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Yuck

Nouvel ordre

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L’évènement majeur de ce lundi soir d’octobre, qui s’est produit entre les murs de l’Ancienne Belgique, était sans nul doute le concert de New Order. Pourtant, c’est dans le Club que j’avais choisi de me rendre. Certainement quelques uns des spectateurs présents devaient ressentir un pincement au cœur, partagés entre deux affiches aussi alléchantes. Mais peu importe, car le concert des jeunes pousses de Yuck allait ranimer la flamme d’une Indie Pop fière et goguenarde tout en ravivant le souvenir des heures de gloire du genre.

Les premiers accords de Deadsets retentissent alors que je gravis les escaliers. Pénétrant dans la salle, je suis d’emblée frappé par l’impact visuel du combo.  

En rang serré, les trois guitaristes, le bassiste et la claviériste se tiennent fièrement au devant de la scène, tandis que le batteur, seul élément retranché, tient la cadence depuis l’arrière de celle-ci.

Si musicalement leurs compositions n’ont rien de renversant, force est de constater un certain savoir faire et une indéniable générosité qui rend l’ensemble fort sympathique.

Vraisemblablement au goût du public, le groupe s’efface après une quarantaine de minutes sous les applaudissements et les hochements de têtes approbateurs.

Sur la scène, on dresse une toile où le nom de Yuck apparaît en lettres noires grossièrement peintes sur fond blanc. Arty mais pas prétentieux, le groupe londonien se lance alors dans un concert où pêle-mêle, ressurgissent des relents de Dinosaur Jr, agrémentés de vagues Shoegazer rappelant Ride, et saupoudrés de mélodies faussement évidentes mais absolument accrocheuses comme savaient nous les servir les Teenage Fanclub ou encore les Lemonheads.

Définitivement influencés par les nineties, Yuck remet au goût du jour le meilleur d’une scène que bon nombre de personnes présentes ce soir n’ont connu que par procuration.

Tantôt énergiques, tantôt caressantes, tantôt sucrées, tantôt acides, les chansons de l’album éponyme se succèdent entre larsens et échappées mélancoliques.

« Georgia », « Suicide Policeman » et « Get Away » rappellent l’évidence d’un excellent album, agrémenté pour sa ressortie de quelques bonus, dont un « Save Me » un peu mou aujourd’hui.

Qu’importe, puisque après s’être éclipsé pour la beauté du geste, l’espace d’une poignée de minutes, les quatre jeunes gens nous offrent deux autres morceaux, dont en final l’épique et langoureux « Rubber », incontournable dernier titre de leur elpee.

Après coup, je regarde le chanteur se prêter volontiers au jeu des autographes et je ne peux m’empêcher de penser qu’à l’aube des années nonante, aux premiers faits d’armes des Pixies, et consorts, les petits Yuck devaient encore être des enfants.

Quelqu’un pour me dire ce qui est advenu des années 2 000 ?

Organisation : AB

 

Yuck

Yuck

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Le petit groupe londonien de Yuck a réussi à injecter dans son premier opus éponyme, le juste équilibre entre mélodies énergiques et déjantées et chansons un rien nostalgiques. On se retrouve, comme un funambule, au-dessus du vide, marchant sur une simple corde. Une sensation pas si facile à provoquer en dehors de ce contexte. Le danger est que le moindre faux pas peut être fatal. Quelques déséquilibres par-ci, quelques rétablissements par-là, on finit par atteindre l’autre côté sans dégâts. Vous vous demandez sûrement ce qui se trouve au bout de cette corde ? Un petit morceau de pur plaisir musical, j’ai nommé « Rubber ». Un peu comme la ‘standing ovation’ pour l’équilibriste, ce morceau est l’apothéose de cet album, l’ultime récompense. On profite de cet instant comme d’un moment inoubliable.

Toutefois, il faut émettre quelques réserves quant à ce numéro épatant. On n’est pas encore dans le grand vide, le fil est tendu d’un côté à l’autre d’un chapiteau de cirque. Pas accroché à l’Empire State Building ou surplombant le Grand Canyon. Bien que Yuck nous prouve qu’il n’y a pas que des clowns sous les chapiteaux, il ne fait aucun doute que pour un premier essai, il s’agit d’une prouesse. Mais laissons bien les choses à leur place : on est encore loin de la sensation extrême, de la grandeur ultime, du vide abyssal.

Yuck

Un réveil tardif

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A l’origine, le concert de Yuck devait se dérouler en novembre 2010. Reporté fin février de cette année, il a donc fallu attendre 3 longs mois avant de découvrir cette formation insulaire que la presse ne tarit pas d’éloges. Et l’attente n’a pas été vaine, car les organisateurs ont eu la bonne idée de doubler l’affiche, en programmant une des nouvelles sensations américaines, Cloud Nothings.

Pour accueillir ces deux combos, la Rotonde est presque sold out. Cloud Nothings ouvre le bal. En réalité, il s’agit du projet de Dylan Baldi, un jeune musicien à peine âgé de 19 ans, responsable de compos aussi efficaces qu’énergiques. Et il est parvenu à créer un buzz en se servant de la toile. Sur scène, le natif de Cleveland est soutenu par trois musiciens. Un format fort classique, puisque si ses collaborateurs se partagent gratte, basse et drums, Dylan se réserve le chant et la guitare solo. Le groupe enchaîne les morceaux qui ne dépassent jamais les trois minutes. L’intensité des compos est soutenue et les refrains accrocheurs ; mais si le tracklisting est solide et bien équilibré, aucune chanson ne sort réellement du lot. Sûr de lui, Baldi est très à l’aise sur les planches et prend un réel plaisir au contact du public. Etonnant pour un musicien qui n’a pas encore fêté ses 20 printemps. Et à ce titre, franchement, il mérite un coup de chapeau. Pour l’instant sa discographie se limite à une compile, mais d’après les infos recueillies, son premier opus devrait paraître d’ici quelques mois. On attend cette sortie impatiemment.

Un quart d’heure de pause et Yuck monte, à son tour, sur l’estrade. Deux guitaristes dont le lead singer (un sosie de Bob Dylan, teenager) une bassiste et un batteur bien en chair à la coupe afro qui vaut le coup d’œil (NDR : en outre, ce gros nounours, c’est un peu la mascotte du combo). Le tracklisting est partagé entre morceaux rock plutôt classiques et ballades empreintes de douceur. Les interventions tout en délicatesse du second sixcordiste apportent un réel plus à l’ensemble. Les mélodies sont soignées et la voix de Daniel Blumberg est à la fois excellente et parfaitement maîtrisée. Mais le set manque singulièrement de puissance. Il faut attendre les deux derniers morceaux, avant le rappel, pour voir le groupe enfin se libérer. Energiques, explosives, dynamisées par une ligne de basse percutante et des accords de gratte shoegazing, les compos vont littéralement enflammer la salle. Dommage que le combo ait attendu la fin de parcours, pour enfin se (nous) réveiller…

N’empêche, les deux formations qui se sont produites ce soir disposent d’un fameux potentiel. Et s’il faudra encore attendre pour voir sortir le premier elpee de Cloud Nothings, celui de Yuck est déjà dans les bacs depuis 15 jours. A mon humble avis, on devrait parler –et en bien– de ces deux bands, au cours des prochains mois…

(Organisation Botanique)