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The Threshingfloor

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Le septième opus de Wovenhand est paru chez New Jerusalem Music, c’est-à-dire le label de la famille Danielson. Pas étonnant lorsqu’on sait que Daniel Smith et David E. Edwards partagent des convictions religieuses fort proches. D’ailleurs, pas de souci, les lyrics de « The Threshingfloor » invoquent toujours l’Ancien (souvent) et le Nouveau Testament (parfois) ; David continuant d’y prêcher ses idées fondamentalistes.

Le plus intéressant, procède, bien sûr de sa musique. Ses références rituelles gothiques, appalaches, il a décidé de les mettre, tour à tour, à la sauce amérindienne (NDR : tant les mélopées vocales que les rythmes tribaux), tzigane (NDR : cette flûte de berger jouée par le musicien hongrois, Peter Eri), orientale et même celtique. Et le résultat est tout à fait convaincant. Partagé en 12 fragments, dont un intermède de très brève durée (« Wheatstraw »), le tracklisting est bien équilibré, alternant compos intimistes, dépouillées, contemplatives et plus enlevées, presque rock. David y posant sa voix tantôt incantatoire, shamanique voire frénétique. Une reprise : le « Truth » de New Order, dont la version se rapproche, finalement, bien plus de l’univers de Joy Division. Et puis, en finale, un morceau plus allègre, moins ténébreux : « Denver city ». Une compo qui aurait pu figurer au répertoire de Gun Club. Quelques coups de cœur ? Le titre maître, caractérisé par des interventions judicieuses à l’oud. La splendide ballade acoustique « Singing grass », tout en picking. Le bouleversant « Orchard gate ». La ritournelle hymnique « Raise her hands ». Et enfin, l’envoûtant et très beau « Sinking hands », plage d’entrée signée Pascal Humblet.

Wovenhand se produira dans le cadre du festival de Dour, mais en compagnie d’un orchestre folklorique hongrois, le Muzsikas…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Wovenhand
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: New Jerusalem Music / Glitterhouse / Munich
  • Date: 2010-06-01
  • Rating: 4
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