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Zero 7

Yeah Ghost

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Depuis la sortie de « Simple Things » en 2001, Zero 7 a plutôt bien étoffé son curriculum. La formation qui a dévoilé au monde les voix délicieuses de Sia Furler et Sophie Barker avant de brillamment collaborer avec José Gonzalez publie aujourd’hui son quatrième recueil. Trois ans après « The Garden », qui leur a décroché une petite nomination aux Grammy Awards, Henry Binns et Sam Hardaker, les deux hommes derrière le projet, tentent le tout pour le tout. « Yeah Ghost » est le disque du renouveau.

Plutôt que de ressasser la vieille rengaine ‘on prend les mêmes et on recommence…’, Zero 7 cède une nouvelle fois le micro à de relatifs inconnus (Eska, Martha Tilston, Jackie Daniels, Binki Shapiro…) Légèrement moins cohérent que ses précédents elpees, car plus aventureux, « Yeah Ghost » parcourt un large pan de la pop. Ainsi, le duo exploite le genre aussi bien dans sa forme la plus pure (« Everything Up (Zizou) »), que teintée d’electronica (« Ghost sYMboL », « Solastagia »), de soul (« Mr McGee », « Medecine Man ») voire de folk (« Swing ») ou encore de jazz (« Pop Art Blue »).

« Yeah Ghost » s’achève par « The Road » et « All Of Us », les uniques morceaux qui rappellent véritablement le Zero 7 des premiers jours. Malgré son nouvel habillage, la formation réussit une fois de plus à confectionner une petite galette agréable et sans prétention…


Zero 7

The Garden

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Le jardin de Zero 7 et ses merveilles continuent de s’étendre. Après avoir ratissé la lounge music de long en large sur les deux disques précédents, Henry Binns et Sam Hardaker s’éloignent à quelques lieues des sentiers qu’ils avaient déjà battus pour se planter dans les champs d’une pop sixties printanière. Quelques modifications se sont également opérées au niveau du staff. Les chaudes vocalises de Mozez qui avaient arrosé bon nombre des compositions de « Simple Things » et « When It Falls » ont cédé leur place à la légèreté du timbre de José Gonzales et aux chœurs chaleureux de Henry Binns lui-même. L’irremplaçable Sia Furler met à nouveau la main à la pâte mais, cette fois, sans l’aide de sa partenaire habituelle, Sophie Barker, qui a décidé de jeter l’éponge afin de se concentrer sur son effort solo (« Earthbound », sorti précisément une semaine après « The Garden »). Mais c’est incontestablement l’arrivée de José Gonzales qui étoffe le paysage sonore de Zero 7. En trois titres seulement, dont une version retravaillée de son single « Crosses », le Suédois parvient sans peine à s’approprier l’univers antalgique du duo afin de le réinventer. Univers qui, cependant, serait réduit à néant s’il se détachait des vocalises singulières de Sia Furler. De « Throw It All Away » à « Waiting To Die », la jeune femme apporte une nouvelle fois la saveur séraphique et jazzy qui a conduit Zero 7 au succès. Le travail fut de longue haleine mais le duo a, aujourd’hui, achevé de planter ses graines. Voir et entendre bourgeonner le fruit de ce labeur n’est que pur plaisir.