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Heads I win tails you lose

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Oli Brown n’a pas encore vingt ans ; et pourtant, ce très jeune chanteur/guitariste anglais a été signé par Thomas Ruf, il y a déjà deux ans. Ce qui lui a permis d’enregistrer son premier elpee, "Open road". Mais pour concocter ce nouvel opus, Ruf a fait appel au mythique Mike Vernon à la mise en forme.

Au cours des sixties, Vernon a énormément apporté au blues. Il constitue même une des pierres angulaires du succès remporté par le british blues, à l’époque. Il a ainsi signé des tas de futures légendes ; et en particulier Eric Clapton ainsi que Peter Green. Vernon s’était retiré de la scène musicale depuis une dizaine d'années ; mais en écoutant Brown, il n’a pu résister à reprendre du service. Il ne faut pas oublier, non plus, que lorsque les gratteurs anglais, populaires au cours des sixties, se révélèrent au public, ils étaient eux aussi fort jeunes. Bref, le courant est fort bien passé entre le gamin Oli et le vieux renard, Mike. Oli est entré en studio en compagnie de ses musiciens : le bassiste Gary Rackham, le drummer Jamie Little ainsi que Dave Lennox, un claviériste jouissant d’une grosse réputation outre-Manche.

Brown attaque "Evil soul". Effréné, le tempo est imprimé sur celui du chemin de fer. Sa six cordes occupe la quasi-intégralité de l’espace sonore. Son timbre vocal est encore juvénile, mais bien posé. "Makes me wonder" s’inspire manifestement du regretté Stevie Ray Vaughan, mais sans la puissance et le groove du Texan. Brown et Vernon cosignent deux morceaux. Tout d’abord "Keeping my options open", une plage caractérisée par sa rythmique répétitive, dansante. Puis "Speechless", une ballade savoureuse, mélodieuse, au cours de laquelle Vernon et son jeune élève reprennent le refrain de concert ; une chanson qui permet à Oli de signer une excellente sortie sur les cordes. Soutenue par l’orgue de Lennox, la cover du célèbre "Fever" ne manque pas de dynamisme. Brown chante "Not a word to say", en y injectant tout son feeling, toute sa passion. Une plage indolente de toute bonne facture. Dans le même registre, "I can make your day" permet à Vernon de mettre son talent en exergue. "Real good time" et "Take a look back" sont des morceaux sculptés dans le funk. Vernon appuie le chant, alors que les cordes s'évadent constamment. La reprise du "No dignity" de Bill Withers lorgne vers la soul. Bien ficelée, elle illustre le boulot accompli par le producteur tout en soulignant le brio de l’artiste. "Love's gone cold" constitue le slow blues de circonstance. Très ‘british’, chargé d’intensité dramatique, il est caractérisé par le recours à la formule questions/réponses entre le chant et les cordes. Une formule reconduite sur "On top of the world", un titre funky qui achève cet excellent opus…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Oli Brown
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / Munich
  • Date: 2010-04-26
  • Rating: 4
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