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Year Of No Light

Ausserwelt

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Deux ans plus tôt, j’avais eu le loisir d’assister au set de cette formation française, sous les voûtes caverneuses du Witloof Bar, au Botanique. La prestation de Year Of No Light était d’une puissance inouïe. Instrumentale, essentiellement métallique, son expression sonore était d’une telle violence et d’une telle intensité, que les spectateurs, présents pour l’occasion, ont dû souffrir d’acouphènes, les heures, voire les jours qui ont suivi. Face à un tel déluge de décibels, les boules-Quiès étaient donc de rigueur.

Quelques années plus tard, la lumière n’est toujours pas au rendez-vous. L’artwork annonce immédiatement le climat : « Ausserwelt » sera sombre, lourd et ténébreux. Et puis, le combo a signé chez un label de référence du style : Conspiracy (Red Sparowes, Thrones, …) Puisant toujours son inspiration chez Isis, Neurosis ou encore Cult Of Luna, le groupe bordelais nous propose, sur ce nouvel opus, 4 titres d’une dizaine de minutes, chacun. Des compos essentiellement atmosphériques. Distordues, les nappes d’électricité baignent presque constamment dans la reverb. Il est même parfois difficile de reconnaître les différentes lignes de guitares. Quant à la puissance, elle émane ici des drums. Des drums musclés mais métronomiques. Malheureusement, à contrario de leurs références majeures, le groupe néglige les variations et les crescendos, afin de privilégier une intensité permanente, au détriment de la mélodie, vous vous en doutez. Et deux à trois écoutes sont nécessaires avant de retrouver un semblant de structure au sein de ce bordel sonore. Bref, pour adhérer à « Ausserwelt », un peu trop monocorde à mon goût, il faut vraiment être un inconditionnel du style. Mais avant d’atteindre le statut de ses maîtres, il faudra remettre son métier sur son ouvrage. Et cent fois plutôt qu’une…