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XsavioR

Caleidoscope

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Atterri bien trop tardivement dans la discothèque de votre serviteur, ce premier CD sorti en 2005 ne mérite vraiment pas d'être passé sous silence. Les cinq Suédois qui forment Xsavior risquent fort, dès leur premier essai, d'intéresser le public qui a craqué pour un groupe comme Darkness. Ils mettent leur (impressionnant) background prog et métal au service d'une pop sophistiquée et oblique qui fait mouche à chaque plage. Inventivité, énergie et séduction sont toujours au rendez-vous. Entrée en matière, « April Skies » immédiatement le ton. C'est un condensé de prog articulé autour de nombreux breaks, mais qui évoque autant Queen que le Sparks des tout débuts. « Lex the Fly » poursuit sur la même lancée hyper- active chère à It Bites ponctuée de brillantes harmonies vocales. L'ombre du compatriote A.C.T (d'ailleurs sur le même label) plane également. Plus immédiatement accrocheuses, les deux plages suivantes installent de façon définitive cette pop foisonnante et festive mâtinée d'opéra-rock, à la fois technique et mélodique. Avant que la suite « Taj Mahal » enfonce le clou tout en élargissant ses horizons : voix féminine, mélodies en béton dignes du meilleur Saga et profondeur mélancolique (« Waves of the Sea »). Il reste encore cinq plages pour apprécier de nouvelles facettes du groupe : par ses performances vocales encadrées de métal, « Green Mile » évoque par exemple le regretté City Boy. Au passage, signalons que la voix secondaire y évoque furieusement Mario Guccio (Machiavel). Vous l'aurez compris, j'ai été fort impressionné par Xsavior. Moins cabotin que Darkness, le groupe canalise parfaitement son flot d'idées et la richesse des compositions ne nuit jamais à leur potentiel de séduction. L'album s’achève par un hit potentiel aux allures d’hymne. Une production irréprochable parachève ce travail d'excellence. Et rarement titre aura été aussi bien choisi!