A l’origine, Dum Dum Girls était le projet solo de Kristin Gundred, alias Dee Dee (NDR : un clin d’œil aux Ramones ?) Penny. Un patronyme qu’elle a créé en contractant une compo d’Iggy Pop et une autre des Vaselines. Respectivement « Dum Dum Boys » et « Dum-Dum ». Puis elle a décidé de fonder un groupe. Exclusivement féminin. Et à l’attitude fondamentalement rock’n’roll : cuir, rouge à lèvres et tutti quanti. Frankie Rose, une ex-Vivian Girls et Crystal Stilts, Jules et Bambi Rose, vont ainsi compléter le line up.
Pour enregistrer leur premier album, le quatuor a reçu le concours du célèbre producteur Richard Gottehrer. Pas un illustre inconnu, puisque sa carte de visite mentionne la mise en forme d’œuvres de Richard Hell, Blondie, The Go-Go’s, The Fleshtones, Dr Feelgood et The Raveonettes). Ce qui devrait quand même vous donner une petite idée du style musical proposé par les filles. Des références ? Le garage, la noisy, le punk et la pop sixties, mais également lo-fi. Des noms ? Shangri-Las, Ronettes, Jesus & Mary Chain, Times New Viking, Vivian Girls et un zeste de Cramps. Et en imaginant une Katy Perry sous un déluge de fuzz, vous ne faites pas tout à fait fausse route.
Conjuguées à l’unisson, les harmonies vocales sont délicieuses. Et puis il y a la voix un peu mystérieuse de Dee Dee qui confère un charme particulier à ces petites bombes pop impétueuses, instinctives, d’à peine 2 minutes 30, qui se succèdent en une trentaine de minutes. Les mélodies sont contagieuses (NDR : tout particulièrement « Everybody’s Out » et « Oh Mein M », ce dernier morceau interprété dans la langue de Goethe) et la rythmique est infernale. Enfin, il fallait s’y attendre, la production n’est pas très lisse. Et pour que votre info soit complète, sachez Nick Zimmer, des Yeah Yeah Yeahs, est venu donner un petit coup de guitare sur « Yours Alone ».
En live, lors des Nuits Botanique, ce 12 mai, à la Rotonde, en compagnie de Male Bonding.

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