banjo ou de la mandoline (NDR : plus d'accordéon). Le son est puissant, mais le ton toujours aussi ténébreux. A cause de la voix de David, bien sûr. Mais le mélange de musique gothique, d'Americana, d'alt country, de bluegrass et de folk apalachien n'a jamais sonné aussi rock. Pas la peine de revenir sur les sujets abordés qui tournent toujours autour de la Bible. Ce qui pousse parfois Eugène à entrer comme dans une transe. Dans la salle, un spectateur lui réclame une chanson triste. Il répond qu'il n'en connaît pas… Le groupe interprètera deux titres du 16 Horsepower : tout d'abord une version retravaillée de « Phyllish rush » (rebaptisée « Phillysh An »), puis en rappel et en solo l'incontournable « Black soul choir ». Bref, si ce concert s'est avéré de bonne facture, il a surtout manqué de surprise. Mais franchement, était-il donc nécessaire de dissoudre 16th Horsepower pour conduire un nouveau projet à une formule aussi basique ? La question reste posée. Mais personnellement, j'ai l'impression qu'il s'est trompé de chemin (NDR : pour un évangéliste !)…

Setlist :

Sign of The Zodiac

Winter shaker

Speaking Hands

Elktooth

Chest of Drawers

Sparrow falls

Dirty blue

Whisteling girl

Slota Prow / Full armour

Truly golden

White bird

Deerskin doll

Phyllis Ann

Down in Yon Forest

Tin finger

Outlaw song

Black Soul Choir

Your Russia

Wovenhand

Une cérémonie lumineuse, chargée d’une rare intensité…

David Eugene Edwards est un être à part. Créateur du légendaire 16 Horsepower, groupe d'indie folk, il emmène depuis 2001 une formation plus orientée rock/stoner : Wovenhand. Sa voix unique, habitée, incantatoire même, trahit des accents quasi-mystiques. Sa musique est tribale, teintée de sonorités amérindiennes. Pas étonnant, puisque du sang Cherokee coule dans ses veines. Cette année, il est de retour pour présenter sa dernière production: « Star Treatment ».

Dans un ‘Depot’ sold out, Wovenhand va livrer un concert intense, inspiré et chargé d'émotions. Le son s'est encore épaissi, par rapport aux tournées précédentes. Réunissant Ordy Garrison à la batterie, Neil Keener à la basse et Chuck French à la guitare, le combo impressionne par sa puissance. Cette année, le line up a été élargi pour inclure un claviériste. De quoi apporter un côté tantôt psyché, tantôt carrément wave, à l’expression sonore. 

Mais tous les regards sont bien sûr tournés vers David Eugene Edwards. Il est coiffé de son indéboulonnable chapeau blanc et adopte une attitude de chaman. On le sait, ses concerts sont beaucoup plus que des concerts, ce sont des rituels. Sa voix vous emmène dans un monde pétri de spiritualité. Sa foi ouvertement déclarée en Dieu transcende sa musique. Il évoque Jim Morrison, mais aussi Neil Young et Nick Cave.

Au sein de la setlist figure des extraits de « Star Treatment » et de « Refractory Obdurate », ainsi que des morceaux plus anciens. La première partie est plus ‘stoner’ et certaines compos plus psyché, à l’instar de « The Hired Hand » ou « Maize », deviennent même carrément hypnotique. On pense parfois à Swans, tant l'atmosphère est intense. Le son de la Gretsch Tennessee rouge de David Eugene est incisif, abrasif et évoque celui d’un guitariste qui utilise la même gratte : Geordie Walker, de Killing Joke. Le parallèle avec la bande à Jaz Coleman semble parfaitement coller : sur les planches, ce sont deux rouleaux compresseurs aux accents post-punk.

C’est la deuxième partie du set qui va vraiment faire la différence. David Eugene troque alors sa Gretsch contre un très vieux banjo en bois, une pièce vintage datant, paraît-il, de 1887. Le son est plus clair, moins bruyant. Tant « Corsicana Clip » et « Oburate Obscura » atteignent la perfection. Edwards chante de longues intros mêlant anglais et langue lakota amérindienne. Il captive totalement le public, qui semble ensorcelé par ses gestes et sa voix.

Le troisième volet du show est consacré à de larges extraits du dernier opus « Star Treatment » et la tension retombe un peu. Certains titres se ressemblent trop et le côté ‘americana’ peut, à la longue, lasser. La prestation s’achève par le puissant « El-bow ». Issu de l'album « Refractory Obdurate », ce titre lorgne parfois vers The Black Angels.

Suivant la tradition, Wovenhand quitte l’estrade au son de chants amérindiens et la foule crie dans le rythme pour rappeler le groupe. Et quand il revient sur le podium, c’est pour attaquer un « King O King » énergique, quasi noisy, avant d’achever en beauté par une nouvelle chanson décochée en forme de coup de poing dans la figure : « Come Brave ».

Wovenhand confirme donc son évolution vers une musique toujours plus puissante, plus 'stoner', voire 'postpunk', mais aux accents psychédéliques. Une fois de plus, l’auditoire a vécu un moment inoubliable, comme une cérémonie lumineuse, chargée d’une rare intensité...

En première partie, on a découvert Emma Ruth Rundle, une artiste californienne qui relève également de l'écurie Sargent House. Elle milite également chez Red Sparowes, Marriages et Nocturnes. Ici, elle est venue seule, uniquement accompagnée de son compagnon Tosten Larson, qui se consacre au violon sur certains morceaux. Tant la morphologie de la chanteuse que sa musique évoquent immanquablement Chelsea Wolfe à ses débuts, dans un style très 'dark-folk' donc. Sa voix est plaintive, ses inflexions un peu arabisantes ; et le jeu de guitare est, comme celui de Wolfe, un peu désarticulé, un peu sale en raison d'un 'open tuning' qui communique aux cordes une tonalité très grave. Emma Ruth Rundle a présenté son dernier album, le 3ème, qui s'intitule « Marked for Death ». Une belle découverte !  

(Organisation : Het Depot – Merci à Suburban Records)

Wovenhand

La puissance d’un rite chamanique…

La première fois que votre serviteur a vu David Eugene Edwards, c’était lors d’un concert de  16 Horsepower, dans le cadre du festival de Dour, en 1998. Sa voix unique, habitée, incantatoire, quasi mystique m’a littéralement crucifié. Cette formation pratiquait un folk-rock tribal, teinté de sonorités amérindiennes. Pas étonnant, puisque du sang Cherokee coule dans les veines de David. Qui a monté un nouveau projet en 2001 : Wovenhand. Et dont il est également le chanteur et leader. Au fil du temps, le combo a considérablement durci son style ; devenu plus 'stoner', il est aujourd’hui dominé par les guitares électriques.

Dans une Ancienne Belgique quasi sold-out, Wovenhand a présenté son dernier opus  « Refractory Obdurate », au cours d’un concert intense, inspiré et chargé d'émotions. Le son s'est encore alourdi, par rapport au concert accordé à l'Eden de Charleroi, en 2012. Réunissant Ordy Garrison à la batterie et Gregory Garcia à la basse, la section rythmique impressionne par sa puissance. En outre, vrombissantes, les sonorités de basse dispensées par Garcia ont un long 'sustain'. A la guitare et aux 'backing vocals', Chuck French arbore son look amérindien habituel.

Mais tous les regards sont bien sûr tournés vers David Eugene Edwards. Il est coiffé de son indéboulonnable chapeau et arbore une croix païenne sur la poitrine. Il adopte une attitude de chaman. Quant il chante, il alterne entre un microphone classique Shure et un Neumann, de manière à obtenir un son plus compressé, comme issu d'un mégaphone. On le sait, ses concerts sont beaucoup plus que des concerts, ce sont des rituels. Sa voix vous emmène dans un monde pétri de spiritualité. Sa foi ouvertement déclarée en Dieu transcende sa musique. Il évoque Jim Morrison, mais aussi Neil Young et Nick Cave.

Au sein de la setlist figure des extraits de « Refractory Obdurate » et des morceaux plus anciens. La première partie est plus ‘stoner’ et dans certaines compositions, comme « Closer » ou « Maize », la musique devient même carrément ‘psyché’, voire même hypnotique. On pense parfois à Swans, tant l'atmosphère est intense. Au cours du show, Edwards va nous réserver une version quasi a capella et surtout bouleversante du « Horse Head Fiddle » de 16 Horsepower.

C’est la deuxième partie du concert qui va vraiment me plaire le plus. David Eugene troque alors sa Gretsch Tennessee rouge contre une très vieille mandoline en bois, une pièce vintage datant, paraît-il, de 1887. Le son est plus clair, moins bruyant. Tant « Corsicana Clip » et « Oburate Obscura », tous deux issus du dernier elpee, atteignent la perfection. Edwards chante de longues intros mêlant anglais et langues Lakota amérindiennes. Il captive totalement l’attention du public, qui semble ensorcelé par ses gestes et sa voix.

Le troisième volet du show sera, à mon humble avis, le moins intéressant. Les compos sont moins intenses et moins diversifiées. Le set se termine néanmoins par le puissant « Good Shepherd », rappelant quelque part The Black Angels.

Suivant la tradition, Wovenhand quitte la scène au son de chants amérindiens et le public crie dans le rythme pour rappeler le groupe. Et quand il revient sur les planches, c’est pour attaquer « Glistening Black » et surtout une version étonnamment musclée de "Kicking Bird" (issu de "Ten Stones").

Wovenhand confirme donc son évolution vers une musique plus puissante, plus 'stoner', aux accents ‘psyché’. Sans le vouloir, il bénéficie certainement de la vague 'revival' du psychédélisme qui s’est abattue sur la scène pop/rock depuis quelques années. Pourtant, il s’agit d’un des groupes les plus authentiques de la scène musicale. Leurs concerts constituent des cérémonies lumineuses, inoubliables et chargées d’une rare intensité... Tatanka!

En première partie, tout comme il y a deux ans, se produisait The Flying Horseman, le groupe du chanteur-compositeur anversois Bert Dockx. Leur musique est en parfait accord avec celle de Wovenhand. Certaines chansons évoquent également And Also The Trees, Joy Division, Nick Cave ou The Velvet Underground. Caractérisé par une profondeur émotionnelle touchante, leur style puise dans le post-folk et le blues. Outre Bert Dockx au chant et à la guitare, le line up du groupe implique deux chanteuses/claviéristes, un guitariste, un bassiste et un batteur.

(Organisation : AB)

 

Wovenhand

Sur le sentier de la guerre…

Écrit par

En me rendant à ce concert, mon objectif était double. D’abord, compenser une grave lacune : celle de ne jamais avoir mis les pieds à l’Eden à Charleroi. Cette salle est capable d’accueillir 750 personnes, en configuration debout, lorsque les gradins sont accessibles. Mais ce soir, le groupe a demandé de se produire en formule ‘club’. La capacité est donc réduite à 312 places assises. Ce qui confère aux lieux une ambiance intimiste tout en favorisant la communion (?!?!?!) entre le band et le public. Ensuite, c’était l’occasion de revoir Wovenhand sous une autre formule ; le concert accordé en compagnie des Muzsikas, en 2010, ne m’ayant guère convaincu. Enfin, le moment était idéal, puisque le nouvel opus de la formation étasunienne, « The laughing stalk », bien que plus musclé, tient parfaitement la route…

La prestation s’ouvre par la plage finale de cet elpee, le très bruitiste « Glistening black ». Faut dire que l’opus est nettement plus rock que folk. Appuyés, les riffs de guitare évoluent même à la limite du punk. Le départ de Pascal Humbert a été compensé par l’arrivée de deux jeunes musicos chevelus et tatoués. Un guitariste et un bassiste. Ce dernier a la tête enserrée par un superbe bandana rouge. Il ressemble à un Apache (Cochise ? Geronimo ?). Des nouveaux collaborateurs qui apportent inévitablement du sang neuf à l’expression sonore. Et ce changement est aussi perceptible sur scène : David Eugene Edwards (DEE) ne reste plus vissé sur sa chaise, mais se produit bel et bien debout. Un détail qui a toute son importance. Car cette situation communique davantage d’énergie au show. Pas moins de cinq titres du dernier album s’enchaînent sans temps mort (NDR : dont « Closer » et « Long horn »). Avant que « Sinking hands » et un peu plus tard « Speaking hands » ne contentent les fans de la première heure. L’ambiance au sein de l’auditoire demeure paradoxalement paisible. Ce qui n’est pas plus mal. Pas de chahut intempestif. Pas de lourdaud qui vous cache la vue en filmant la scène à l’aide de son gsm ou de groupie adolescente gesticulant aux premiers rangs. Fin de cette première partie de spectacle, Wovenhand nous réserve le point d’orgue du spectacle : un « Holy measure » de toute beauté. On est comme transporté au cœur des montagnes Appalaches. Et tout au long de l’intermède précédant le rappel, des percussions indiennes (NDR : comme avant le début du concert d’ailleurs) prolongent cette vision de cette région de l’Amérique profonde, autrefois peuplée de Creeks, Cherokees et Iroquois. Ces rythmes tribaux finissent par envoûter une partie des spectateurs dont certains commencent à se lever. Avant que DEE et sa bande ne reviennent pour interpréter deux titres. Dont en finale, un « As wool » particulièrement puissant. A l’instar des compos figurant sur leur dernier long playing, faut-il le rappeler…

En tournée pour l’instant, Wovenhand a un agenda particulièrement chargé. Pour la Belgique, il s’agit déjà du cinquième concert accordé dont quatre au Nord du pays. Un privilège lorsqu’on sait que cette date était intercalée entre les deux seules prévues pour la France, soit à Paris et Rouen. Et DEE sera également de retour chez nous, le 29/10 au Vooruit de Gand, en compagnie du groupe mythique australien Crime and the City Solution.

L’Eden de Charleroi accueillera ce 9 novembre Stupeflip (NDR : des provocateurs en puissance !) et Reptile Youth ce 8 décembre. La formation danoise que l’on compare déjà aux explosifs Friendly Fires se produira cependant dans la brasserie, local d’une capacité de 250 places.

(Orgnisation : CC de Charleroi – Eden)

Programme complet sur : www.pba-eden.be

Voir aussi notre section photos ici

 

Wovenhand

The Threshingfloor

Écrit par

Le septième opus de Wovenhand est paru chez New Jerusalem Music, c’est-à-dire le label de la famille Danielson. Pas étonnant lorsqu’on sait que Daniel Smith et David E. Edwards partagent des convictions religieuses fort proches. D’ailleurs, pas de souci, les lyrics de « The Threshingfloor » invoquent toujours l’Ancien (souvent) et le Nouveau Testament (parfois) ; David continuant d’y prêcher ses idées fondamentalistes.

Le plus intéressant, procède, bien sûr de sa musique. Ses références rituelles gothiques, appalaches, il a décidé de les mettre, tour à tour, à la sauce amérindienne (NDR : tant les mélopées vocales que les rythmes tribaux), tzigane (NDR : cette flûte de berger jouée par le musicien hongrois, Peter Eri), orientale et même celtique. Et le résultat est tout à fait convaincant. Partagé en 12 fragments, dont un intermède de très brève durée (« Wheatstraw »), le tracklisting est bien équilibré, alternant compos intimistes, dépouillées, contemplatives et plus enlevées, presque rock. David y posant sa voix tantôt incantatoire, shamanique voire frénétique. Une reprise : le « Truth » de New Order, dont la version se rapproche, finalement, bien plus de l’univers de Joy Division. Et puis, en finale, un morceau plus allègre, moins ténébreux : « Denver city ». Une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Gun Club. Quelques coups de cœur ? Le titre maître, caractérisé par des interventions judicieuses à l’oud. La splendide ballade acoustique « Singing grass », tout en picking. Le bouleversant « Orchard gate ». La ritournelle hymnique « Raise her hands ». Et enfin, l’envoûtant et très beau « Sinking hands », plage d’entrée signée Pascal Humblet.

Wovenhand se produira dans le cadre du festival de Dour, mais en compagnie d’un orchestre folklorique hongrois, le Muzsikas…

 

Wovenhand

Ten Stones

Écrit par

Pour enregistrer le sixième opus de Wovenhand, David Eugene Edwards a pu compter sur la participation du guitariste Emil Nikolaisen, compositeur de la formation norvégienne Serena Maneesh. Et franchement, il faut reconnaître que tout au long de cet opus, l’électricité y est plus présente. Une participation qui peut tout simplement s’expliquer par un partage des mêmes idées philosophiques. Un disque pour lequel, il aussi bénéficié du concours de son groupe. C’est à-dire le drummer Ordy Garisson, l’ancien bassiste de 16 Horsepower Pascal Humbert, et son gratteur attitré, le Belge Peter Van Laerhoven. Enfin, cet opus a été coproduit sous la houlette de Daniel Smith de Danielson.

Première constatation la voix d’Eugène a pris de l’amplitude. Ce qui permet de donner davantage de relief aux compos, même les plus austères ou les plus incantatoires. Bien sûr, il continue de nous bassiner, tel un prédicateur, ses réflexions sur la miséricorde, la décrépitude de l’humanité, la rédemption et autres salades puisées dans l’Ancien Testament, que 50% des Américains avalent tous les jours. Mais il y croit. C’est son droit. Penchons-nous donc maintenant sur l’essentiel, son nouvel elpee. Très réussi, il faut l’avouer. Tout en conservant une ligne de conduite gothique et des accents appalachiens, il se révèle beaucoup plus éclectique. Les interventions fulgurantes de la six cordes d’Emil y sont pur quelque chose. Mais également son inspiration dans les compos. Et je pense tout particulièrement au féroce et cinématique (Ennio Morricone ?) « Cohawkin road », au blues discordant et hypnotique (remarquable par ailleurs !) « White knuckle grip », à la bossa nova sinistre « Quiet nights of quiet stars », un morceau hanté par un mellotron patraque, au tribal « Kicking bird »  et puis au percutant « The beautiful axe ». Et si le reste de l’opus renoue avec le passé de Wovenhand, il ne manque pas pour autant de saveur. A l’instar de « Kingdom of ice », coloré par un orgue de Barbarie ou de l’envoûtant et glacial « Horsetail ». Un des albums de l’année, assurément ! 

Wovenhand

Mosaic

Écrit par

16 Horsepower ayant splitté, David Eugene Edwards, le chanteur/compositeur/multi- instrumentiste/frontman a donc décidé de poursuivre ses aventures musicales au sein du projet Wovenhand, un projet qu’il avait entamé en parallèle avec 16HP. « Mosaic » constitue d’ailleurs déjà le 4ème opus de Wovenhand. Une formation à géométrie variable qui semble aujourd’hui s’être stabilisée à un trio : DEE, le claviériste Daniel MacMahon et le drummer Ordy Garrison. Evidemment, les réminiscences du défunt combo de Denver sont toujours bien présentes. Notamment à cause de la voix de David. Des influences que le combo puise dans la musique gothique, l’Americana, l’alt country, le bluegrass et le folk apalachien. Et enfin des thèmes philosophiques et spirituels abordés par Edwards : la foi, le péché, le salut, la rédemption et l’Esprit Saint. Amen ! Changement de cap quand même, puisque la musique médiévale est venue s’immiscer dans le décor sonore. Notamment à cause de la présence d’un harmonium et de chœurs monacaux. Et le résultat est tout à fait concluant. La plaque recèle même des compos absolument remarquables. Et je pense tout particulièrement à « Whistling girl » dont la délicatesse et la subtilité, appliquées aux instruments à cordes rappellent un Sun Kill Moon qui aurait décidé d’élever quelque peu le tempo. A « Dirty blue », dont la mélodie superbe, caressée par les accents du violon, vous flanque des frissons partout. Et le reste de l’opus est également au diapason. Parfois plus dramatique (« Deerskin doll »), martial et sinistre même (« Elktooth »), tribal (« Winter shakes »), complexe et incantatoire (NDR : sorte d’exorcisme, « Slota prow – Full armour » évoque à la fois Joy Division et Brian Eno) ou encore moyenâgeux (« Swedish purse »). Vraiment un excellent album !

 

 

Wovenhand

Consider the birds

Écrit par
Périodiquement, les musiciens de l6th Horsepower développent leurs projets personnels. Enfin, pas tout a fait, puisque Lilium est aujourd’hui celui de Pascal Humblet et de Jean-Yves Tola ; alors que Wovenhand appartient exclusivement à David Eugène Edwards. Pour enregistrer « Consider the birds », David a bien reçu le concours de l’un ou l’autre collaborateur épisodique ; et notamment de Daniel Memahon au piano. Mais en général, il assume l’essentiel de l’instrumentation. Le chant aussi, bien sûr. Sa voix est toujours aussi expressive, profonde, bouleversante ; et véhicule des paraboles torturées par les démons qui rongent sa conscience. Et en particulier le conflit entre la morale biblique et les tentations sexuelles. Moins expérimental que « Blush music », elpee destiné à sonoriser un ballet, ce troisième opus solo oscille entre climats de mauvaise augure, spectraux, presque sinistres et compositions propices à l’élévation de l’âme. Parfois (« Oil on panel » et l’adaptation de la chanson traditionnelle « Down in yon forest »), on a l’impression de replonger dans l’univers prog surréaliste et austère de Peter Hammill. A moins que ce ne soit celui, plus lugubre, de Nick Cave. La présence d’un piano sonore renforçant cette sensation. Parfois aussi, le rythme tribal, appalachien, palpite au gré de sa poésie sombre. Parfois encore, la technologie moderne opère quelques boucles subrepticement hypnotiques. Bref un superbe album qui aurait pu être dédié aux mémoires de Hank Williams, Nick Drake et de Ian Curtis…



 

Wovenhand

Wovenhand

Écrit par

Le leader/chanteur/compositeur de 16 Horsepower, David Eugene Edwards, a donc décidé de monter un projet parallèle à son propre groupe: Wovenhand. Un duo. Qu'il partage avec un certain Daniel Mc Mahon. A première écoute, on a l'impression de retrouver le folk pastoral, énigmatique, hymnique, parfois incantatoire de 16 Horsepower. Mais une écoute plus attentive gomme cette impression première, car la musique est ici de nature très différente. Si David Eugene Edwards joue toujours de ce curieux instrument, sorte de croisement entre la mandoline et le banjo, il a délaissé l'accordéon. En outre, son compère, se réserve les claviers. Le piano, tout d'abord. Un orgue à soufflets, ensuite. Dont il tire des sonorités vraiment inattendues. Et puis un casio. Dont il se sert sur le dernier morceau de l'opus, " Last fist ". Pas de drummer, mais une boîte à rythmes. Et une dose d'électricité suffisante et judicieuse, apportée par un invité qui répond au nom de Stephen Taylor, pour dynamiser l'ensemble. Car le tout tient bien la route. Les mélodies sont imparables. Irrésistibles, même. A l'instar de " The good hand " ou de " Glass eye ". Dix compositions tramées tantôt dans la valse, le folk punk, le psychédélisme la new wave ou le country rock. On a même parfois l'impression d'assister à une rencontre hypothétique entre le " Murmur " de REM et le " Killing moon " d'Echo & The Bunnymen. Remarquable !