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Eric Clapton constitue depuis quelques années, une des valeurs sûres du blues/rock mainstream. Sa carrière personnelle, il l'a entamée dès 1974, après avoir vécu celles du Cream, Blind Faith et Derek & the Dominoes. Et s’être débarrassé de ses problèmes liés à la drogue. Considéré autrefois comme un dieu de la guitare, il ne compte plus aujourd’hui que sur sa notoriété. De plus en plus réservé, il possède même une voix idéale pour son répertoire ; alors que lorsqu’il était au sommet de son art, elle faisait un peu pâle figure. D’ailleurs, à cette époque, il évitait de prendre le micro. Il continue cependant de tourner énormément. En compagnie de son backing band. Et en ‘live’, il privilégie un répertoire largement tourné vers le blues. Ses nouvelles œuvres se font de plus en plus rares. Et lorsqu’il participe aux sessions d’enregistrement de potes, il se la joue le plus souvent décontracté, ‘laidback’ si vous préférez. A l'instar de son ami JJ Cale, pour lequel il avait collaboré à la confection de sa dernière œuvre, "The road to Esconsido", en 2006.

Si l’artiste ne surprend plus, il continue à séduire. Sur son dernier long playing, Eric se paie une bonne tranche de blues, abordant des reprises de thèmes notoires, des compos ‘cool’, écrites ou inspirées par JJ Cale, et puis des chansons personnelles, plus intimistes (NDR : autobiographiques, elles sont inspirées par les heurs et malheurs de son existence ; faut dire aussi qu’il n'a pas toujours eu la vie facile) ou qui empruntent au jazz suranné. L’ensemble manifeste une belle homogénéité ; néanmoins, c’est lorsque Clapton s’affirme dans le blues qu’il est le plus convaincant. Et j’avoue qu’à ce moment, j’éprouve un énorme plaisir à écouter son répertoire.

"How deep is the ocean" est un standard du jazz écrit en 1932. La version est parcourue par les interventions à la trompette de Wynton Marsalis et enrichie par les cordes du London Session Orchestra. Baignant dans le dixieland, trompette, clarinette, tuba et trombone à la clef, "My very good friend the milkman" est une compo qui remonte à la même époque. Allen Toussaint s’y réserve le piano. "When somebody thinks you're wonderful", est un succès signé Fats Waller qui remonte à 1935 ; et on est ici en présence de presque une copie carbone. "Autumn leaves" est investi par une jolie mélodie, mais elle brille surtout par sa capacité soporifique ( ?!?!?) Le "Rockin' chair" de Hoggy Carmichael avait été enregistré par Louis Armstrong, avant 1930. La nouvelle version épingle le concours du jeune Derek Trucks, à la slide. L’aspect laidback, inspiré par JJ Cale, Eric l’entretient tout au long de deux compos issues de la plume de son vieil ami du sud. Tout d’abord "River runs deep" (NDR : extrait de l’elpee "Naturally", publié en 1972), parcouru par les vocaux et les cordes de JJ. Un Cale qui se réserve encore le chant sur son "Everything will be alright", un morceau plus rythmé, au cours duquel Paul Carrack siège derrière l'orgue Hammond. Eric et JJ chantent ensemble "That's no way to get along". Ecrite en 1929 par Robert Wilkins, cette compo syncopée, inspirée par les rythmes de la Nouvelle Orléans, met en exergue l’excellent boulot opéré par Jim Keltner aux drums, Doyle Bramhall à la guitare et Steve Riley à l'accordéon. On en arrive maintenant, à ce que je considère, enfin, comme la quintessence de l’œuvre. C’est-à-dire quand Clapton redevient le bluesman. Soit sur quatre des 14 plages de l'album. La reprise du "Travelin' alone" de Melvin ‘Lil' son’ Jackson est vraiment superbe. L’instrumentation est primaire, mais l’impact direct. Eric est impeccablement soutenu par sa section rythmique, composée de Jim Keltner et Willie Weeks. Excellent ! Deux covers ont bénéficié de la collaboration du géant Kim Wilson à l'harmonica ; et elles sont excellentes. Soit le "Judgement day" de Snooky Pryor et "Can't hold out much longer" de Little Walter. Deux morceaux au cours desquels, on sent vraiment que Clapton prend son pied. Signé Lane Hardin, un obscur bluesman issu de St Louis, "Hard time blues" identifie un blues à ras-de-terre. Clapton a empoigné la mandoline, alors que Doyle Bramhall se réserve la guitare solo! L’elpee recèle deux compositions du même Bramhall, le fidèle guitariste rythmique. Tout d’abord "Run back to your side", un tout bon blues rocker, au cours duquel EC s'éclate enfin face aux chœurs féminins prolifiques. Et enfin "Diamonds make from rain", un blues mélodique nourri au gospel, gorgé d’arrangements, qu’il chante en duo avec Miss Sheryl Crow...

Informations supplémentaires

  • Band Name: Eric Clapton
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Reprise / Warner Music
  • Date: 2010-06-08
  • Rating: 3
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