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Zak Laughed

The Last Memories Of My Old House

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Zak Laughed est âgé à peine de 15 ans. C’est après avoir reçu un ukulélé de son oncle que Zak s’est intéressé à la musique. Et aujourd’hui, il est déjà considéré comme un folk singer, outre-Quiévrain ! Dès lors, une question me vient immédiatement à l’esprit : serait-il trop jeune pour pratiquer ce type de musique. Pas nécessairement. L’âge d’un interprète n’est pas un critère suffisant pour se faire une bonne idée de son potentiel. Seul le résultat semble être un paramètre essentiel pour formuler un jugement honnête! Mais avouons tout de même qu’il est difficile de faire abstraction de cette situation, avant de poser un quelconque avis sur le sujet.

‘I don’t want to be like Mick Jagger, but I wanna be a great rocker, I wanna be like Bob Dylan, yes I would like to be a famous one man’ proclame le jeune garcon sur « Each Day ». De nobles ambitions pour ce Clermontois d’adoption! Zak nous vient en effet de cette petite ville auvergnate, dont la scène folk est particulièrement florissante. The Delano Orchestra, Leopold Skin et St-Augustine s’y sont ainsi révélés. Mais Zak a aussi et surtout bénéficié du soutien des musiciens ce Cocoon et de Dyonisos. Ce qui explique aussi, sans doute, pourquoi il jouit déjà d’une telle popularité.

« The Last Memories Of My Old House » constitue donc son premier elpee. Et il me laisse sur ma faim. Le timbre adolescent (NDR : ou juvénile, au choix), les lyrics peu inspirés et l’accent franchouillard font un peu tâche d’huile dans le genre. Et marcher sur les plates-bandes d’Adam Green n’est pas vraiment un gage d’originalité. Pire encore, « December song » (NDR : c’est la plage d’ouverture !) est d’une insipidité désolante alors que le plagiat du « Travelling Cat » est plutôt dérangeant. Heureusement, l’ami Zak se montre sous un meilleur jour lorsqu’il accélère le tempo. A l’instar d’« Each Day » et de « 22 and 66 », certainement les deux meilleurs morceaux de l’opus. Ce qui prouve quand même que sa magnifique cover du « The End Has No End » des Strokes n’était pas un accident. Simplement, même si les parents de Zak Laughed peuvent être fiers de leur rejeton, il faut admettre la réalité : il n’a que 15 ans ! Peut-être auraient-ils dû laisser mûrir leur enfant, dont le potentiel est énorme, il faut l’admettre ; mais en voulant brûler les étapes ne risquent-ils pas également de lui brûler les ailes. Finalement, son répertoire terne et sans surprise s’adresse aux ados de son âge. Pas davantage. Passons outre le calembour de son patronyme ; mais avant d’atteindre le statut d’un Robert Zimmerman, il y a du pain sur la planche. Paraît qu’il compose tout lui-même. C’est la bio qui le dit. Adam Green avait douze ans lorsqu’il signait déjà les compos des Moldy Peaches. La valeur n’attend pas le nombre des années… Sceptique quand même…