La popularité de ce gratteur anglais monte ne flèche. Faut dire qu’il bénéficie du soutien de Nugene, un label qui fait vraiment le max pour ses artistes. Et celui apporté à Matt et Ian Siegal, les deux fers de lance de l’écurie, en est la plus parfaite illustration. Schofield est originaire de Manchester. Il y est né en 1977. Il est donc encore fort jeune! Il accomplit ses premiers pas comme musicien professionnel au sein du groupe de l'harmoniciste Lee Sankey, avant de rejoindre le backing band de la diva blues anglaise, Miss Dana Gillespie. Il monte alors son propre trio au sein duquel figurent déjà les musiciens qui l’accompagnent aujourd'hui. Sous cette formule, il commet d’abord deux elpees ‘live’. Tout d’abord "The Trio : Live". En 2004. Puis "Live at the Jazz Cafe". En 2005. La même année, il publie "Siftin' thru ashes". Et deux ans plus tard, "Ear to the ground", un long playing sur lequel figure la reprise du célèbre "The Letter" des Box Tops. En 2009, il nous réserve encore "Heads, tails and aces".
Matt adore se produire en trio. Le soutiennent donc le claviériste Jonny Henderson, préposé aux parties de basse sur son orgue Hammond C3, et Evan Jenkins à la batterie. "Live from the Archive" est un nouvel opus immortalisé en public. En janvier 2007. Lors d’une diffusion radio opérée aux Pays-Bas. Au Bosuil, à Weert, très exactement. Ce qui explique le titre de l’elpee.
Le set s’ouvre par deux morceaux issus de "Siftin' thru ashes". Soit "All you need" et le titre maître. L’interprétation est de haute facture. Faut dire que les musicos jouissent d’une parfaite technique instrumentale. Et leur fusion de blues, jazz, rock et funk est impeccable. Un style qui me fait penser à Robben Ford (NDR : lui vit de l'autre côté de l'Atlantique). A cause de cette parfaite maîtrise des instruments ; et puis de cette cohésion infaillible au sein du combo. Après une brève présentation des acteurs, place à un blues lent particulièrement chaleureux ; soit le "Lights are on but nobody's home" d'Albert Collins. Plus, plus de 10' de bonheur ! Instru jazz funk, "Room at the back" (emprunté à « Ear the ground ») et "On my way", un blues imprimé sur un tempo allègre, mettent une nouvelle fois le talent d’Henderson aux claviers ; et manifestement, c’est un disciple de Jimmy McGriff et Brother Jack McDuff, deux des meilleurs organistes du genre. L’elpee recèle quelques reprises de blues. Tout d’abord le "Black cat bone" de Harding Wilson, un funk blues qui figurait au répertoire d'Albert Collins. "Sitting on top of the world", ensuite. Il relève de la plume de membres des Mississippi Sheiks et remonte aux années 30. Le trio nous réserve une version bouleversante de ce blues lent sorti tout droit d'une fin de soirée organisée au sein d’un club obscur. En finale, la nouvelle adaptation de l’inévitable "The letter" tient correctement la route. Mais se révèle un peu trop longue. Dix-neuf minutes dont le traditionnel solo de batterie et la participation vocale du public. En concert, la performance passe bien la rampe. Sur disque, c’est beaucoup moins évident…

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