Y a-t-il vraiment de la place pour un long playing tel que celui-ci dans notre monde rongé par la crise financière ? Les labels ont-ils encore les moyens de sortir un cd aussi peu excitant alors que le marché du disque est en perte de vitesse ? Comment pourrais-je vous donner l’envie de découvrir un opus dont l’écoute m’a profondément ennuyé ? Car vous avez beau dire, mais, pour moi, un disque rock qui débute par une minute et demie de sons inaudibles, continue par le ‘crin-crin’ larmoyant d’un violon ou de je ne sais quel autre instrument à cordes et n’accouche de son premier riff de guitare que plus de cinq minutes après avoir commencé, ça me gonfle au plus haut point.
Cet album que son géniteur hollandais Mother-Unit a très justement intitulé « Brain Massage » est constitué de quatre longs titres instrumentaux qui s’étalent sur une dizaine de minutes chacun. Sur une rythmique plutôt béton, viennent se greffer une longue déclinaison de riffs hypnotiques, psychédéliques et mêmes parfois blues ainsi que d’irritants bruitages électroniques. Cette musique lourde, robotique et obsédante, qui tient à la fois du massage cervical et du lavage de cerveau, semble plus s’apparenter à une jam improvisée qu’à un véritable travail de composition structuré.
Réservé à celles et ceux qui ont les moyens d’acheter des disques moyens.

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