Dès sa plus tendre enfance, la vie de Roxanne Tania Tatei (moitié Jamaïcaine, moitié Iranienne) est bercée par la musique, et en particulier le chant. Faut dire que cette native de la banlieue londonienne a fait son apprentissage au sein de la chorale de l’église. Et puis son cocon familial est favorable à ce destin. Afin de parfaire son apprentissage, la jeune fille fréquente la National Youth Music Theater. Progressivement, l’Anglaise d’adoption maîtrise de mieux en mieux sa voix qu’elle adapte un peu à tous les styles. Et « Memoirs », son premier elpee en est une belle illustration.
Pour concocter ce premier essai, il faut avouer que la chanteuse est parvenue à bien s’entourer. Et pour cause, elle a reçu le concours d’Al Shux (NDR : il a bossé notamment, en compagnie de Jay-Z, Lily Allen, Alicia Keys ou encore Snoop Dogg) de KRS One ainsi que Damien Marley. Le premier a participé à l’écriture et les deux derniers se sont chargés de la mise en forme. De quoi pouvoir démarrer sur de bonnes bases. Idéal même pour chercher à détrôner Amy Winehouse ou Duffy sur les terrains de la soul anglaise. Et sincèrement, vu les douze morceaux de cet opus, elle n’a pas à rougir du résultat. Elle parvient à jongler entre tous les styles avec une aisance étonnante. Parfois on a même l’impression d’entendre Lauryn Hill, Mary J.Blige, Amy Winehouse ou encore Aretha Franklyn. Que du beau monde donc ! Toujours en retrait, les arrangements sont parfaits et permettent à sa voix de tirer son épingle du jeu. Car il faut bien reconnaître que c’est bien l’organe vocal de la jeune femme qui fait la différence. Tour à tour excitant ou suave, il est le fruit d’un parfait travail de maîtrise.
Si la soul n’est pas ma tasse de thé, je dois reconnaître que l’univers sonore de Rox est très personnel. En agrégeant soul, reggae, folk et r&b, elle parvient à concevoir de très belles mélodies pop. Si vous êtes un adepte du style, vous pouvez vous procurer ce disque, les yeux fermés.

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