Il n’a pas fallu longtemps à Luke Temple et sa troupe pour livrer un successeur à leur premier album éponyme, sorti en mai dernier. Juste le temps d’accomplir une brève tournée en compagnie de Grizzly Bear et de The Walkmen, et les New-Yorkais rentraient au bercail pour enregistrer ce nouvel opus. Un disque dont l’écriture n’a nécessité que quatre mois. Manifestement, Mr. Temple se plait beaucoup à la tête de sa nouvelle formation. Une dynamique qui lui permet d’embrasser de nouveaux horizons sonores. Bien différents que celui du folk, au sein duquel il se confinait, en solitaire.
Tout au long de ce second elpee, synthétisme et psychédélisme semblent faire bon ménage. La ligne de basse est hypnotique, caoutchouteuse et l’orgue insidieux. Un peu dans l’esprit d’Of Montreal. Et pas seulement à cause de certains dérapages (NDR : susceptibles, à force, d’agacer) dans le disco. D’ailleurs la voix androgyne de Luke Temple campe un timbre fort proche de celui de Kevin Barnes. A contrario du long playing précédent, « Pigeons » n’accorde aucune place aux plages instrumentales. Les mélodies font systématiquement mouche. Le tracklisting inclut une majorité de morceaux allègres. A l’instar de « Hibernation », « Collector » ou encore « Old World United ». Ce qui n’empêche pas Here We Go Magic de s’aventurer dans l’univers atmosphérique d’un Flaming Lips (« F.F.A.P. », « Casual », « Land Of Feeling »). Seul « Bottom Feeder », en revient à une forme plus minimaliste, proche du Temple en solo.
Here We Go Magic se produira en première partie de The New Pornographers, ce 25 mai, au Botanique.

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